Archives de la catégorie Santé

Poussières : les VLEP, valeurs limites d’exposition professionnelles

Atelier lieu de travail pollution de l'airLes valeurs limites d’exposition professionnelle

Certaines activités professionnelles exposent le travailleur à des substances en suspension dans l’atmosphère (poussières, gaz, vapeurs, aérosols…), qui peuvent être dommageables pour sa santé.
Il apparait impossible d’empêcher l’exposition à un polluant donné si ce n’est en interdisant totalement l’usage du polluant en question. Toutefois, il est indispensable de définir l’intensité de l’exposition à ce polluant afin de la réduire en deçà des seuils de dangerosité. Produit par produit, les VLEP ou valeur limite d’exposition professionnelle fixe les niveaux de concentration à ne pas dépasser. Ses valeurs sont fixées par le Ministère en charge du Travail. Elles sont complétées de recommandations émises par  la Caisse nationale de l’assurance maladie des travailleurs salariés (CNAMTS).
Pour quelque 400 produits chimiques, elles sont indicatives et doivent être considérées comme des objectifs minimaux.
Pour quelques autres, elles sont contraignantes : poussières, amiante, benzène, chlorure de vinyle, plomb, quartz…
Les valeurs limites ne sont pas définitives. Elles sont révisées périodiquement en fonction de l’état des connaissances et des travaux sur la santé.

Les établissements assujettis au Code du Travail doivent respecter des règles en matière d’aération. La règlementation concerne les locaux fermés ou le personnel est amené à séjourner. Elle s’applique aussi à tous les lieux ou le personnel doit intervenir et ou il existe un risque lié à la qualité de l’air.
L’article R.232-5 du code du travail pose deux objectifs :

  • Maintenir un état de pureté de l’atmosphère propre à préserver la santé des travailleurs.
  • Eviter les élévations exagérées de température, les odeurs désagréables et les condensations.

La règlementation distingue deux grandes catégories de locaux et de pollution :

1/ les locaux dits à pollution non-spécifique quand la pollution est liées à la seule présence humaine (bureaux, salles de réunion, locaux de formation) à l’exception des locaux sanitaires.
L’article R. 232-5-2 du code de travail précise que dans ces locaux l’aération doit avoir lieu par ventilation mécanique ou par ventilation naturelle permanente par des ouvrants accessibles aux occupants (portes, fenêtres). Le volume d’air par occupant doit être égal ou supérieur à 15m3 pour les bureaux ou les locaux ou est effectué un travail physique léger / 24m3 pour les autres locaux pour que ce seul mode de ventilation soit autorisé.
La ventilation mécanique est assuré par une installation mécanique : air neuf pris à l’extérieur ou air recyclé et donc obligatoirement filtré)

2/ Les locaux dits à pollution spécifique si des polluants y sont émis (gaz, vapeurs, brouillard, fumées, poussières..)

Les objectifs de ventilation prévus par la réglementation doivent être pris en compte dès la conception de l’installation. Les textes imposent un échange d’information entre les parties impliquées dans la réalisation et la conduite de l’installation.
Le maître d’ouvrage doit mettre à disposition des locaux des moyens de ventilation adaptés aux activités prévues. Il doit informer le futur occupant au moyen d’une notice d’instructions décrivant l’ensemble de l’installation afin que ce dernier puisse l’utiliser et l’entretenir dans les meilleures conditions.

Le chef d’établissement doit, pour sa part, vérifier que les caractéristiques de l’installation de ventilation sont adaptées à l’activité prévue et qu’elles permettent d’assurer la salubrité de l’air de sorte que les concentrations en polluant restent inférieures aux valeurs limites fixées et qu’elles ne sont pas dangereuses pour la santé.
Il est responsable de la maintenance et de l’entretien de l’installation et doit en assurer régulièrement le contrôle.

Par ailleurs, il existe des règles de ventilation particulières pour certains travaux ou activités. Elles s’ajoutent aux dispositions prévues pour les locaux à pollution spécifiques.

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Travaux et santé : un nouveau témoignage

Je discutais hier avec une connaissance canadienne, Lynn. Son mari a été muté à Paris et la petite famille (2 enfants de 3 et 5 ans) a traversé l’Atlantique pour s’installer en banlieue parisienne. La maison trouvée par l’employeur nécessitait quelques travaux mais ceux-ci ont pris du retard (comme toujours dirons-nous…) aussi à leur arrivée, trouvent-ils des pièces en gravas et des chambres à la moquette couverte de poussière. Las de leur voyage, ils décident de s’installer vaille que vaille.

La tranquillité ne sera que de courte durée. Car au milieu de la nuit, les deux enfants déclenchent des crises d’asthme impressionnantes. Direction un hôpital proche trouvé en catastrophe, et surtout hébergement à l’hôtel pour toute la fin des travaux.
Pour une mère de famille, pas question d’imposer de telles conditions plus longtemps à ses enfants.

Lynn se souvient très bien de cette nuit de cauchemar, et quand on lui parle de travaux, elle bondit : « Mais pourquoi personne ne prend de précautions pour que les gens qui vivent-là puissent continuer dans un environnement correct ? ». Outre-Atlantique, les artisans (« contractors ») semblent plus consciencieux et avertis des risques santé pour leur client. En conséquence, font-ils aussi plus attention. Faut-il encore envisager de réglementer chez nous pour que les choses bougent ? La CAPEB se plaint, sûrement à raison, de l’excès de réglementation, mais force est de constater en voyant certains travailler comme des gougnafiers que c’est parfois le seul moyen d’atteindre un niveau décent de qualité…

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Protection Individuelle : ouate de cellulose

On l’a évoqué dans un post courant janvier (voir ici : une mauvaise expérience), le travail dans des combles peut vite tourner au cauchemar. Lieu par essence qui accumule les poussières de toutes origines, y travailler durablement sans équipement adapté peut vite en révéler les désagréments. Si en plus, vous y manipuler des produits isolants, on peut parler de danger pour la santé, que ce soit par contact ou inhalation.

La photo ci-après peut sembler excessive : combinaison étanche, masque quasi intégral et appareil respiratoire filtrant avec circuit de recyclage. Mais quand on sait qu’il s’agit d’un ouvrier spécialisé projetant de la ouate de cellulose pour assurer l’isolation thermique et acoustique des combles, on comprend mieux ces précautions.

En effet, cet excellent isolant est également retardateur d’incendie et résistant aux rongeurs, champignons et autres insectes xylophages. Mais pendant les manipulations, elle libère des poussières extrêmement irritantes notamment pour les bronches, cause d’inflammations et d’affections respirations si répétées. Pas de psychoses néanmoins, mais pensez tout de même au masque lors de la pose que ce soit en plaque ou a fortiori en projection

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Poussière et pénibilité du travail

La réforme des retraites de 2010 intègre la pénibilité du travail dans les calculs de droits. La pénibilité y est définie comme une exposition à des risques professionnels susceptibles d’altérer la santé des travailleurs. Initialement définies pour les entreprises de plus de 50 salariés, certaines mesures ont été étendues depuis février 2012 à toutes les entreprises pouvant exposer leurs salariés à certains facteurs de risques. L’idée est de rendre individuelle par des fiches d’exposition nominative ce qui était il y a peu encore un dossier collectif (Document Unique). Il incombe au chef d’entreprise de tenir à jour un document qui récapitule, par nature de risques, les durée.

Les risques répertoriés sont de 10 natures :

  • Les manutentions manuelles de charges
  • Les postures pénibles
  • Les vibrations mécaniques
  • Les agents chimiques dangereux y compris les poussières et les fumées
  • Les températures extrêmes
  • Le bruit
  • Le travail de nuit*
  • Le travail en équipes successives alternantes*
  • Le travail répétitif à cadence contrainte*
  • Le travail en milieu hyperbare*

(*) les 4 derniers risques ne concernent pas les entreprises artisanales du BTP, sauf cas très particulier.

Le site IRIS-ST (www.iris-st.org/) affilié à la CAPEB propose différents canevas pour l’évaluation des risques ainsi que des exemples de fiche individuelle de suivi des expositions

Fiche exposition risques santé travail

Un exemple de fiche de suivi individuel des risques

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La poussière selon la réglementation française

Le code du travail s’intéresse à la poussière dans les articles R4222-1 et suivants. Notamment, l’article R4422-3 précise les définitions des poussières totales et alvéolaires (voir plus loin).
Le législateur distingue également deux types de sources de pollution aérienne : non spécifique et spécifique :

  • Locaux à pollution non spécifique, les locaux da ns lesquels la pollution est liée à la seule présence humaine, à l’exception des locaux sanitaires ;
  • Locaux à pollution spécifique, les locaux dans l esquels des substances dangereuses ou gênantes sont émises sous forme de gaz, vapeurs, aérosols solides ou liquides autres que celles qui sont liées à la seule présence humaine ainsi que locaux pouvant contenir des sources de micro-organismes potentiellement pathogènes et locaux sanitaires ;

Données générales

Les poussières sont de très fines particules solides qui restent en suspension dans l’air et dont le niveau de pénétration dans l’organisme, par voie pulmonaire, dépend de leur taille.

PENETRATION DES POUSSIERES
TAILLE DES POUSSIERES EFFETS
De 10 à 100 microns Aussi appelées « poussières totales », ces poussières sont retenues au niveau des fosses nasales.
De 5 à 10 microns Poussières qui pénètrent dans la trachée, les bronches puis les bronchioles. Elles peuvent être crachées ou avalées dans l’œsophage ; mais si l’empoussiérage est trop élevé, elles iront jusqu’aux alvéoles.
0.5 micron Poussières très fines qui se déposent sur les alvéoles pulmonaires. En dessous de 0,5 micron les poussières se comportent comme un gaz dans l’organisme et suivent donc la ventilation pulmonaire.

Les poussières d’origine minérale (silice, amiante, fer, zinc, cobalt, étain…), végétale (bagasse, coton, céréales, farine…) ou même animale (déjections des poules, pigeons, perruches…) :

  •  Sont sources d’expositions très nombreuses et variées en milieu professionnel.
  •  Peuvent provenir directement des matières premières utilisées (sous forme de poudres notamment) et sont alors libérées lors de leur production, leur transport, leur stockage ou leur mise en œuvre (extraction, concassage de minerais, fabrication de farine, fabrication et utilisation de matières plastiques…).
  •  Sont aussi produites lors de la transformation de produits manufacturés finis ou semi-finis (usinage de métaux, sciage, ponçage, meulage de bois ou matériaux synthétiques, broyage de déchets…) ou lors d’opération de démolition ou de nettoyage.

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Barrière anti-poussière par dépression

Samedi dernier, j’ai publié (voir ici http://www.poussiereinfo.fr/peinture-pl…riere-physique/) la traduction d’une page de l’US Environnement Protection Agency concernant la mise en place de barrières physiques anti-poussière. Voici la suite concernant l’aération des pièces en travaux.

« La ventilation intervient de façon importante pour la qualité de l’air intérieur pendant un projet de rénovation, et notamment en évitant la diffusion de la poussière et autres polluants à l’ensemble de la maison. Une stratégie efficace est d’utiliser une extraction d’air – aussi simple qu’un ventilateur caréné soufflant depuis la pièce en chantier directement vers l’extérieur de la maison [j’ai trouvé une photo pour illustrer ce dispositif].
Cette solution fait deux choses. D’abord, cela extrait rapidement la plus grosse partie des polluants en suspension de la pièce. Ensuite, cela met la pièce en dépression ce qui crée une « barrière » qui empêche l’air – et donc les polluants qu’il contient – de se déplacer de la zone de chantier vers le reste de la maison.
Si vous utilisez un ventilateur à la fenêtre, fixez le à l’intérieur du cadre de la fenêtre afin qu’il ne puisse pas  tomber à l’extérieur. Si il pleut ou neige, il faudra le couper et l’enlever de la fenêtre pour éviter un court-circuit électrique avec l’humidité.
L’efficacité d’une barrière de pression sera accru par la mise en place sur les huisseries de barrières anti-poussière physiques étanches.
Le schéma suivant illustre le principe de base de la barrière de pression : »

pressure barrier for a cleanjob

Pressure barrier for a cleanjob

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Tempête de poussière sur Phoenix : quelles conséquences ?

Nous avons publié il y a quelques temps (voir ici) une photo impressionnante de Phoenix, Arizona touché par un nuage de poussière en juillet 2011. L’évènement s’est reproduit en juillet et septembre 2012, parfois accompagné de pluies diluviennes. Les américains qui décidément aiment bien inventer des noms pour les phénomènes météo (on se souvient de Frankenstorm en octobre dernier) ont appelé cela Haboob (provenant de l’arabe du désert qui désigne un vent de sable).
nuage poussière barrière protectionUn lecteur nous demandait récemment quels étaient les dégâts : difficile de savoir sans être sur place. Néanmoins, les journaux américains font état à chaque fois de coupures d’électricité localisé (mais pouvant toucher de 5000 à 10000 personnes selon les épisodes) ainsi que de nombreux accidents de voiture. L’activité économique est fortement ralentié pour plusieurs jours (circulation déconseillée voire interdite, fortes perturbations du trafic aérien). Avec des rafales de vents à plus de 90 km/h, le « Haboob » est extrêmement destructeur car les fines particules de poussière qu’il transporte s’insinue massivement. Selon le météorologue Fred Gabomski de l’Université d’Etat Penn : « La poussière va partout… Elle va dans tous les engins électroniques, elle va dans tous les coins et recoins ». William Sprigg, chercheur à l’Institut de Physique Atmosphérique de l’Université d’Arizona, va plus loin. Il étudie les haboobs depuis des années et prétend que la poussière a des impacts méconnus sur la santé des millions de personnes qui vivent dans la zone concernée. En effet, ces nuages de poussière transporte un mélange nocif de champignons, de métaux lourds issus de divers polluants, des produits chimiques et des bactéries qui peuvent provoquer des maladies cardiovasculaires et oculaires, ainsi que d’autres pathologies.
Selon lui, « on connait assez bien le coût direct des ces tempêtes mais il me semble urgent de faire un examen complet des effets de la poussière sur la région ».

 

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Peinture au plomb : suite (et toujours pas fin…)

Je vous livre ici la traduction (maison…) d’un article publié sur la très sérieuse EPA – Environnement Protection Agency des Etats-Unis concernant les précautions en matière de barrière anti-poussière à prendre concernant la rénovation en général, mais a fortiori en cas de peinture au plomb.

« Des barrières devraient être utilisé pour limiter la diffusion de poussière et d’autres polluants du chantuer vers les autres pièces de la maison. Une barrière simple consiste d’un film polyéthylène de 6/10mm scotché sur les portes et autres ouvertures de la pièce. Du film poly devrait aussi être scotché sur les bouches d’aération ou de chauffage de la pièce pour éviter la diffusion des polluants et la contamination des conduits. Mais ayant obturer les conduits, vous devrez vous assurer d’une ventilation pour la zone. Un ventilateur d’extraction, et une arrivée d’air d’appoint complètera le dispositif. Pour plus d’information, se référer à la section sur le confinement aérien qui permet la création d’une barrière de pression pour éviter la dispersion des polluants [je publierai prochainement cette section].
L’illustration suivante (tirée de « Sécurité Peinture au Plomb : un guide pratique pour la peinture, l’entretien et la rénovation à domicile » édité par le « US Department for House Urban Development ») illustre comment créer une barrière tout en maintenant un accès à la pièce. On notera que pour des travaux avec beaucoup de poussière ou générant des polluants variés tels que des fumées de peinture, vous aurez besoin d’isoler la pièce de façon parfaitement étanche. »

anti dust barrier strategy for a cleanjob

Anti dust barrier strategy for a cleanjob

On rappellera qu’aux Etats-Unis, la peinture au plomb est la première cause d’empoisonnement chez les enfants et que ce sujet a été placé dans les top priorités des organisations gouvernementales de la santé et de l’environnement. Un engagement encore renforcé depuis 2011 et qui donne lieu à de nombreuses publications sur les sites fédéraux dédiés à la prévention. Par exemple :

Au coeur des dispositifs de protection, on retrouve des EPI, équipements de protection individuelle pour les ouvriers (masque, gants…) et des EPC, équipements de protection collective pour les occupants (barrière anti-poussière, obturants, ventilateurs…)

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Cauchemar à la Pharmacie

Une amie pharmacienne m’a raconté il y a peu le cauchemar qu’elle a vécu dans son officine. Elle a fait intervenir un artisan de sa ville (petite bourgade du Finistère) pour transformer une pièce attenante à sa réserve. Artisan de qualité d’ailleurs car il a fait de l’excellent travail à son domicile.

L’artisan a choisi de calfeutrer la porte d’accès à cette pièce avec du scotch et du film plastique version « fait maison ». Mais comme c’est le seul accès à la pièce, les deux ouvriers passaient et repassaient, décollant et recollant du scotch qui très vite ne tenait plus sur l’huisserie. Cette installation précaire avait beau être refaite tous les matins pendant la semaine de travaux, le magasin s’est vite retrouvé au milieu de la poussière.
Mon amie devait en permanence nettoyer les présentoirs, les rayons d’exposition, même la caisse des espèces s’est retrouvé empoussiérée ! Elle a dû engager des frais supplémentaires au chantier en demandant aux employés de rester le soir pour passer le chiffon… Au-delà du bruit intermittent, les clients étaient dérangés par la poussière qui volait dans la pièce, certaines personnes agées quittant la file d’attente pour, malheureusement, acheter leurs médicaments dans l’autre pharmacie de la ville.

Mon amie me demandait donc si il existait des solutions fiables pour empêcher la propagation des poussières. Nous évoquions il y a peu un dispositif de protection du commerce, le kit PLASTO, assez peu efficace. Il en existe d’autres à base de perches téléscopiques mais pour en avoir parler avec différents artisans, aucun ne trouvent que c’est la panacée.
Vu l’ampleur d’un problème que tout le monde rencontre, gageons qu’un fabricant va sérieusement se pencher sur le sujet de la barrière anti-poussière !

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Peinture au plomb (suite et sûrement pas fin)

En naviguant il y a peu sur des blogs traitant de rénovation, je suis tombé sur un post intéressant concernant les travaux avec des enfants (voir le blog ici). C’est toujours sympa d’avoir des enfants « bricoleurs » et le post donne conseils et retour d’expérience.

J’ai été tout de même interpelé par une vidéo où on voit les deux enfants s’amusant (forcément…!) à arracher le papier peint. Manifestement, celui-ci est posé sur sur une couche de peinture. Vue l’âge de la maison et du papier, il y a de grandes chances (ou risques) que celle-ci contienne du plomb. Le post ne dit pas si un test a été fait préalablement mais cela aurait été bien. Car les enfants ne portent aucune protection et l’arrachage du papier peint est typiquement le genre de manip qui va mettre en suspension des poussières ou micro-écailles. Je doute que cela soit bien nocif si cela dure 2 minutes mais je préconise la méfiance tout de même.

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Mauvaise expérience Rénovation

Je relaie ici un article (déjà ancien mais toujours d’actualité) publié dans le blog de Futura-Sciences. A lire ici.

L’auteur y relate avoir été fortement incommodé par des poussières fines lors du nettoyage de combles avant d’entamer des travaux d’aménagement. Le constat et les explications sont malheureusement classiques : des précautions limitées et un usage inadapté ou non maitrisé d’un équipement professionnel. En effet, l’auteur a utilisé un aspirateur professionnel dont le filtre défectueux (pas adapté ou peut-être simplement encrassé) n’a plus assuré sa fonction. Résultat : l’aspirateur a accéléré la mise en suspension de particules fines (gageons que dans les combles il s’agira de poussière de Laine de Roche, ou de Verre).

J’évoquais il y a peu la cible 13 « Qualité de l’air » de la démarche HQE : un volet important y est consacré à l’entretien des dispositifs de filtration de l’air. Comme pour l’aspirateur, un équipement encrassé finira par amplifier les problèmes qu’il était censé adresser.

J’en profite pour publier une photo de ce qu’on peut trouver comme avertissement sur un rouleau de laine de roche

En français :

  • Portez des lunettes lors de la pose.
  • Couvrez la peau exposée. Si le travail a lieu dans un espace confiné, portez un masque respiratoire jetable.
  • Les déchets doivent être traités selon les réglementations locales.
  • Nettoyez la zone avec un aspirateur.
  • Rincez les mains à l’eau froide avant de les laver.
  • Ventilez les zones de travail, autant que possible.

Nous le redirons encore : respectez les avertissements des fabricants. En tant que particulier, si vous faites les travaux vous-même, c’est la seule information (avec ce fabuleux blog bien sûr 🙂 ) dont vous disposez : ne la négligez pas, il en va de votre santé et de celle de vos proches.

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Mortier Diamur NV – toxicité

En regardant de près certains sacs de matériaux utilisés sur le chantier de ma maison, j’avais été interpelé par les croix de toxicité.

Warnings mortier DIAMU

J’ai pris en photo le cartouche d’avertissement d’un sac de mortier Diamur NV, assez classique semble-t’il sur les chantiers.
Je retranscris ici la liste des précautions car elle est assez stupéfiante :

Identification des dangers :
R37/28: irritant pour les voies respiratoires et la peau
R41: Risques de lésions oculaires graves
R43: Peut entrainer une sensibilisation ar contact avec la peau

Conseils de sécurité :
S2: Conserver hors de la portée des enfants
S22: Ne pas respirer les poussières
S24/25: Eviter le contact avec la peau et les yeux
S26: En cas de contact avec les yeux, laver immédiatement et consulter un ophtalmologiste.
S35/37: Porter un vêtement de protection et des gants appropriés.
S39: Porter un appareil de protection des yeux/du visage approprié.

Fiche de données de sécurité sur demande.

Je vais tacher de récupérer cette fiche de données de sécurité… cela doit être assez instructif.

 

 

 

 

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