Mais c’est quoi la poussière? suite : les risques de santé


Mais quels sont les risques de santé induits par la poussière (ou devrais-je dire les poussières) ?
Je reprends ici in extenso le texte de Wikipedia : il me semble assez exhaustif et synthétique.

« Plusieurs problèmes majeurs sont induits par la poussière. Autour de sites industriels ou urbains, ou à proximité de couloirs de transports, ou dans des bâtiments construits avec des matériaux toxiques (plomb, amiante…) la poussière contient souvent une proportion significative de toxines qui sont inhalés, notamment par les enfants qui sont plus actifs et inspirent proportionnellement plus d’air qu’un adulte (par rapport à leur masse corporelle).
Dans ces mêmes zones, l’air est souvent acide, plus riche en ozone et en autres gaz polluants agressifs pour les poumons, ce qui favorise des phénomènes de synergie. Même quand les poussières ne sont pas toxiques, leur inhalation chronique induit des cancers (cancer du meunier, du boulanger qui ont inhalé beaucoup de farine par exemple, ou du menuisier exposé aux sciures fines et poussières de bois, lors du ponçage notamment).

Une des causes de la silicose est l’inhalation de poussière de charbon ou de schiste, aggravée par l’inhalation de polluants, dont le radon, un peu de mercure, ou de radionucléides dans certaines mines (d’uranium par exemple). La poussière contient des spores de champignons, de mousses, de fougères et des pollens éventuellement naturellement allergènes et/ou dans le cas de nombreux pollens, qui le deviennent en se dégradant dans les milieux urbains où ils ne sont plus emportés par les abeilles, ni piégés et dégradés dans les sols végétalisés qui y sont rares. Les pollens sont en ville exposés à des polluants et à des phénomènes d’abrasion qui dégradent leur cuticule externe et en mettant à jour des molécules allergènes n’entrant normalement pas en contact avec les muqueuses (œil, cavité nasale, bouche, poumon, etc.)
Les poussières sont le support de nombreux microbes et autres agents pathogènes qui ne peuvent vivre longtemps en suspension dans l’air, mais subsistent dans la poussière. La poussière déposée par les semelles de chaussures amène dans les maisons des restes d’excréments de chiens, chats, oiseaux, rats, etc. Des particules toxiques, radioactives contaminantes peuvent être apportées au domicile avec les vêtements de travail par ceux dont le métier les expose à un environnement pollué.

Les poussières d’origine organique (issues par exemple de la dégradation de plumes ou de la desquamation de notre peau) contiennent des acariens dont les excréments peuvent être très allergènes pour les personnes sensibles. C’est pourquoi l’hygiène veut qu’on opère dans des salles blanches, qu’on traque les poussières dans les hôpitaux et les lieux de soins, tout particulièrement autour des allergiques (asthmatiques en particulier). Les masques à poussières de type FFP1, FFP2, ou FFP3 (les plus efficaces) peuvent protéger les travailleurs et les bricoleurs. Des filtres peuvent débarrasser l’air des poussières les plus grossières ou de poussières plus fines (filtration par voie humide, ou électrostatiques, ou par passage au travers d’une masse fibreuse dense).

L’architecture HQE vise notamment à réduire les facteurs d’empoussièrement de l’air. Dans les zones circumpolaires où les étés peuvent être secs, le salage est parfois utilisé en été pour stabiliser la poussière sur les routes, grâce au caractère hygroscopique du sel, mais ce sel finit par s’accumuler et pose des problèmes de toxicité pour la flore et certains animaux (poissons et certains amphibiens notamment). »

(source Wikipédia)

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