Archives de la catégorie Réglementation

EPI et EPC : quels produits ?

Les professionnels de la santé au travail distinguent deux types de produits de sécurité, protection, santé :

  • Les EPI : Equipements de Protection Individuelle
  • Les EPC : Equipements de Protection Collective

Les EPI recouvrent globalement tous les dispositifs destinés à être portés par un individu avant de lui procurer une sécurité sur une zone corporelle spécifique. On notera qu’il existe aussi des EPI dans des domaines autres que ceux du travail (Batiment, usines, …) mais dans les loisirs (gilet de sauvetage, …) ou les sports (protege-dents pour la boxe, bombe d’équitation, …).
Les EPI sont classifiés par rapport au type de protection apportée :

  • protection de la tête : casques de chantier et spécifiques (pompiers), casquettes anti-heurts et accessoires (jugulaires, visières, bavolets de nuque). La protection de la tête comprend en outre spécifiquement :
    • protection des yeux
    • protection auditives
    • protection du visage
    • protection respiratoire
  • protection des mains
  • protection des pieds
  • protection du corps
  • protection anti-chute
  • protections spécifiques

Les réglementations sont très bien définies quant aux obligations des employeurs notamment le financement des équipements.
Se référer au Code du travail, quatrième partie « Santé et sécurité au travail », Livre III « Équipements de travail et moyens de protection »

  • partie législative : art. L4311-1 et suivants
  • partie réglementaire : art. R4311-1 et suivants
  • partie législative : art. L4121-1 et L4121-2

Les EPC, collectifs donc ont pour vocation d’éloigner ou de protéger globalement d’un risque. Cela va du garde-corps pour éviter les chutes aux coffrages autour d’une machine outil, en passant par la signalétique ou les murs anti-poussière par exemple. On distingue différents types de risques : mécaniques, chimiques, ergonomiques, …

Autant la nature des EPC semble vague et mal définie, autant la réglementation adresse moins indirectement les responsabilités. 2 points néanmoins :

  • les EPC prime sur les EPI : la mise en place d’une solution collective efficace dispense de l’obligation d’équiper de façon individuelle, dès lors que la protection collective est opérante.
  • Les chantiers d’une taille significative ou présentant des risques spécifiques (voir Article L4531-1 (4ème Partie, Livre V, Titre III, Chapitre 1er) du code du travail et suivants) définissent l’obligation de la maitrise d’ouvrage de nommer un Coordonnateur SPS (Sécurité et Protection de la Santé) afin de s’assurer des choix architecturaux et techniques ainsi que dans l’organisation des opérations de chantier, en vue :
    1° De permettre la planification de l’exécution des différents travaux ou phases de travail se déroulant simultanément ou successivement ;
    2° De prévoir la durée de ces phases ;
    3° De faciliter les interventions ultérieures sur l’ouvrage.

Comme on dit communément, quand c’est la responsabilité de tout le monde, c’est celle de personne. En l’occurrence, c’est quand même celle du Coordonnateur SPS. Nous reviendrons bientôt sur cette fonction pour en préciser les contours et le fonctionnement.
Mais on gardera en tête que cette fonction :

  • concerne les chantiers d’une certaine ampleur (et non les chantiers « simples » des particuliers)
  • adresse les risques des travailleurs (et pas spécifiquement le public)

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Masque anti-poussière : FFP et normes

Nous commentions il y a qq jours  un post sur un forum (voir ici) d’un bricoleur peu avisé pris de malaises après avoir respirer des poussières fines dans des combles.

Une des précautions réside dans l’emploi d’un masque anti-poussière. Il en existe plusieurs types, présentant des caractéristiques de protection croissante (avec leur prix évidemment). Cela se traduit par 3 niveaux de filtration selon les termes FFP1, FFP2, FFP3 (FFP = Filtering Facepiece Particles, pièce faciale filtrante des particules).

Les masques FFP1 sont principalement des masques anti-poussières efficace pour le bricolage ou les travaux courants. Ils protègent contre les poussières à gros grains tels que celle du ciment, de l’aluminium, du sable, du charbon.
Les masques FFP2 sont plus filtrants et classiques dans divers domaines tels que le bâtiment, l’industrie pharmaceutique, la fonderie et l’agriculture. Ils peuvent également être utilisé en protection contre les virus de grippe ou encore la tuberculose.
Les masques FFP3 permettent de filtrer les particules les plus fines et en particulier celles de l’amiante.

Dans la mesure du possible, privilégier les masques munis d’une soupape. Cela facilite la respiration et évite la condensation qui diminue le pouvoir filtrant. En général, compte-tenu de l’épaisseur du filtre des masques FFP3, ceux-ci sont équipés en standard.

Il convient d’être particulièrement aux conditions de réutilisation des masques : elle est souvent indiquée en clair sur l’emballage mais peut être déduite du marquage des mentions légales :

  1. Nom du fabricant
  2. Référence du masque
  3. CE n° de l’organisme certificateur + EN149:2009 + la classe du masque (FFP1, FFP2 ou FFP3) + sigle (NR ou R)

Le sigle NR stipule non réutilisable (limité à une journée) , le sigle R autorise une réutilisation au-delà d’une journée.
Il est particulièrement risqué d’utiliser de façon répétée un masque Non Réutilisable. Un effet, un filtre colmaté par la poussière ne jouera plus son rôle. La respiration devient plus difficile et les inspirations plus profondes entraineront d’autant plus de poussière que le filtre ne le retient plus.

Le caractère de réutilisabilité du masque fait partie des apports de la norme EN149:2009 qui succède à la EN149:2001.

 

 

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