11 septembre : après l’attentat, une poussière toxique


WTC attentat 11 septembreLe siècle à peine commencé a été marqué par les attentats du 11 septembre et les 2973 victimes piégées par les avions utilisés, ou l’effondrement des tours du World Trade Center. Mais près de 12 ans après, la tragédie mine encore la santé de très nombreuses personnes présentes sur les lieux.
Selon les experts américains en pollution aérienne, la poussière provenant de l’effondrement des tours était « sauvagement toxique ». Les milliers de tonnes de débris étaient constitués de plus 2500 matériaux contaminant différents : 50% non fibreux issus de la construction (béton notamment), 40% de verre et autres fibres, 9,2% de cellulose et 0,8% d’amiante hautement cancérigène ainsi que des traces significatifs de plomb et de mercure.
Les incendies qui ont brûlé pendant 3 mois suite aux attentats ont générés des niveaux record de dioxines ou autres polluant benzéniques (pyrène, naphtalène…).
Nombre des composés libérés dans l’air (tels que l’amiante,  les silicates, le plomb, le cadmium, les benzéniques) sont fortement cancérigènes. D’autres substances peuvent déclenchés des problèmes rénaux, cardiaques, hépatiques voire des troubles du système nerveux
Ces problèmes ont été connus des autorités sanitaires très tôt après les attentats. Un rapport de l’hopital Mont Sinai signale des obesrvations de nanotubes de carbones dans des échantilons de poussières et dans les poumons de plusieurs membres des équpes de secours et ce quelques semaines seulement après la catastrophe.
410179_03_nycattackPar la suite, les études ont été permanentes. En Avril 2010, le Bureau des Affaires Médicales de la Ville de New-York a publié une étude portant sur 5000 secouristes, pompiers, policiers, ouvriers. Il y est fait état que tous sont atteints de problèmes pulmonaires à des stades divers mais avec une moyenne d’incapacité de 10%.
Ces insuffisances sont apparues dans l’année suivant l’exposition et n’ont pas réellement évolué par la suite en huit ans. 40% des ouvriers ont des symptomes externes permanents et 1000 ouvriers (soit 20%) du groupe étudié sont considérés en déficience respiratoire chronique. Les traitements appliqués ont permis de soulager les troubles mais aucun n’est en capacité de les guérir.
D’autres études sont moins catégoriques en ce qui concernent les cancers dont la survenance semble liée davantage à des expositions répétées. Mais les problèmes respiratoires peuvent clairement être liés à une exposition ponctuelle.

wtc dustLa catastrophe du 11 septembre est bien évidemment sans commune mesure par son ampleur avec les nuisances occasionnées par des travaux mais des ouvriers du bâtiment régulièrement exposés dans la durée d’une vie professionnelle à des poussières similaires seront en danger de la même façon. La situation est pire pour de très jeunes enfants, des personnes âgées ou des personnes présentant des troubles respiratoires peuvent être durement touché par des travaux occasionnels du fait de leur capacité respiratoire réduite.La question de la protection des personnes lors d’activités génératrices de poussière est donc à prendre très au sérieux pour les ouvriers comme pour les tiers exposés à des travaux notamment. L’intérêt des protections collectives est donc crucial, ce que le législateur français a parfaitement intégré puisqu’il considère qu’elles priment sur les protections individuelles (masques, combinaisons…).

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