Archives de la catégorie Santé

Poussière dans l’œil : comment l’enlever ?

1. Tout d’abord, souvenez vous de ne surtout pas vous frotter l’oeil avec les doigts. L’effet serait inverse : augmenter l’irritation et risquer d’introduire de nouveaux corps étrangers avec des mains sales. Il faudra donc se les laver avant toute action.

2. Utilisez un coton-tige humide, voire ses doigts, ne fonctionne pas la plupart du temps. L’oeil étant humide, la poussière glisse et « fuit » en quelque sorte votre « outil ». Il faudra avoir une approche globale et douce plutôt que locale et agressive.

3. Le plus efficace : placez la tête sous une source d’eau (douche, évier, voire avec une simple bouteille d’eau. Faites couler  de l’eau fraîche sur l’œil, en essayant de garder celui-ci ouvert pour qu’il soit baigné par le liquide.. La poussière devrait rapidement être emportée par ce « courant ».

4. Autre solution, la plus naturelle et sans doute la plus aisée à réaliser : pleurer. En s’écoulant, les larmes emporteront immanquablement la poussière avec elles.

5. Si malgré ces méthodes, le corps étranger résiste et ne semble pas vouloir partir, il convient de ne pas insister et de consulter au plus vite un médecin ou mieux un ophtalmologiste (certains acceptent les consultations en urgence, car attendre un rendez-vous prend en général des mois). Vous aurez l’assurance que l’extraction du corps étranger se fera sans risque d’irritation ou d’affection.

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Eyjafjallajökull : toxique et pas qu’au cinéma !

eyjafjallajokullLe nouveau film avec Dany Boon, à la sortie très médiatisée, nous emmène encore plus au Nord que les Ch’tis. Cette évocation de l’éruption en avril 2010 de ce volcan au nom imprononçable met en scène les conséquences burlesques sur un couple divorcé.

Mais peu de temps après l’éruption, c’est un scientifique, climatologue renommé, Hervé Nifenecker qui s’intéressait à d’autres conséquences du nuage de poussière. Et ces révélations ne sont pas pour nous amuser, loin de là.

Dans un article paru sur la chaine Energie de l’expansion sous le titre Le nuage du volcan Eyjafjöll plus radioactif que Tchernobyl, le scientifique détaille sa méthode de calculs et en arrive à la conclusion que le nuage de cendres présente des niveau de radioactivité supérieur à celui de Tchernobyl. Pire, ces effets se font davantage sentir par inhalation que par ingestion comme s’était le cas avec le Césium 137 de la centrale ukrainienne. Dit autrement, même sans manger de produits de la terre potentiellement souillée, le simple fait de respirer le nuage du volcan nous a exposé à des taux impressionnants d’Uranium et de Thorium.
eyjafjallajokullEt ce, sans qu’aucune autorité sanitaire ne semble s’en inquiéter. Pourtant, selon ces calculs, ce sont quelques 600 tonnes d’uranium et 1800 tonnes de thorium qui se seraient retrouvées dans l’atmosphère. Et qui auraient traversé en tout sens l’espace européen sans s’arrêter à la frontière française à la différence d’autres nuages (prétendument) bien plus respectueux de notre beau pays. Une autre façon de ne pas alerter l’opinion publique mais la même pratique de l’écran de fumée (de volcan…).

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Sniffer la poussière pour éviter les allergies

En ce qui concerne les allergies, le monde médical semble régulièrement divisé mais il y a un point qui fait consensus:

  • les mécanismes provoquant et entretenant les allergies ne sont pas totalement compris et connus;
  • l’environnement tient une place prépondérante dans la construction de la « carte allergique » surtout au cours des premières années de vie.

Différents laboratoires de par le monde effectuent de nombreuses recherches et l’importance des allergies respiratoires concentre plusieurs travaux. Dans certains cas, les résultats de laboratoire vont à l’encontre des idées préconçues mais ne semble pas si surprenant que ça.

Dans un article de 2006, le docteur Stéphane Guez revient et analyse les résultats de recherche menées sur des souris à l’Université de Californie à San Diego. Le protocole de test a amené des populations de souris a être mise en présence régulière de petites doses de poussière de maison (vaccination intra-nasale quotidienne), tandis qu’une seconde a eu droit à de fortes expositions irrégulières (vaccination hebdomadaire) , le groupe témoin n’étant lui pas mis en contact avec la poussière.

Les résultats démontrent clairement une différence de réaction immunitaire :

  • Le premier groupe (exposition quotidienne faible) développe une tolérance vis-à-vis des allergènes et ne présente dans la durée aucun signe d’allergie.
  • Le second présente des réponses Th2, ou dit autrement présente des crises allergiques, parfois violentes.

Selon le Dr Guez, ce travail réhabilite les approches de désensibilisation associant poussières de maison et acariens, fort décriées dans le cadre d’un courant récent chez les allergologues qui les considéraient pour ringardes.

Sniffer poussiereCe travail démontre que cette poussière, du moins sur le plan fondamental, a bien une influence sur le développement du système immunitaire et selon la nature du contact, chronique ou non, va favoriser une tolérance ou au contraire, faciliter le développement de l’allergie et de l’hyper réactivité bronchique aux pneumallergènes communs de l’environnement.
Comme pour les bactéries dans les fromages (un excès de pasteurisation favorise l’abaissement des défenses immunitaires humaines), une hyper hygiène domestique peut tendre à favoriser un terrain allergique. L’influence de l’environnement peut prendre des aspects surprenants et les polluants banaux ont indubitablement un rôle à jouer dans la construction des défenses immunitaires, rôle qui mérite d’être précisé chez l’homme.

Pour reprendre un adage chinois : tout est dans tout en petite quantité, seul l’excès est dangereux !

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Belgique : les chantiers en milieu hospitalier sous surveillance

Nous avons publié (voir ici) il y a quelques mois des photos prises à l’hôpital d’Alençon, Orne durant des travaux importants (rénovation et extension).
Chez nos voisins belges, l’avis CSS 8580 définit très précisément les procédures à mettre en œuvre en milieu hospitalier et cela semble assez éloigné des pratiques constatées en France. Jugez plutôt quant aux spécifications des cloisons de confinement anti-poussière :CSS-belgique

1/ But de la cloison de confinement
Elle a pour but d’isoler le chantier du reste du bâtiment et ainsi éviter la propagation de la
poussière dans les zones jouxtant le chantier. La pose d’une cloison sera décidée en
fonction de la matrice de risques.
2/ Caractéristiques des cloisons

  • La cloison doit être rigide, résistante aux coups, hermétique aux poussières et étanche à l’air.
  • La cloison sera recouverte, coté chantier d’une bâche plastifiée partant du sol et allant jusqu’au plafond. Elle sera fixée au sol, au plafond et sur les côtés. Tous les joints seront colmatés de part et d’autre de la cloison, (joints : entre sol et plaques, plaques et plafond et entre les différentes plaques) de manière à les rendre étanches à la poussière.
  • Si l’étanchéité de la jonction avec le plafond (ou celle du plafond lui-même) ne peut être garantie; le plafond sera doublé par une bâche suivant le même principe que la cloison.
  • Si le faux plafond et/ou le faux plancher doivent être ouverts, il est impératif que la cloison recouvre le tout en ce compris autour des gaines techniques.
  • Les cloisons devront être préparées de préférence en dehors des locaux opérationnels afin d’éviter toute émission de poussières dans ceux-ci.
  • Le montage et le démontage ne peuvent produire que très peu de poussières.
  • Son intégrité physique devra être régulièrement contrôlée durant le chantier (en fonction de l’avancement des travaux).
  • La ou les portes non utilisées pour le chantier seront condamnées durant le chantier et colmatées des deux côtés.
3. Particularité : la cloison avec porte(s) de chantier
  • Comme pour le point précédent, la cloison devra être contrôlée avant le démarrage du chantier par l’EOHH.
  • Son intégrité physique devra être régulièrement contrôlée (en fonction de la nature du chantier, de la production de poussières, de l’avancement des travaux, etc.) car des trous peuvent apparaître suite à des coups et elle perd, de ce fait, son étanchéité. Tout orifice sera adéquatement colmaté.
  • La porte donnant accès au chantier doit impérativement être fermée au moyen d’un ferme-porte durant la réalisation des travaux,afin d’éviter toute dispersion de poussière.
  • Un tapis sera posé devant la porte côté extérieur du chantier pour éviter la dispersion de poussière par les pieds. Ce tapis doit être nettoyé au minimum une fois par jour et systématiquement en cas de saturation.
  • La porte doit être ouverte le moins souvent possible car il existe un risque non négligeable de dispersion des poussières entre autres par les chaussures, l’air, etc.
4/ Remarques complémentaires concernant le confinement de chantier
Le degré de confinement de chantier tiendra compte de la matrice de risques. Selon le cas, il sera nécessaire de créer un sas étanche à la poussière à l’entrée du chantier. Divers autres éléments devront être pris en considération :
  • maintenir fermées les fenêtres des locaux limitrophes y compris aux niveaux inférieur et supérieur ;
  • arrêter la ventilation des locaux de chantier pour éviter l’encrassement des conduits et des filtres. Dans les cas extrêmes le chantier pourra être mis en dépression et le placement de filtres HEPA (High Efficiency Particulate Air) sera envisagé dans les zones à haut risque.

CSS-belgique-2.jpgNous avons évoqué sur ce blog différents produits se présentant comme des solutions de confinement anti-poussière. A la lecture de cet avis, ils nous semblent fort éloignés des exigences appliquées par la ministère de la santé belge. Il est d’ailleurs surprenant qu’aucune norme ou mesures ne soient appliquées en ce domaine.

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Au fait, c’est quoi la poussière de maison ?

poussiere de maisonLa poussière de maison commune est le polluant le plus visible de nos intérieurs. Elle est composé d’éléments d’origine et de taille variées. La poussière contient normalement des éclats de peau, des fibres textiles comme les peluches, des poils d’origine humaine et animale, des traces végétales comme du pollen. Elle contient également des fragments de sol en décomposition, des morceaux d’insectes et des débris alimentaires. Il peut également inclure la suie et des particules provenant de la cuisson, du tabagisme et de la circulation de véhicules de plein air. Et, plus inquiétant, on peut y trouver des métaux lourds comme le plomb et l’arsenic ainsi que des pesticides comme le DDT, comme de nombreux tests en laboratoire l’ont démontré.

L’exécution de travaux à proximité et, a fortiori, à l’intérieur d’une maison engendre un surcroit de poussière sous forme de débris, poudres de matériaux mais aussi un apport de résidus métalliques respirables en cas de travaux de plomberie avec soudure par exemple.

La poussière de maison contient également des acariens microscopiques, minuscules parasites ressemblant à des insectes qui se nourrissent de la mort des cellules de la peau. Elles ne mordent pas ni ne s’enfouissent dans notre corps, mais ils sont l’un des allergènes les plus communs, et ils peuvent déclencher des réactions allergiques et l’asthme chez beaucoup de gens. Des centaines de milliers d’acariens de la poussière peuvent vivre dans la literie, matelas, meubles rembourrés, tapis ou les rideaux de votre maison. Les allergènes nuisibles qu’ils créent, sont constitués de leurs boulettes fécales et des fragments de leur corps. Les acariens sont pratiquement partout. Environ quatre maisons sur cinq aux États-Unis ont des niveaux détectables d’allergènes d’acariens dans au moins un lit.

poussiere_dysonLes particules de poussière de vingt microns et au delà ont tendance à se poser sur les meubles ou le sol. Ces particules s’accumule au fil du temps et peuvent entraîner des réactions allergiques. Les particules de poussière de moins de 20 microns sont beaucoup plus fines et ont tendance à flotter dans l’air. Ce sont elles qu’on voit danser dans les rais de lumière. Cela entraîne un risque plus grand pour ceux qui ont des maladies respiratoires chroniques comme l’asthme et l’emphysème, parce que les particules sont constamment inhalés jusque dans les alvéoles pulmonaires.

Le saviez vous ? Une maison de 140m2 génère 20 kilos de poussière par an !!

 

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Extreme Makeover : des moisissures dangereuses !

Extreme makeover

Le moins que l’on puisse dire est que dans « Extreme Makover : Home Edition », il y a de la poussière. Mais parfois, cela dépasse le cadre du simple chantier.
Dans l’épisode 12 de la saison 1, l’équipe de Ty Pennington vient au secours de la famille Powell à Arleta en Californie. La maison familiale est littéralement envahie par la moisissure. Et Kennan, le fils cadet de la maman Carrie souffre d’une sensibilité pulmonaire chronique, génératrices d’allergies chroniques à la poussière et … aux moisissures. Cela pouvant être mortel pour Kennan, Ty fait appel à des spécialistes : il ne s’agit pas d’aspergillus, mais de Stachybotris (« black mold » en anglais). Aussitôt identifiée, la zone est évacuée et les issues confinées pendant l’intervention des experts en décontamination. Il est hors de question que des spore ou de la poussière de ce champignon toxique puisse subsister sur le chantier dont l’objectif est de faire place nette pour Kennan.

Ty pennington

Ty Pennington

Le jeune homme est une sorte de miraculé car les médecins ne lui donnaient à la naissance qu’un an à vivre avec sa maladie. Mais aujourd’hui, a 16 ans, il prouve en étant un joueur de basket couvert de trophée que la vie n’est pas toute tracée.
Le savoir vivre dans une maison infestée par cette moisissure est effrayant : hautement toxique, inhaler sa poussière ou l’ingérer peut créer différents problèmes graves tels que des troubles sur systèmes nerveux, notamment visuels et neuronaux, des problèmes respiratoires, circulatoires ou encore dermatologiques.
Inutile de dire que la menace a été prise très au sérieux et que la nouvelle maison de style marocain qui accueille la famille Powell à la fin de l’épisode est propre, saine, totalement dépourvue de moisissures.

Dans un prochain post, nous nous donnerons quelques conseils pour éradiquer la moisissure noire si elle se développe chez vous. A bientôt.

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11 septembre : après l’attentat, une poussière toxique

WTC attentat 11 septembreLe siècle à peine commencé a été marqué par les attentats du 11 septembre et les 2973 victimes piégées par les avions utilisés, ou l’effondrement des tours du World Trade Center. Mais près de 12 ans après, la tragédie mine encore la santé de très nombreuses personnes présentes sur les lieux.
Selon les experts américains en pollution aérienne, la poussière provenant de l’effondrement des tours était « sauvagement toxique ». Les milliers de tonnes de débris étaient constitués de plus 2500 matériaux contaminant différents : 50% non fibreux issus de la construction (béton notamment), 40% de verre et autres fibres, 9,2% de cellulose et 0,8% d’amiante hautement cancérigène ainsi que des traces significatifs de plomb et de mercure.
Les incendies qui ont brûlé pendant 3 mois suite aux attentats ont générés des niveaux record de dioxines ou autres polluant benzéniques (pyrène, naphtalène…).
Nombre des composés libérés dans l’air (tels que l’amiante,  les silicates, le plomb, le cadmium, les benzéniques) sont fortement cancérigènes. D’autres substances peuvent déclenchés des problèmes rénaux, cardiaques, hépatiques voire des troubles du système nerveux
Ces problèmes ont été connus des autorités sanitaires très tôt après les attentats. Un rapport de l’hopital Mont Sinai signale des obesrvations de nanotubes de carbones dans des échantilons de poussières et dans les poumons de plusieurs membres des équpes de secours et ce quelques semaines seulement après la catastrophe.
410179_03_nycattackPar la suite, les études ont été permanentes. En Avril 2010, le Bureau des Affaires Médicales de la Ville de New-York a publié une étude portant sur 5000 secouristes, pompiers, policiers, ouvriers. Il y est fait état que tous sont atteints de problèmes pulmonaires à des stades divers mais avec une moyenne d’incapacité de 10%.
Ces insuffisances sont apparues dans l’année suivant l’exposition et n’ont pas réellement évolué par la suite en huit ans. 40% des ouvriers ont des symptomes externes permanents et 1000 ouvriers (soit 20%) du groupe étudié sont considérés en déficience respiratoire chronique. Les traitements appliqués ont permis de soulager les troubles mais aucun n’est en capacité de les guérir.
D’autres études sont moins catégoriques en ce qui concernent les cancers dont la survenance semble liée davantage à des expositions répétées. Mais les problèmes respiratoires peuvent clairement être liés à une exposition ponctuelle.

wtc dustLa catastrophe du 11 septembre est bien évidemment sans commune mesure par son ampleur avec les nuisances occasionnées par des travaux mais des ouvriers du bâtiment régulièrement exposés dans la durée d’une vie professionnelle à des poussières similaires seront en danger de la même façon. La situation est pire pour de très jeunes enfants, des personnes âgées ou des personnes présentant des troubles respiratoires peuvent être durement touché par des travaux occasionnels du fait de leur capacité respiratoire réduite.La question de la protection des personnes lors d’activités génératrices de poussière est donc à prendre très au sérieux pour les ouvriers comme pour les tiers exposés à des travaux notamment. L’intérêt des protections collectives est donc crucial, ce que le législateur français a parfaitement intégré puisqu’il considère qu’elles priment sur les protections individuelles (masques, combinaisons…).

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Amiante : Règles techniques, Moyens de Protection Collective et Equipements de Protection Individuelle

Les chantiers de retrait d’amiante sont aujourd’hui des plus réglementés quant au niveau d’exposition des travailleurs. La réglementation sera encore durcie au 1er juillet 2015. En effet, la valeur Amiante chantier dangerlimite d’exposition professionnelle (VLEP) descendra à une concentration moyenne en fibres d’amiante, sur huit heures de travail, ne dépassant pas dix fibres par litre. D’ici cette date, la VLEP est fixée à une concentration de cent fibres par litre en moyenne sur huit heures de travail.

Dans le cadre de l’évaluation des risques, l’employeur doit estimer le niveau d’empoussièrement pour les différents processus de travail du chantier sur un classement à 3 niveaux.
Les 3 niveaux d’empoussièrement réglementaires sont :
Niveau 1 : concentration inférieure VLEP (F/L)
Niveau 2 : concentration comprise entre la VLEP et 60 fois la VLEP
Niveau 3 : concentration comprise entre 60 VLEP et 250 la VLEP

Amiante chantierLes obligations de l’employeur sont désormais proportionnées en fonction des mesures d’empoussièrement résultant des processus d’intervention mis en œuvre. Sont alors définis les règles techniques, le choix et les conditions d’utilisation, d’entretien et de vérification des moyens de prévention collectifs (MPC) et des équipements de protection individuelle (EPI) à mettre en œuvre et en particulier les appareils de protection respiratoire (APR) adaptés aux niveaux d’empoussièrement sur les chantiers.

Pendant la phase de préparation de l’opération, l’employeur met en place des Moyens de Protection Collective (MPC) adaptés, les maintient en état et les renouvelle autant que nécessaire pour garantir un niveau d’empoussièrement le plus bas possible et inférieur ou égale à celui indiqué dans le Document Unique (DU).

Les MPC comprennent notamment l’aspiration des poussières à la source d’émisAmiante MPC 8 avril 2013sion, l’abattage des poussières, la sédimentation des fibres en suspension dans l’air, le calfeutrement des zones de travail, le confinement zones pollués associé à une mise en dépression et la création d’un flux d’air balayant la zone, la décontamination des personnes, des outils et matériels et des déchets emballés.

L’Arrêté du 8 avril 2013 définit les règles techniques, mesures de prévention et moyens de protection collective à mettre en œuvre par les entreprises lors d’opérations comportant un risque d’exposition à l’amiante (JO 17 avril 2013).

L’employeur met à disposition, maintient en l’état et renouvelle autant que nécessaire les Equipements de Protection Individuelle (EPI) des salariés, qui se composent :Amiante EPI 7 mars 2013
– de vêtements de protection à usage unique avec capuche de type 5, fermés au cou, aux poignets et aux chevilles,
– de gants étanches aux particules et compatibles avec l’activité exercée,
– de chaussures ou bottes décontaminables ou des surchaussures à usage unique,
– en fonction de l’évaluation des risques, d’un appareil de protection respiratoire.

L’Arrêté du 7 mars 2013 définit les modalités relatives au choix, à l’entretien et à la vérification des équipements de protection individuelle utilisés lors d’opérations comportant un risque d’exposition à l’amiante (JO 14 mars 2013).

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Poussières d’origine animale : danger !!

Si l’INRS traite de la problématique « poussière » essentiellement dans le domaine du Bâtiment, il y a d’autres secteurs où notre ennemie peut être particulièrement dangereuse pour la santé et auquel on ne pense pas de prime abord.

EquarrissageLes métiers de l’alimentation et notamment les boucheries et les industrie de la chaine de traitement de la viande sont concernées. L’INRS a été édité dans sa fiche ED5017 un état des lieux des dangers connues liés aux poussières et résidus de la découpe des os de bœuf en particulier, mais aussi de mouton ou de chèvre.
Les principaux risques sont inhérents aux maladies dégénératives de type ESB dont le vecteur, le prion, est particulièrement résistant. Son passage à l’état de poussière notamment par le sciage des os, le rend encore plus volatile et donc inhalable.
La fiche INRS décrit les maladies, les précautions à prendre avec précision comme d’accoutumée. A consulter !

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Le désarroi d’un mère de famille face à la poussière

Nous reprenons aujourd’hui le texte d’un message posté sur un forum par une maman, qui subit la poussière chez elle.

« on est en plein travaux, je passe les différentes étapes de poussières de toutes sortes, placo, bois, etc… mais c’est pire que tout : mon mari a démoli un mur en parpaing dans l’entrée sur lequel était posé du placo et ça a fait une poussière ultra fine, plus fine que de la farine qui met un temps fou à se redéposer : outre le fait que j’ai les sinus en feu (car la poussière c’est dans le hall, mais c’est passé sous les portes, etc…) y’en a partout et c’est tjours en suspension, ça se redépose tout doucement j’ai les yeux qui piquent, etc… mais surtout, y’en a partout et ça n’a pas fini, j’ai l’impression de se déposer
j’attends, à votre avis, pour nettoyer ? mes loulous doivent revenir de l’école vers 11h30, je vais les chercher, j’ai pas envie qu’ils respirent ça (sans compter que cette poussière est partout, ça glisse au sol à cause de ça (la poussière est si fine qu’elle se voit à peine, c’est un voile

beurk, helppppppppppppppppppppppppppp pppppppppppppppppppppp….. eurkkkkkkkkkkkk atchoum encore »

Un post que vous pouvez retrouvez ici ! Parmi les réponses à ce post, différents trucs et astuces que nous avons déjà évoqués : brumiser l’air pour faire « tomber » la poussière en suspension, fermer hermétiquemet la pièce en travaux en la séparant des pièces de vie…

Mais ce témoignage rappelle combien des travaux (qu’ils soient réalisés par des professionnels ou par des bricoleurs plus ou moins avertis) sont pénibles quand on tente de vivre à proximité.

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Aspergillose : 4 morts à la Timone en 2010

Suite à notre post récent « Risques Poussière : l’Aspergillose » , nous avons eu un commentaire évoquant un cas dramatique de contamination à l’aspergillus à l’hopital de la Timone à Marseille.

Le problème est survenu fin 2009 peu après l’ouverture d’un nouveau pavillon dédié à la réanimation. Suite à un problème de ventilation des zones d’accueil et de soins, Dumez, l’entreprise en charge du chantier a entrepris de modifier le système de répartition et de brassage de l’air. Mais courant février 2010, les premiers cas d’aspergilloses apparaissent. En tout, huit se déclarent, dans la période allant jusqu’à l’été 2010. Et sur ces 8 cas, 4 conduiront au décès des patients touchés, tous déjà immunodéficients.

L’aspergillus présente dans les conduits d’air semble être la cause des ces décès. Et à la Timone, se n’est pas une première, car déjà en 2002, 2 cas dont un mortel s’étaient déjà déclarés.

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Risques Poussière : l’Aspergillose

L’Aspergillose est une infection respiratoire dûe à la diffusion des spores d’un type de champignons microscopiques, les Aspergillus. Ces champignons sont présent partout : sols, murs, meubles, textiles, mais aussi dans l’eau, sur les végétaux et même les aliments.
Il existe environ 200 espèces d’Aspergillus dont une trentaine sont dangeureuses pour l’homme. En particulier, l’Aspergillus fumigatus et l’Aspergillus Niger qui sont les plus fréquents et représentent à eux deux 90% des cas d’Aspergillose.

Si le champignon est inoffensif pour les personnes en bonne santé, il peut s’avérer mortel pour ceux qui sont fragilisés par une maladie grave. Le problème est donc particulièrement prégnant en milieu hospitalier. C’est un sujet d’autant plus complexe que les spores d’Aspergillus sont particulièrement résistants : ils supportent des variations de température de l’ordre de 70°C ainsi que la sécheresse et l’humidité (ils peuvent même vivre dans l’eau) et peuvent vivre dans l’environnement de plusieurs mois à un an.

En milieu hospitalier, les contaminations aux spores d’Aspergillus peuvent survenir principalement par voie aérienne et attaquer les poumons, les sinus. Mais aussi par voie cutanée (dans les plaies) et digestives (aliments ou eau contaminés) et donner lieu aux formes les plus graves d’aspergillose invasives par contamination du sang ou de différents tissus ou organes.

Les travaux sont à l’origine des deux-tiers des aspergilloses. Ils créent des turbulences qui mettent en suspension la poussière de spore et peuvent créer de véritables nuages (dit aspergillaires) de concentration élevée (jusqu’à 10 000 fois la normale). Fugace et difficile à détecter, ces nuages se désagrègent en déposant des spores partout. En milieu hospitalier, les opération de déposes de faux-plafond, la maintenances des filtres de traitement d’air, les matériaux d’isolation et évidemment les excavations, perçages ou destructions et de construction sont propices à la dispersion des spores d’aspergillus, dangereux pour les patients à risque.

Nous reviendrons bientôt sur les consignes et dispositions devant être prises pour diminuer les risques de contamination.

 

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