Des poussières explosives


Un aspect méconnu des méfaits de la poussière est sa capacité à produire des mécanismes explosifs. Alors, évidemment, cela ne prend pas toujours les proportions catastrophiques illustré par ce cliché : la destruction d’un silo à grain à Blaye, près de Bordeaux est un phénomène rare mais impressionnant.

Rare ? Oui. En France, 190 cas avérés ont été répertoriés entre 1903 (!) et janvier 2010. Pour que des conditions explosives s’installent, il faut la conjonction de 4 éléments :

  • le combustible : en l’occurence la poussière. Sont particulièrement sensibles,  les poussières de charbon, de bois ou d’amidon, voire des poussières métalliques qui en s’oxydant deviennent réactives ;
  • une concentration minimum de poussières en suspension : un tas inerte au sol ne réagira pas alors qu’un nuage pourra s’embraser en un éclair, provoquant l’explosion ;
  • un comburant consistant en général en l’oxygène de l’air ambiant ;
  • et pour finir, une source d’ignition. Cette source peut être de diverses origines : étincelle, point chaud, flamme nue, échauffement …

Mais ne pensez pas que cela ne se produit que chez les autres et à des échelles telles que la photo ci-dessus : les explosions peuvent se produire dans les zones de forte concentration de poussière : dépoussiéreurs, silos, stockage, installations de transport. Et, des phénomènes d’auto-inflammation peuvent se produire simplement en cas de dépôt de poussières dans un appareil électrique ou sur un équipement créant une zone chaude (appareil de chauffage, machines…) mais aussi en cas de fermentation des déchets du bois (poussières, copeaux).

Pour aller plus loin : vous pouvez consulter la très complète brochure de synthèse de l’INRS détaillant les cas de risques recensés en cliquant ici.

 

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