Archive pour janvier 2013

Cauchemar à la Pharmacie

Une amie pharmacienne m’a raconté il y a peu le cauchemar qu’elle a vécu dans son officine. Elle a fait intervenir un artisan de sa ville (petite bourgade du Finistère) pour transformer une pièce attenante à sa réserve. Artisan de qualité d’ailleurs car il a fait de l’excellent travail à son domicile.

L’artisan a choisi de calfeutrer la porte d’accès à cette pièce avec du scotch et du film plastique version « fait maison ». Mais comme c’est le seul accès à la pièce, les deux ouvriers passaient et repassaient, décollant et recollant du scotch qui très vite ne tenait plus sur l’huisserie. Cette installation précaire avait beau être refaite tous les matins pendant la semaine de travaux, le magasin s’est vite retrouvé au milieu de la poussière.
Mon amie devait en permanence nettoyer les présentoirs, les rayons d’exposition, même la caisse des espèces s’est retrouvé empoussiérée ! Elle a dû engager des frais supplémentaires au chantier en demandant aux employés de rester le soir pour passer le chiffon… Au-delà du bruit intermittent, les clients étaient dérangés par la poussière qui volait dans la pièce, certaines personnes agées quittant la file d’attente pour, malheureusement, acheter leurs médicaments dans l’autre pharmacie de la ville.

Mon amie me demandait donc si il existait des solutions fiables pour empêcher la propagation des poussières. Nous évoquions il y a peu un dispositif de protection du commerce, le kit PLASTO, assez peu efficace. Il en existe d’autres à base de perches téléscopiques mais pour en avoir parler avec différents artisans, aucun ne trouvent que c’est la panacée.
Vu l’ampleur d’un problème que tout le monde rencontre, gageons qu’un fabricant va sérieusement se pencher sur le sujet de la barrière anti-poussière !

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Conjoncture du Bâtiment : la rénovation continuera de tirer l’activité

J’évoquais il y a peu la grogne des artisans relayés à la tribune de la Capeb ; une grogne motivée par des contraintes trop élevées en regard d’une économie dégradée.

Les indicateurs de la conjoncture du Bâtiment publiés par l’INSEE la semaine dernière viennent étayer ce constat (données consultables sur le lien http://www.insee.fr/fr/themes/info-rapide.asp?id=56).

Selon les études sectorielles de Xerfi, l’orientation globale à la baisse constatée sur 2012 (-1%  au global du secteur  mais -2,5% sur le seul segment de la construction de neuf) va se poursuivre sur 2013.
Toutefois, après une année en stagnation en 2012, la rénovation progressera en valeur en 2013. Classiquement, l’activité de la rénovation est très liée au volume des transactions dans l’immobilier ancien. Or, ce volume ne progresse pas voire même baisse. Les analystes prévoient donc une hausse de l’activité de rénovation dans des biens habités, à l’initiative de leurs occupants.

Dans ce contexte sectoriel, la protection contre la poussière prend une dimension accrue. En effet, vous allez être de plus en plus nombreux à découvrir les affres de cette insidieuse ennemie, indissociable des chantiers quel que soit le corps de métier du second œuvre en action.

 

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La paille : un matériau innovant ?

Depuis la validation en janvier 2012 par l’Agence Qualité Construction des règles professionnelles de construction dédiés à la paille, de nombreux projets aussi bien individuels que collectifs ont vu le jour. Auparavant apanage des particuliers à « l’avant-garde écolo », la paille devient un matériau utilisé par les professionnels tels qu’ETI Construction qui y consacre notamment plusieurs articles sur son site (accéder au site ici) .

Le marché est dopé par les commandes publiques. En effet après des tests concluants de résistance au feu, de nombreux projets d’établissement recevant du public (ERP) en paille voient le jour. Est fréquemment évoquée, une école primaire à Issy-les-Moulineaux qui sera livrée en juin 2013. Mais d’autres projets sont en cours d’élaboration.

 

Pourtant, l’idée n’est pas neuve : ceux qui ont des attaches campagnardes savent bien que la paille a été utilisé comme matériau de construction depuis fort longtemps. Que ce soit comme isolant mural, comme dans de nombreux habitats de montagne mais aussi comme solidifiant des matières de remplissage des ossatures.

Ainsi le fameux torchis se comporte comme un béton fibré naturel où la paille renforce considérablement les propriétés mécaniques. Les fermes normandes, champenoises, picardes, berrichonnes et d’ailleurs (pour ne parler que de la France) en témoignent en traversant les années sans (trop de) dégats.

Il est d’ailleurs frappant de constater qu’en ces temps de crise, les principes d’économies qui s’imposaient de fait à nos ancêtres semblent faire redécouvrir ce génie rural méconnu.

 

 

En savoir plus :

  • Site des compaillons, les compagnons de la construction en paille : cliquer ici
  • Site de Robin Gobet, un des pionniers de la construction paille : cliquer ici

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Protection anti-poussière : kit scotch et film PLASTO

Il y a quelques semaines, en faisant quelques emplettes dans ma grande surface de bricolage à l’enseigne bien connue, j’étais tombé sur ce produit. Fabuleux : je suis accroché par le claim (la promesse, comme on dit quand on a fait marketing première langue) qui assure « la garantie d’un chantier 100% protégé » .Une gageure et le Grall de quiconque fait un minimum de travaux, qu’on soit particulier ou professionnel.

Mais bon, quand on regarde de près, ça reste du scotch et un film mais le plus, il y a une fermeture éclair. Comme ça, on peut sortir et entrer dans la zone protégée.

La fiche produit sur le site du distributeur (y accéder ici) est assez laconique :

  • les plus produit : un chantier 100% protégé
  • Support de destination : Extérieur

Hier, profitant du temps mitigé sur l’Ile de france, je me suis attaqué à la rénovation d’une salle d’eau lavabo-douche que j’ai au sous-sol. Première étape : dépose du carrelage mural.

Bon, soyons franc, j’ai quand même un peu galéré à installer le produit sur le montant de la porte (pourtant j’avais bien préparé la bache avant, découpé et fixé le zip). Pour le sol, grosse interrogation :

  • soit je colle le bas de la bache avec le scotch, mais à ce moment-là, je ne peux plus sortir de la pièce sans devoir tout arracher,
  • soit je ne colle pas mais du coup, ça reste libre et la tension du film ne suffit pas à empêcher le passage de la poussière en dessous.

J’opte pour le première méthode et scotche de l’intérieur du cabinet de toilette le bas du film. Et évidemment, au bout de 5 minutes, je dois ressortir car j’ai oublié ma pointe à tracer (bon ok, pas malin, mais que celui qui n’a jamais oublié un outil me jette le premier parpaing). Obligé de tout décoller. Je reviens, je recolle le bas mais le scotch a bouffé de la poussière et colle déjà moins bien.  Même combat au bout d’un quart d’heure quand je vais me chercher une bière (ça donne soif le carrelage !!). Mais là avec la poussière qui commence à se déposer, le scotch ne tient plus du tout et avec mon passage, le couloir est déjà empoussiéré.

Je vais la faire courte mais soit je n’ai rien compris, soit ce truc ne fait pas le « 100% protégé » annoncé. Sur les cotés, je veux bien, mais par le bas, c’est la cata. Et par la suite, quand j’ai commencé à passer la ponceuse pour bouffer la colle et araser tout ça , c’est comme si je n’avais rien mis, les mouvements d’air pulsé brassant la poussière sous la bâche… Et à force de passer, j’ai fini par arracher les cotés. Heureusement que je vais tout repeindre car ma peinture déjà un peu écaillée est partie avec le scotch.

Pas concluant… et comme ma femme avait laissé du linge propre dans le couloir et a du tout relavé, je me suis fait un peu chambré (pour ne pas dire plus…). Bon soyons réalise, ce produit ne permet pas d’éviter que la poussière se balade (et en y repensant, je l’ai trouvé au rayon « peinture » mais bon qu’on ponce, scie du placo ou casse un mur, la poussière reste la poussière.

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Une entreprise de peinture sérieuse

En surfant ce matin, je suis arrivé sur le site d’une entreprise de peinture marseillaise qui, une fois n’est pas coutume, affiche clairement son engagement en matière de protection.

En effet, sur le site de la société SLVR Entreprise générale de peinture installée à Marseille, on trouve une longue page dédiée (voir la page ici) aux désagréments potentiels liés aux chantiers qu’ils peuvent opérer ainsi qu’aux réponses (produits ou procédures) qu’ils peuvent apporter pour y remédier.

Un grand bravo pour cet engagement environnemental à encourager, rares ont encore les professionnels qui prennent en compte de façon aussi large leur responsabilité vis-à-vis de leurs clients (biens et personnes).

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Peinture au plomb (suite et sûrement pas fin)

En naviguant il y a peu sur des blogs traitant de rénovation, je suis tombé sur un post intéressant concernant les travaux avec des enfants (voir le blog ici). C’est toujours sympa d’avoir des enfants « bricoleurs » et le post donne conseils et retour d’expérience.

J’ai été tout de même interpelé par une vidéo où on voit les deux enfants s’amusant (forcément…!) à arracher le papier peint. Manifestement, celui-ci est posé sur sur une couche de peinture. Vue l’âge de la maison et du papier, il y a de grandes chances (ou risques) que celle-ci contienne du plomb. Le post ne dit pas si un test a été fait préalablement mais cela aurait été bien. Car les enfants ne portent aucune protection et l’arrachage du papier peint est typiquement le genre de manip qui va mettre en suspension des poussières ou micro-écailles. Je doute que cela soit bien nocif si cela dure 2 minutes mais je préconise la méfiance tout de même.

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Plaques de plâtre et poussière : quelle réalité ?

On entend régulièrement des critiques à l’encontre des panneaux et plaques de plâtre utilisés extensivement dans la construction et l’aménagement intérieur depuis leur développement massif dans les années cinquante.

Quelle est la réalité ?

Voici ce qu’on trouve sur le site de Placo (voir ici, Toutplaco.com) , le leader français des panneaux de plâtre :

  • idée reçue n°1 : la plaque de plâtre provoque des poussières et des mauvaises odeurs :

Les produits et systèmes à base de plaques de plâtre ne rejettent pas de particules dans l’air. En effet, si des mauvaises odeurs proviennent des murs, cela est souvent lié à un problème d’humidité ou à la finition appliquée (peinture, revêtement mural, papier peint…).
Composée de matériaux inertes (carton et gypse) qui ne dégagent pas d’odeur, la plaque de plâtre conçue par Placoplatre® ne dégage, sous l’action de la chaleur, que de la vapeur d’eau non toxique.

  • idée reçue n°2 : la plaque de plâtre est radioactive

Le gypse est un matériau dont la radioactivité naturelle est la plus basse de tous les matériaux de construction minéraux. A ce titre, la radioactivité des plâtres est insignifiante par rapport à la radioactivité naturelle de l’environnement. Un ouvrage en plaque de plâtre ne rejette donc aucune particule nocive dans l’air.

Sur le point 1), la réponse est totalement évasive quant aux poussières. Or, quiconque aura posé ou fait poser des plaques de plâtre a forcément été confronté à la poussière résultant de la découpe.
Sur ce point, on peut lire dans l’Encyclopédie de Santé et Sécurité au Travail Volume III, par Jeanne Mager Stellman  Ed. Bureau International du Travail, Genève que, je cite in extenso,  « la poussière produite lorsqu’on découpe des panneaux, peut provoquer des allergies de contact ou des affections pulmonaires ».

Concernant les odeurs, les fabricants dignes de confiance comme Placo n’ont rien à se reprocher mais il est une réalité que certaines plaques de mauvaise qualité (contenant du soufre) peuvent produire du H2S toxique. C’est le cas avec des produits chinois notamment, largement utilisés dans les années 2000 aux États-Unis au point que les occupants ont été victimes d’émanations de sulfure d’hydrogène (en quantité jusqu’à cent fois supérieure à la normale). Plusieurs milliers de propriétaires sont désormais dans l’obligation de faire remplacer les panneaux incriminés, sous faute de ne pouvoir vendre leur bien (voir ici plus de détails).

Ces cas, malheureusement marginaux causent préjudice à toute la filière malgré les efforts menés par des fabricants fiables.

Concernant la radioactivité, les matériaux gypseux peuvent dégager du radon mais cette émission est effectivement « insignifiante » en comparaison d’autres matériaux (on peut évoquer certains ciments utilisés en Suède à base de schiste alumineux dont les taux de radium 226 était de 15 à 60 fois plus élevé que la moyenne de la croûte terrestre (voir synthèse CSTB).

Au global, et en privilégiant des produits de qualité fabriqués par des organismes dignes de confiance, on peut considérer que les panneaux de plâtre sont un matériau sain et surtout pratique. Les nuisances liés aux découpes doivent être prises en compte par les protections idoines comme tout chantier de construction, aménagement ou rénovation.

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Phoenix dans un nuage de poussière

En ce samedi enneigé, j’ai eu envie de publier cette photo impressionnante :

 

 

 

 

 

 

 

Il s’agit d’un nuage de poussière géant qui a plongé la ville de Phoenix, Arizona, USA dans le noir pendant plusieurs heures en juillet 2011. Les vents d’environ 100 kilomètres par heure ont fait assez peu de dégâts hormis quelques poteaux électriques abattus.
Par contre, rues, maisons, lieux public ont été envahis par une poussière venu du désert et qui s’est insinuée partout.
Je vous laisse imaginer le travail pour tout remettre en ordre après le passage d’un tel monstre.

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EPI et EPC : quels produits ?

Les professionnels de la santé au travail distinguent deux types de produits de sécurité, protection, santé :

  • Les EPI : Equipements de Protection Individuelle
  • Les EPC : Equipements de Protection Collective

Les EPI recouvrent globalement tous les dispositifs destinés à être portés par un individu avant de lui procurer une sécurité sur une zone corporelle spécifique. On notera qu’il existe aussi des EPI dans des domaines autres que ceux du travail (Batiment, usines, …) mais dans les loisirs (gilet de sauvetage, …) ou les sports (protege-dents pour la boxe, bombe d’équitation, …).
Les EPI sont classifiés par rapport au type de protection apportée :

  • protection de la tête : casques de chantier et spécifiques (pompiers), casquettes anti-heurts et accessoires (jugulaires, visières, bavolets de nuque). La protection de la tête comprend en outre spécifiquement :
    • protection des yeux
    • protection auditives
    • protection du visage
    • protection respiratoire
  • protection des mains
  • protection des pieds
  • protection du corps
  • protection anti-chute
  • protections spécifiques

Les réglementations sont très bien définies quant aux obligations des employeurs notamment le financement des équipements.
Se référer au Code du travail, quatrième partie « Santé et sécurité au travail », Livre III « Équipements de travail et moyens de protection »

  • partie législative : art. L4311-1 et suivants
  • partie réglementaire : art. R4311-1 et suivants
  • partie législative : art. L4121-1 et L4121-2

Les EPC, collectifs donc ont pour vocation d’éloigner ou de protéger globalement d’un risque. Cela va du garde-corps pour éviter les chutes aux coffrages autour d’une machine outil, en passant par la signalétique ou les murs anti-poussière par exemple. On distingue différents types de risques : mécaniques, chimiques, ergonomiques, …

Autant la nature des EPC semble vague et mal définie, autant la réglementation adresse moins indirectement les responsabilités. 2 points néanmoins :

  • les EPC prime sur les EPI : la mise en place d’une solution collective efficace dispense de l’obligation d’équiper de façon individuelle, dès lors que la protection collective est opérante.
  • Les chantiers d’une taille significative ou présentant des risques spécifiques (voir Article L4531-1 (4ème Partie, Livre V, Titre III, Chapitre 1er) du code du travail et suivants) définissent l’obligation de la maitrise d’ouvrage de nommer un Coordonnateur SPS (Sécurité et Protection de la Santé) afin de s’assurer des choix architecturaux et techniques ainsi que dans l’organisation des opérations de chantier, en vue :
    1° De permettre la planification de l’exécution des différents travaux ou phases de travail se déroulant simultanément ou successivement ;
    2° De prévoir la durée de ces phases ;
    3° De faciliter les interventions ultérieures sur l’ouvrage.

Comme on dit communément, quand c’est la responsabilité de tout le monde, c’est celle de personne. En l’occurrence, c’est quand même celle du Coordonnateur SPS. Nous reviendrons bientôt sur cette fonction pour en préciser les contours et le fonctionnement.
Mais on gardera en tête que cette fonction :

  • concerne les chantiers d’une certaine ampleur (et non les chantiers « simples » des particuliers)
  • adresse les risques des travailleurs (et pas spécifiquement le public)

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Demi-Masque FFP Willson


Un exemple de masque anti-poussière de marque Willson (ici en FFP1). La gamme existe aussi en FFP2 et FFP3 (protection grippe aviaire et amiante).
On peut se procurer ce masque sur différents sites de vente en ligne tels que :
EPI-SOLUTIONS
EPI-NET
SETON
SAPROS (Suisse)

 

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Masque anti-poussière : FFP et normes

Nous commentions il y a qq jours  un post sur un forum (voir ici) d’un bricoleur peu avisé pris de malaises après avoir respirer des poussières fines dans des combles.

Une des précautions réside dans l’emploi d’un masque anti-poussière. Il en existe plusieurs types, présentant des caractéristiques de protection croissante (avec leur prix évidemment). Cela se traduit par 3 niveaux de filtration selon les termes FFP1, FFP2, FFP3 (FFP = Filtering Facepiece Particles, pièce faciale filtrante des particules).

Les masques FFP1 sont principalement des masques anti-poussières efficace pour le bricolage ou les travaux courants. Ils protègent contre les poussières à gros grains tels que celle du ciment, de l’aluminium, du sable, du charbon.
Les masques FFP2 sont plus filtrants et classiques dans divers domaines tels que le bâtiment, l’industrie pharmaceutique, la fonderie et l’agriculture. Ils peuvent également être utilisé en protection contre les virus de grippe ou encore la tuberculose.
Les masques FFP3 permettent de filtrer les particules les plus fines et en particulier celles de l’amiante.

Dans la mesure du possible, privilégier les masques munis d’une soupape. Cela facilite la respiration et évite la condensation qui diminue le pouvoir filtrant. En général, compte-tenu de l’épaisseur du filtre des masques FFP3, ceux-ci sont équipés en standard.

Il convient d’être particulièrement aux conditions de réutilisation des masques : elle est souvent indiquée en clair sur l’emballage mais peut être déduite du marquage des mentions légales :

  1. Nom du fabricant
  2. Référence du masque
  3. CE n° de l’organisme certificateur + EN149:2009 + la classe du masque (FFP1, FFP2 ou FFP3) + sigle (NR ou R)

Le sigle NR stipule non réutilisable (limité à une journée) , le sigle R autorise une réutilisation au-delà d’une journée.
Il est particulièrement risqué d’utiliser de façon répétée un masque Non Réutilisable. Un effet, un filtre colmaté par la poussière ne jouera plus son rôle. La respiration devient plus difficile et les inspirations plus profondes entraineront d’autant plus de poussière que le filtre ne le retient plus.

Le caractère de réutilisabilité du masque fait partie des apports de la norme EN149:2009 qui succède à la EN149:2001.

 

 

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FFB : Halte aux contrefaçons

La Fédération Française du Bâtiment tire la sonnette d’alarme (accéder à l’article ici). La multiplication des produits contrefaits fait courir de nombreux risques aux professionnels et au public tel que la mise en danger de leur santé ou de leur sécurité.

Le fléau touche différents types de produits :

– Le matériel de chantier : compresseurs, engins et pièces détachées ;

– Le matériel de sécurité : chaussures, casques, EPI (équipement de protection individuelle) ;

– L’outillage individuel : machines électroportatives, postes à souder, tronçonneuses… ;

– Les matériaux de construction : disjoncteurs, vitrages, portes coupe-feu, isolants, détecteurs incendie ou encore accessoires sanitaires.

Le phénomène semble en croissance forte, démultiplié par la possibilité de passer commande sur internet pour un vaste éventail d’équipements. Si certains se font abuser par les contrefacteurs, d’autres, plus indélicats, achètent sciemment des contrefaçons, attirés par des prix cassés, à un moment où la profession souffre (voir notre post sur la Fédération des artisans du Bâtiment en Colère).

Nous se saurons que demander à nos lecteurs la plus grande vigilance : que dire d’un détecteur de fumée qui ne vous préviendra pas en cas d’incendie ? Que dire d’isolant fortement chargé en amiante malgré les interdictions ? Que dire de mousse expansive contenant des irritants fortement volatile ?

Sans généraliser, on notera néanmoins que la majorité des produits délictueux proviennent d’Asie et plus spécifiquement de Chine, déjà mise en cause dans de nombreuses autres filières (jouets, cosmétiques, médicaments, …),

Nous sommes tous concernés et devons tous être vigilants. Ainsi que le rappelle la Fédération du Bâtiment, c’est la mobilisation de « tous les acteurs de la filière  – industriels et fabricants, importateurs, négociants, prescripteurs, entrepreneurs et artisans, organismes de contrôle, de qualification, de formation et de prévention, assureurs – » qui pourra endiguer à terme ce fléau, avec le concours des services de l’Etat.

 

Lire aussi :

– Sur le site du Nouvel Observateur : Le secteur du Bâtiment victime de la contrefaçon

– Sur le site Chefd’Entreprise.com : Contrefaçon un fléau qui frappe aussi le BTP

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