Archive pour juillet 2013

Orgue mosellan : une restauration poussièreuse

orgue marangeLa commune mosellane de Marange-Zondrange peut être fière, elle possède en son église Saint-Martin un instrument rare : un orgue construit par Joseph Géant en 1867.
La Moselle offre un patrimoine culturel remarquable. L’une de ses particularités réside dans ses églises dotées de véritables sculptures musicales : les orgues. Avec près de six cents orgues répartis sur son territoire, la Moselle est le second des départements français pour l’importance de ce patrimoine unique.
Comme le souligne François Ménissier, un des spécialiste en France « L’orgue de Marange-Zondrange est à notre connaissance l’instrument de Géant le mieux conservé de notre département. C’est un témoin très intéressant de nos Francois-Menissier-Cracines et de notre passé culturel. Peu de villages d’ailleurs ont la chance d’avoir conservé à ce jour un orgue d’une telle importance historique et musicale, digne d’une très grande église. C’est malgré sa ruine l’un des instruments les plus intéressants de toute la Moselle, et qui plus est dans son état d’origine.Il est d’une grande dimension et possèderait après restauration tout ce qu’il faut pour faire un très grand effet. »
Après une première restauration par André Guébel en 1924, l’instrument n’est plus en état de jouer depuis 1965, la remise en état a été engagée en septembre 2011 et confiée à la manufacture Bauer. Les travaux se sont achevés début 2013.
Au passage, le chœur de l’église ainsi que le chemin de Croix ont été également restaurés.
Les travaux ont été co-financés par le conseil général et les dons que de généreux particuliers ont adressés.

Les différents travaux de menuiserie ont engendrés une fine poussière de bois qui s’est insinuée partout. Avant d’enfin pouvoir profiter d’un patrimoine mise en valeur, que de travail pour les paroissiens volontaires et le personnel de l’église pour se débarrasser de cette couche insidieuse qui s’est inscrite dans les carrelages, dans les tissus, sur le mobilier et les ornements.nettoyage-a-l-eglise

On le redit souvent qui plus est, la poussière de bois est des plus dangereuses. Davantage que le plâtre et le béton. Cher lecteur, vous n’avez sûrement pas d’orgue chez vous, mais pensez-y si vous avez tout de même prévu d’engager des travaux de menuiserie : exigez une protection décente de la part des artisans. Si le chantier est localisé, le mieux est une protection étanche sur les portes de circulation.

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Amiante : Règles techniques, Moyens de Protection Collective et Equipements de Protection Individuelle

Les chantiers de retrait d’amiante sont aujourd’hui des plus réglementés quant au niveau d’exposition des travailleurs. La réglementation sera encore durcie au 1er juillet 2015. En effet, la valeur Amiante chantier dangerlimite d’exposition professionnelle (VLEP) descendra à une concentration moyenne en fibres d’amiante, sur huit heures de travail, ne dépassant pas dix fibres par litre. D’ici cette date, la VLEP est fixée à une concentration de cent fibres par litre en moyenne sur huit heures de travail.

Dans le cadre de l’évaluation des risques, l’employeur doit estimer le niveau d’empoussièrement pour les différents processus de travail du chantier sur un classement à 3 niveaux.
Les 3 niveaux d’empoussièrement réglementaires sont :
Niveau 1 : concentration inférieure VLEP (F/L)
Niveau 2 : concentration comprise entre la VLEP et 60 fois la VLEP
Niveau 3 : concentration comprise entre 60 VLEP et 250 la VLEP

Amiante chantierLes obligations de l’employeur sont désormais proportionnées en fonction des mesures d’empoussièrement résultant des processus d’intervention mis en œuvre. Sont alors définis les règles techniques, le choix et les conditions d’utilisation, d’entretien et de vérification des moyens de prévention collectifs (MPC) et des équipements de protection individuelle (EPI) à mettre en œuvre et en particulier les appareils de protection respiratoire (APR) adaptés aux niveaux d’empoussièrement sur les chantiers.

Pendant la phase de préparation de l’opération, l’employeur met en place des Moyens de Protection Collective (MPC) adaptés, les maintient en état et les renouvelle autant que nécessaire pour garantir un niveau d’empoussièrement le plus bas possible et inférieur ou égale à celui indiqué dans le Document Unique (DU).

Les MPC comprennent notamment l’aspiration des poussières à la source d’émisAmiante MPC 8 avril 2013sion, l’abattage des poussières, la sédimentation des fibres en suspension dans l’air, le calfeutrement des zones de travail, le confinement zones pollués associé à une mise en dépression et la création d’un flux d’air balayant la zone, la décontamination des personnes, des outils et matériels et des déchets emballés.

L’Arrêté du 8 avril 2013 définit les règles techniques, mesures de prévention et moyens de protection collective à mettre en œuvre par les entreprises lors d’opérations comportant un risque d’exposition à l’amiante (JO 17 avril 2013).

L’employeur met à disposition, maintient en l’état et renouvelle autant que nécessaire les Equipements de Protection Individuelle (EPI) des salariés, qui se composent :Amiante EPI 7 mars 2013
– de vêtements de protection à usage unique avec capuche de type 5, fermés au cou, aux poignets et aux chevilles,
– de gants étanches aux particules et compatibles avec l’activité exercée,
– de chaussures ou bottes décontaminables ou des surchaussures à usage unique,
– en fonction de l’évaluation des risques, d’un appareil de protection respiratoire.

L’Arrêté du 7 mars 2013 définit les modalités relatives au choix, à l’entretien et à la vérification des équipements de protection individuelle utilisés lors d’opérations comportant un risque d’exposition à l’amiante (JO 14 mars 2013).

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La lune, un astre poussièreux !

phases-luneNotre belle lune emplit nos nuits d’été. Sa lumière douce et blanche a été associée dans la mythologie à la féminité, la beauté, la douceur. Les poètes y voient un visage dont l’obus-fusée de Georges Mélies visait l’œil lors d’une expédition exploratoire Belle Époque un peu kitsch.
La réalité qu’y découvrirent les astronautes américains après leur « alunissage » est beaucoup moins poétique. En effet, la surface de la Lune est recouverte d’une couche de poussière baptisée régolithe, ou régolite (de rhégos, signifiant couverture et lithos, signifiant roche). Elle résulte des impacts répétés de météorites à la surface de la Lune. C’est d’ailleurs le cas sur les planètes dépourvues d’atmosphère ou de leurs satellites. Des sondes spatiales ayant approchés des astéroïdes ont également détecté la présence de cette poussière régolithique, c’est le cas également sur la planète Mercure.
Sur la Lune, la couche de cette poussière est de plusieurs mètres et atteint parfois 50m.
lune-D2Lors de la mission Apollo, des prélèvements de poussière et de fragments de roche météoritique ont été collectés. A la différence de la poussière terrestre et du fait de l’absence d’atmosphère, le régolithe est fortement chargé par le rayonnement solaire et possède des propriétés magnétiques et électrostatiques. De fait, le régolithe colle énormément aux combinaisons spatiales, et les astronautes des missions Apollo eurent beaucoup du mal à s’en débarrasser. De plus, étant beaucoup plus fin (de l’ordre de 19 microns soit 40% plus fin qu’une cheveu) que du sable terrestre, il peut aussi pénétrer les voies respiratoires et provoquer des allergies.

La présence d’atmosphère empêche la constitution de ces dépôts de régolithe et la Terre en est dénué. En effet, l’atmosphère engendre des sources d’érosion telles que le vent et les précipitations qui détruisent ces poussières microscopiques. D’autant plus que ce dépôt de poussière est extrêmement limité en surface, la plupart des météorites se consumant dans les couches hautes de l’atmosphère avant même d’atteindre la Terre.
Il existe toutefois un régolithe sur Terre. Mais sa composition est fort différente car désignant la couche comprise entre le sol enrichi en matière organique, l’humus et la roche mère socle sous-jacente. Le régolithe terrestre est constitué de formations géologiques de surface telles que des roches non consolidées issus de l’érosion éolienne, hydraulique telles que de dépôts alluviaux.

apollo17-rover-147_22526Dans un article récent paru dans le monde (voir ici « la-poussiere-menace-les-missions-lunaires »), des chercheurs français et britanniques ont montré que, dans certaines zones de la Lune, la poussière soulevée acquiert une force électrostatique qui surpasse celle de la gravité lunaire.
a17-agglutinatsLa poussière régolithique reste alors en suspension loin au-dessus de la surface du sol, et peut former un fin nuage grisâtre de minuscules particules aussi collantes qu’abrasives qui gênent la visibilité, recouvrent les panneaux solaires et s’infiltrent partout dans les mécanismes et équipements. En outre, comme évoqués ci-dessus, ces poussières très riches en fer peuvent être toxiques pour l’être humain si elles parviennent à s’infiltrer dans les scaphandres ou dans un module lunaire et qu’elles y sont inhalées.
Les travaux de recherche sur la surface lunaire reviennent sur le devant de la scène avec l’émergence de programme spatiaux indiens et chinois visant à implanter des stations lunaires.

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Une protection…. de « haut niveau »

photo2photo6photo8J’avais évoqué dans mon article du 31 janvier (lire ici) le calvaire vécu par une amie pharmacienne lors de travaux d’aménagement de son officine. Elle vient de retrouver et de m’envoyer quelques photos qu’elle a faites des protections mises en place par l’artisan.
Le moins qu’on puisse dire est que cela semble… précaire. Et l’efficacité est à la hauteur de l’investissement réalisé pour protéger les biens et les personnes : NULLE !!!!

Réaliser des travaux de qualité est une chose. La plupart des artisans sont consciencieux et mettent un point d’honneur à livrer un travail correct. Mais quand prendront-ils en compte le fait que pendant le chantier, des personnes, hommes, femmes ou enfants, voire des animaux subissent les désagréments causés par la poussière, mais aussi les fumées, les odeurs ? Il est vrai qu’aucun produit ne semble adapté aux besoins usuels des chantiers de proximité. Il est urgent qu’un industriel propose enfin une solution simple et rapide à déployer pour confiner la poussière. Nos sommes convaincus que si elle est efficace, les clients seront enclins à payer quelques euros supplémentaires plutôt que devoir passer des heures en nettoyage … si ce n’est en consultation de médecin.

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Astuces anti-poussière : bois clair ou bois foncé, comment dépoussierer vos meubles

Avoir chez soi de beaux meubles est un plaisir. Mais garder son mobilier propre, brillant relève souvent de la gageure, surtout si vous avez entrepris des travaux dans une partie de la maison. Qu’ils soient clairs ou foncés, les bois peuvent être entretenu et nourri. Voici comment.

Meuble en bois clairLe bois clair peut se dépoussiérer très efficacement grâce à des ingrédients courants. Oublié le chiffon humide qui ternit les bois, voire peut laisser des auréoles.
Dans un vaporisateur, mélangez : 5 cuillères à soupe de jus de citron (ou vinaigre), 5 cuillères à soupe d’huile d’olive, et 15 gouttes d’huile essentielle de citron. Vaporisez le mélange sur le meuble à traiter, étalez avec un chiffon doux pour que la mixture huileuse pénètre bien dans le bois. Quand la surface du bois s’assèche, passez un chiffon doux sec pour lustrer légèrement la surface. Cette solution naturelle et facile dépoussière, retarde les dépôts (les particules poussiéreuses glissent alors sur les parois) et fait briller les bois durablement.

Meuble en bois foncéPour les bois foncé, on passe toujours par la cuisine mais on change d’ingrédient. Rien de tel que le café pour dépoussiérer un meuble en bois foncé et lui redonner un coup d’éclat !
Pour cela, prendre une tasse de café froid et badigeonnez les meubles à  traiter à l’aide d’un pinceau doux… Cela dégraisse, neutralise durablement la poussière et redonne une jolie couleur aux meubles non vernis !

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Poussières d’origine animale : danger !!

Si l’INRS traite de la problématique « poussière » essentiellement dans le domaine du Bâtiment, il y a d’autres secteurs où notre ennemie peut être particulièrement dangereuse pour la santé et auquel on ne pense pas de prime abord.

EquarrissageLes métiers de l’alimentation et notamment les boucheries et les industrie de la chaine de traitement de la viande sont concernées. L’INRS a été édité dans sa fiche ED5017 un état des lieux des dangers connues liés aux poussières et résidus de la découpe des os de bœuf en particulier, mais aussi de mouton ou de chèvre.
Les principaux risques sont inhérents aux maladies dégénératives de type ESB dont le vecteur, le prion, est particulièrement résistant. Son passage à l’état de poussière notamment par le sciage des os, le rend encore plus volatile et donc inhalable.
La fiche INRS décrit les maladies, les précautions à prendre avec précision comme d’accoutumée. A consulter !

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Astuces anti-poussière : changer son sac d’aspirateur proprement

apirateurChanger son sac aspirateur peut s’avérer une opération très périlleuse. Sur le mine, les sacs disposent d’une espèce de collerette en caoutchouc assez rigide et il faut forcer pour la retirer du bout de tube sur lequel le sac se fixe. Une fois sur deux, je tire trop fort et comme évidemment, on change le sac au dernier moment quand il est bien plein à craquer, le double effet de la traction et de la mise à libre soudaine génère une nuage de poussières mêlées qui finissent sur le sol. Et comme j’ai le chic pour faire ça au dessus du tapis de l’entrée… il faut en général repasser l’aspirateur.

Il y a un truc tout bête pour récupérer la poussière qui tombe durant cette manip. Utilisez des vieux journaux !

vieux journauxPour cela, étaler les pages de plusieurs vieux journaux en prenant soin de les humidifier. Le mien c’est avec un petit aspergeur/brumisateur  à main pour plantes d’intérieur.
Si de la poussière se dépose durant le remplacement du sac, elle restera collée sur le journal par l’humidité. Nous vous recommandons de mettre le sac usagé ainsi que les journaux humides dans un sac plastique de commission fermé par un noeud aux anses plutot que directement dans votre poubelle. Cela évitera que la poussière s’y dépose et finisse par coller au paroi ou au fond et devienne un véritable nid à bactéries et mauvaises odeurs.

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Le plumeau téléscopique

Notre post du 14 juillet nous a d’un seul coup remémoré ce fascinant ustensile de nettoyage qu’est le plumeau.
Le site « La Maison Futée » nous propose un produit téléscopique, plutôt bon marché à 6,90 euros. En voici le croustillant texte de présentation :
Le dépoussièrage à la main, quel ennui! Avec le nouveau plumeau
dépoussiérant passe partout, la corvée se transforme en un jeu d’enfant !
Souple et habile, le plumeau dépoussiérant se faufille partout et traque la poussière dans les endroits les plus difficiles d’accès.
Composé de milliers de fins filaments électrostatiques, recouverts d’un microfilm, il piège et emprisonne la poussière. Ainsi capturée, impossible de la voir se redéposer sur les surfaces nettoyées!
Manche télescopique;

Longueur: 78 à 92 cm
plumeau-long-manche_1

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« L’homme n’est que poussière »

« Tu es poussière et tu retourneras à la poussière »
La phrase rituellique du Carême catholique peut être prise sous de nombreux sens. Surtout avec la vision orientée qui nous occupe sur ce blog.

Ainsi l’homme ne serait que poussière : n’a-t’il pas d’ailleurs été créé par Dieu à la partir de la poussière prélevée au sol. Cet aphorisme a par contre étPlumeaué détourné par différents créateurs. En ce jour de fête nationale, prenons donc le temps d’un peu de légereté.

Ainsi pour l’humoriste décalé Alexandre Vialatte : « L’homme n’est que poussière : c’est dire l’importance du plumeau »

D’autre peur-être plus au fait des équipements modernes, clament que si « l’homme n’est que poussière, la femme est un aspirateur ». L’illustration ci-après ouvrira sur différents sens métaphoriques de cette affirmation. En ce qui nous concerne, nous adhérerons à une compréhension assez prosaïque : quand monsieur bricole et fait de la poussière, c’est bien madame qui hérite du nettoyage !!!
aspiration_inspiration_homme_poussiere

 

Dans les textes bibliques : il est vrai que la poussière est le symbole de la souffrance, du châtiment. Ainsi, dans la Genèse, Dieu punit le Serpent à l’origine du péché originel pour avoir tenté Adam et Eve (ou Eve et Adam, question de lecture) en lui adressant ces mots : « sur ton ventre tu marcheras, et poussière tu mangeras tous les jours de ta vie ».

Quel est donc le péché commis par la femme du bricoleur pour devoir ainsi vivre maudite par Dieu, dans la poussière ?

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Mais au fait, c’est quoi l’amiante ?

L’amiante (ou asbeste en vieux français, asbestos en anglais) est un matériau d’origine naturelle, il constitue une famille de minéraux fibreux et cristallins très répandue. Faiblement coûteux, il a été très utilisé dans l’industrie et le bâtiment en raison de ses propriétés chimiques, physiques et isolantes (grande résistance à la chaleur et au feu ; matériaux d’isolation, revêtements, joints, tissus, mais aussi produits domestiques, bijoux…).
L’amiante consiste en silicates magnésiens ou calciques ayant des propriétés réfractaires. Il existe plusieurs variétés d’amiante dont les plus utilisées sont : le chrysotile, (amiante blanc), l’amosite (amiante brun), et la crocidolite (amiante bleu).

amiante

Avant son interdiction, l’amiante était extraite en France sur au moins 5 sites industriels principaux. Au niveau mondial, les gisements du Québec sont riches en chrysotile, alors que l’on rencontre principalement de la crocidolite au Brésil. Aujourd’hui, les plus gros producteurs sont, par ordre d’importance, la Russie, le Kazakhstan, la Chine, le Canada et le amiante2Brésil.

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Amiante : le point sur les dispositions légales et obligations

L’amiante fait désormais l’objet d’une législation très stricte pour en contrôler l’usage si ce n’est l’élimination. Cela va souvent jusqu’à une interdiction totale mais ils existent des exceptions réglementées par des textes officiels.
Les textes nationaux, européens et internationaux (pas toujours en accord) mettent dans l’embarras les entreprises souhaitant cerner précisèment de leurs responsabilités en particulier celles les obligeant à prendre des dispositions pour contrôler, puis éliminer l’amiante de leurs locaux.
Une situation complexe est créée par l’existence d’une réglementation française et d’une réglementation européenne. En outre, des textes généraux sur la protection des travailleurs ou sur les produits peuvent coexister avec des textes spécifiques de l’amiante. Le résultat est difficilement accessible pour l’usager, qu’il s’agisse d’un chef d’entreprise qui veut être en règle, d’une personne qui veut connaître la législation des maladies professionnelles liées à l’amiante, ou d’un propriétaire d’immeuble soucieux de satisfaire à ses obligations en matière de reconnaissance de la présence d’amiante.

Que dit la législation :

Depuis le 1er janvier 1997 le décret no 96-1133 du 24 décembre 1996 pose le principe d’une interdiction générale de l’importation, de la fabrication, de la mise sur le marché de toutes variétés de fibres d’amiante incorporées ou non dans des matériaux ou autres produits, néanmoins ces interdictions ne font pas obstacle à l’accomplissement des obligations relatives à l’élimination des déchets.
Un autre arrêté du 17 mars 1998 fixe une liste de catégories d’exceptions à l’interdiction et indique la norme à laquelle doivent répondre les produits textiles à base d’amiante. Il remplace le premier arrêté d’interdiction du 24 décembre 1996.
Pour les entreprises la réglementation fixe les conditions dans lesquelles la protection des travailleurs contre les risques liés à l’inhalation de poussières d’amiante doit être organisée dans l’entreprise (décret n° 96-98 du 7 février 1996 relatif à la protection des travailleurs contre les risques liés à l’inhalation de poussière d’amiante).

Obligations des propriétaires

Décret n°96-97 du 7 février 1996 modifié relatif à la protection de la population contre les risques sanitaires liés à une exposition à l’amiante dans les immeubles bâtis :
Il prévoit un renforcement des mesures de prévention contre l’amiante dans les bâtiments. En effet, depuis plusieurs années, un programme d’actions contre les risques sanitaires liés aux expositions à l’amiante a été mis en œuvre par les pouvoirs publics, en raison du caractère cancérogène de ses fibres. Une campagne de diagnostic et de travaux a déjà été engagée dans les principaux immeubles susceptibles de contenir ce matériau sous forme de calorifugeages, flocages ou faux plafonds. Cette première étape a permis de traiter en priorité les situations d’exposition les plus importantes.

Désamiantage :

Décret n° 96-98 du 7 février 1996.
Décret relatif à la protection des travailleurs contre les risques liés à l’inhalation de poussières d’amiante.

Si vous pensez être concernés par le désamiantage, sachez qu’il existe deux types d’entreprises à votre disposition :
celles chargées de l’évaluation : elles réaliseront un travail d’expertise et de mesure de la qualité de l’air.
celles chargées du désamiantage effectif.
Notez que c’est en raison de procédures particulièrement complexes que les tarifs pratiqués sont très élevés : protection des intervenants, sas de sécurité, ventilation spécifique, contrôle des opérations, évacuation et élimination des déchets …

En cas d’amiante friable (faux plafonds déflocage décalorifugeage, …), l’entreprise intervenant doit posséder la qualification Qualibat 1513.

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Le désarroi d’un mère de famille face à la poussière

Nous reprenons aujourd’hui le texte d’un message posté sur un forum par une maman, qui subit la poussière chez elle.

« on est en plein travaux, je passe les différentes étapes de poussières de toutes sortes, placo, bois, etc… mais c’est pire que tout : mon mari a démoli un mur en parpaing dans l’entrée sur lequel était posé du placo et ça a fait une poussière ultra fine, plus fine que de la farine qui met un temps fou à se redéposer : outre le fait que j’ai les sinus en feu (car la poussière c’est dans le hall, mais c’est passé sous les portes, etc…) y’en a partout et c’est tjours en suspension, ça se redépose tout doucement j’ai les yeux qui piquent, etc… mais surtout, y’en a partout et ça n’a pas fini, j’ai l’impression de se déposer
j’attends, à votre avis, pour nettoyer ? mes loulous doivent revenir de l’école vers 11h30, je vais les chercher, j’ai pas envie qu’ils respirent ça (sans compter que cette poussière est partout, ça glisse au sol à cause de ça (la poussière est si fine qu’elle se voit à peine, c’est un voile

beurk, helppppppppppppppppppppppppppp pppppppppppppppppppppp….. eurkkkkkkkkkkkk atchoum encore »

Un post que vous pouvez retrouvez ici ! Parmi les réponses à ce post, différents trucs et astuces que nous avons déjà évoqués : brumiser l’air pour faire « tomber » la poussière en suspension, fermer hermétiquemet la pièce en travaux en la séparant des pièces de vie…

Mais ce témoignage rappelle combien des travaux (qu’ils soient réalisés par des professionnels ou par des bricoleurs plus ou moins avertis) sont pénibles quand on tente de vivre à proximité.

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