Rénovation énergétique : vers une obligation de travaux ?


Est-il opportun de rendre obligatoire les travaux de rénovation ?

C’est la question que doit instruire la commission confiée par le gouvernement à Philippe Pelletier, président du PBD, à Jacques Chanut, responsable de l’entreprise de gros-oeuvre éponyme et vice-président de la Fédération Française du Bâtiment et à Raphaël Claustre,  directeur du CLER, Comité de Liaison Energies Renouvelables.
La lettre de mission qui cadre leur réflexion précise qu’ils devront investiguer « les différentes voies d’actions en étudiant notamment leurs différents impacts positifs ou négatifs d’un point de vue technique, juridique, économique, organisationnel et social. »

Une gageure car outre l’impopularité d’une telle mesure, les institutionnels sont clairement vent debout contre une telle éventualité qui pourrait encore dégrader le marché immobilier autant en volume qu’en valeur. En outre, il ne faut pas négliger la difficulté que certains propriétaires désargentés pourraient avoir  à financer les travaux.

Si le gouvernement affiche un objectif de l’ordre de 500.000 rénovations par an, la réalité est plutôt de l’ordre de 100 à 150.000 chantiers (135.000 selon l’ADEME). Selon le cabinet Carbone 4 qui a publié en octobre 2012 son étude sur le plan de rénovation (à lire ici : http://www.carbone4.com/download/programme_renovation_c4.pdf), il envisageable de mettre l’accent sur les logements les plus énergivores soit 4 Millions de logements : un programme d’aide aux travaux de 8Mds Euros par an sur 10 ans permettrait ainsi de voir 400.000 chantiers par an, ce qui procurerait un substantiel coup de pouce à une filière en pleine morosité.

Ces travaux dans des logements occupés seront à n’en pas douter, une source de gène et de poussière pour les occupants.

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