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Masque anti-poussière : une innovation française remarquée

Masque InhaleSélectionné parmi le camp française au prochain concours de design international « James Dyson Awards », cet innovation française développée par deux étudiants de la filière ingénieurs designers de l’Université technologique de Compiègne (Oise).
Le point de départ de leur travail : comment assurer une protection respiratoire adaptée dans les environnements à risque tout en éliminant le coté anxiogène et déshumaniser des masques actuels qui cachent la moitié du visage ?
Baptisé Inhale, ce masque transparent consiste en une bulle étanche et souple pour s’adapter au visage ainsi qu’une branche de fixation à l’arrière du crâne incorporant le dispositif de filtrage de l’air. Le filtre amovible pourra être lavé et réutilisé.
Les deux futurs designers se sont inspirés de l’univers du casque audio pour le système d’accroche, des masques de ski et du casque de moto pour la structure.
Masque Inhale portéA l’arrivée, le produit est superbe. Reste à savoir à quel coût il peut être produit et si il peut prétendre à se généraliser. Je doute quand même que nos plâtriers et plaquistes, pour ne citer qu’eux, s’équipent un jour de ce genre de masque. Quand on voit, qu’en pleine poussière, certains ne portent même pas les masques classiques…

 

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Reverse-graffiti IBM

IBMAprès avoir quitté le domaine de l’informatique de bureau, IBM se présente désormais comme une compagnie globale, consciente et agissante sur des problèmes globaux. La pollution par les gaz à effet de serre en fait partie et IBM a récemment décliner cette préoccupation par une campagne « Remove carbon, improve your outlook » (ou « Débarrassez vous du Carbone, améliorez votre image ! »).

La campagne a notamment misé sur des réalisations en reverse graffiti, technique dont nous avons déjà parlé sur ce blog avec des réalisations très artistiques dans la poussière.

Le support n’est pas un pare-brise ou un véhicule empoussiéré mais des zones de vie londoniennes passablement encrassées par les rejets de véhicules et les poussières atmosphériques. Avec quelques pochoirs et coups de nettoyeur, l’agence a pu ainsi décliner quelques slogans fort mais aussi cette réplique d’un billet de 5 livres plutôt réussie.ibm_fight_carbon.jpg ibm_fight_carbon_text

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Eyjafjallajökull : toxique et pas qu’au cinéma !

eyjafjallajokullLe nouveau film avec Dany Boon, à la sortie très médiatisée, nous emmène encore plus au Nord que les Ch’tis. Cette évocation de l’éruption en avril 2010 de ce volcan au nom imprononçable met en scène les conséquences burlesques sur un couple divorcé.

Mais peu de temps après l’éruption, c’est un scientifique, climatologue renommé, Hervé Nifenecker qui s’intéressait à d’autres conséquences du nuage de poussière. Et ces révélations ne sont pas pour nous amuser, loin de là.

Dans un article paru sur la chaine Energie de l’expansion sous le titre Le nuage du volcan Eyjafjöll plus radioactif que Tchernobyl, le scientifique détaille sa méthode de calculs et en arrive à la conclusion que le nuage de cendres présente des niveau de radioactivité supérieur à celui de Tchernobyl. Pire, ces effets se font davantage sentir par inhalation que par ingestion comme s’était le cas avec le Césium 137 de la centrale ukrainienne. Dit autrement, même sans manger de produits de la terre potentiellement souillée, le simple fait de respirer le nuage du volcan nous a exposé à des taux impressionnants d’Uranium et de Thorium.
eyjafjallajokullEt ce, sans qu’aucune autorité sanitaire ne semble s’en inquiéter. Pourtant, selon ces calculs, ce sont quelques 600 tonnes d’uranium et 1800 tonnes de thorium qui se seraient retrouvées dans l’atmosphère. Et qui auraient traversé en tout sens l’espace européen sans s’arrêter à la frontière française à la différence d’autres nuages (prétendument) bien plus respectueux de notre beau pays. Une autre façon de ne pas alerter l’opinion publique mais la même pratique de l’écran de fumée (de volcan…).

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Sniffer la poussière pour éviter les allergies

En ce qui concerne les allergies, le monde médical semble régulièrement divisé mais il y a un point qui fait consensus:

  • les mécanismes provoquant et entretenant les allergies ne sont pas totalement compris et connus;
  • l’environnement tient une place prépondérante dans la construction de la « carte allergique » surtout au cours des premières années de vie.

Différents laboratoires de par le monde effectuent de nombreuses recherches et l’importance des allergies respiratoires concentre plusieurs travaux. Dans certains cas, les résultats de laboratoire vont à l’encontre des idées préconçues mais ne semble pas si surprenant que ça.

Dans un article de 2006, le docteur Stéphane Guez revient et analyse les résultats de recherche menées sur des souris à l’Université de Californie à San Diego. Le protocole de test a amené des populations de souris a être mise en présence régulière de petites doses de poussière de maison (vaccination intra-nasale quotidienne), tandis qu’une seconde a eu droit à de fortes expositions irrégulières (vaccination hebdomadaire) , le groupe témoin n’étant lui pas mis en contact avec la poussière.

Les résultats démontrent clairement une différence de réaction immunitaire :

  • Le premier groupe (exposition quotidienne faible) développe une tolérance vis-à-vis des allergènes et ne présente dans la durée aucun signe d’allergie.
  • Le second présente des réponses Th2, ou dit autrement présente des crises allergiques, parfois violentes.

Selon le Dr Guez, ce travail réhabilite les approches de désensibilisation associant poussières de maison et acariens, fort décriées dans le cadre d’un courant récent chez les allergologues qui les considéraient pour ringardes.

Sniffer poussiereCe travail démontre que cette poussière, du moins sur le plan fondamental, a bien une influence sur le développement du système immunitaire et selon la nature du contact, chronique ou non, va favoriser une tolérance ou au contraire, faciliter le développement de l’allergie et de l’hyper réactivité bronchique aux pneumallergènes communs de l’environnement.
Comme pour les bactéries dans les fromages (un excès de pasteurisation favorise l’abaissement des défenses immunitaires humaines), une hyper hygiène domestique peut tendre à favoriser un terrain allergique. L’influence de l’environnement peut prendre des aspects surprenants et les polluants banaux ont indubitablement un rôle à jouer dans la construction des défenses immunitaires, rôle qui mérite d’être précisé chez l’homme.

Pour reprendre un adage chinois : tout est dans tout en petite quantité, seul l’excès est dangereux !

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MINI dépoussiére la publicité !

C’est ce qu’a fait l’agence de pub californienne BSSP pour mettre MINI au coeur de la campagne « et si, cette année, on commençait un grand nettoyage de printemps dans votre garage ? ». L’artiste qui n’a pas peur de se salir a réalisé cette œuvre éphémère sur un camion particulièrement crasseux et poussiéreux.
Mini-reverse-graffiti_1Mini-reverse-graffiti 2Au delà de l’esthétique plutôt réussie, le support a interpelé les passants. Cette technique de dessin baptisée « reverse graffiti » dépoussière efficacement les codes éculés de la publicité automobile.

Mini-reverse-graffiti_3

 

 

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Poussière de Lune : une priorité pour la NASA

Nous avons évoqué à plusieurs reprises récemment la question de la poussière dans l’Univers:

Ladee_minotaurPour la NASA, ce sujet reste une préoccupation majeur comme en témoigne le lancement le 6 septembre dernier d’un module d’exploration et d’analyse, propulsé par un lanceur Minotaur, énorme missile intercontinental reconverti en taxi pour l’espace. Cette sonde baptisée LADEE pour Lunar Atmosphere and Dust Environment Explorer doit réaliser différentes analyses du sol lunaire mais l’objectif est bel et bien de comprendre davantage les propriétés de sa poussière qu’on retrouve sur différents autres astres de notre systèmes solaire tel que Mercure, de grands astéroïdes ou les lunes d’autres planètes.

Après s’être séparée du dernier étage du propulseur Minotaur V 20 minutes après le décollage, la sonde devrait rejoindre son orbite péri-lunaire dans un mois. La sonde LADEE a la taille d’une petite voiture et pèse 383 kilos dont 135 kg de carburant, elle est doté de trois instruments scientifiques dont deux spectromètres. Elle doit récolter des données détaillées sur la structure et la composition chimique de l’atmosphère lunaire notamment la nature et la densité des grains en suspension, qu’on pense être à l’origine de phénomènes lumineux à la surface lunaire.

LADEE restera d’abord 40 jours très haut au-dessus de la surface lunaire pour effectuer une série de tests. Elle utilisera notamment une nouvelle technologie laser de transmission aussi puissante que celle des réseaux de fibres optiques terrestres. Ensuite elle entamera sa mission d’étude scientifique de l’atmosphère lunaire durant 100 jours.

Cette étude de l’atmosphère lunaire donne lieu à controverse y compris au sein de la NASA où certains pensent que la priorité devrait être l’analyse de la poussière. Toutefois, l’annonce par Pékin d’un programme visant à alunir rend cette étude urgente. En effet, un module se posant en surface pourrait perturber durablement l’équilibre des gaz et des particules. Cet état de fait a pesé pour définir le programme de travail.

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Info Poussière désormais aussi sur Facebook

facebook bandeauEt voilà à force d’utiliser Facebook à titre personnel, nous avons craqué. Le blog Info Poussière est donc désormais disponible aussi sur notre page Facebook en cliquant sur le lien ici.

Mais il s’agir uniquement d’extraits car Facebook n’a pas vocation à accueillir des articles tels qu’on peut les rédiger ici. Les liens ramènernt donc vers ce blog aussi, chers lecteurs, gardez vos signets, ils sont toujours d’actualité 🙂

 

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Poussière volcanique : quel danger pour l’aviation ?

Lors de l’éruption du volcan Eyjafjöll en Islande en 2010, la décision des autorités d’annuler purement et simplement les vols dans une grande partie de l’espace aérien européen avaient été plus ou moins bien accueillie. Pourtant, elle se fonde sur une réelle dangerosité des poussières rejetées massivement dans l’atmosphère par le volcan.
volcans islandaisEn effet, cette poussière est majoritairement (58% environ) composée de silice (SiO2) ou quartz, un minéral très dur, capable de rayer une vitre. De taille pouvant atteindre deux milimètres, dotées d’arêtes tranchantes, ces particules s’élèvent très haut dans la troposphère, même jusqu’à la stratosphère, au-delà de 12 km d’altitude. On les trouve donc de façon importante dans les couloirs aériens d’altitude. Or, le radar météorologique d’un avion n’est pas capable de repérer ces dangereuses cendres volcaniques. Sur un avion volant à plus de 900 km/h, ces poussières ont un effet abrasif, comme du sable, ce qui érode le fuselage et les ailes et rend le pare-brise opaque. Elles peuvent également provoquer un arrêt des réacteurs. En effet, lorsque le mélange de cendres, de particules basaltiques et de vapeur d’eau est aspiré par la soufflante du réacteur, il se retrouve dans le compresseur puis dans la chambre de combustion ou il est chauffé à environ 900°C. Il peut se produire un phénomène de fonte des particules suivi d’un refroidissement au contact de la turbine. Sur les ailettes de la turbine, se forme une pâte vitrifiée de quelques millimètres qui bouchent la sortie de l’air. Un système de sécurité, destiné à éviter une trop forte pression dans le compresseur, fait caler le moteur. L’avion n’a alors plus de réacteurs.

Ce cas de figure a été consigné à plusieurs reprises dans les tablettes des experts de l’aviation : en 1982, un Boeing 747 de la British Airways volait au-dessus de l’Indonésie pendant l’éruption du Galungung, à plus de 12 km d’altitude quand il a chuté et n’a pu faire repartir ses réacteurs qu’au bout de 13 minutes, une fois que les palettes ont pu se débarrasser du dépôt vitrifié. En 1989, un autre Boeing 747, de la compagnie KLM, a connu une mésaventure identique à cause d’un nuage craché par le Mont Redoubt en Alaska.

Compte-tenu des vents nord-européens, la dispersion de cendres et de poussières du volcan Eyjafjöll a été vaste et rapide comme en témoigne la carte ci-après.

nuage_Europe_EyjafjollLa suspension des vols a sans aucun doute été une sage décision pour éviter une catastrophe ou du mois, une énorme frayeur.

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11 septembre : après l’attentat, une poussière toxique

WTC attentat 11 septembreLe siècle à peine commencé a été marqué par les attentats du 11 septembre et les 2973 victimes piégées par les avions utilisés, ou l’effondrement des tours du World Trade Center. Mais près de 12 ans après, la tragédie mine encore la santé de très nombreuses personnes présentes sur les lieux.
Selon les experts américains en pollution aérienne, la poussière provenant de l’effondrement des tours était « sauvagement toxique ». Les milliers de tonnes de débris étaient constitués de plus 2500 matériaux contaminant différents : 50% non fibreux issus de la construction (béton notamment), 40% de verre et autres fibres, 9,2% de cellulose et 0,8% d’amiante hautement cancérigène ainsi que des traces significatifs de plomb et de mercure.
Les incendies qui ont brûlé pendant 3 mois suite aux attentats ont générés des niveaux record de dioxines ou autres polluant benzéniques (pyrène, naphtalène…).
Nombre des composés libérés dans l’air (tels que l’amiante,  les silicates, le plomb, le cadmium, les benzéniques) sont fortement cancérigènes. D’autres substances peuvent déclenchés des problèmes rénaux, cardiaques, hépatiques voire des troubles du système nerveux
Ces problèmes ont été connus des autorités sanitaires très tôt après les attentats. Un rapport de l’hopital Mont Sinai signale des obesrvations de nanotubes de carbones dans des échantilons de poussières et dans les poumons de plusieurs membres des équpes de secours et ce quelques semaines seulement après la catastrophe.
410179_03_nycattackPar la suite, les études ont été permanentes. En Avril 2010, le Bureau des Affaires Médicales de la Ville de New-York a publié une étude portant sur 5000 secouristes, pompiers, policiers, ouvriers. Il y est fait état que tous sont atteints de problèmes pulmonaires à des stades divers mais avec une moyenne d’incapacité de 10%.
Ces insuffisances sont apparues dans l’année suivant l’exposition et n’ont pas réellement évolué par la suite en huit ans. 40% des ouvriers ont des symptomes externes permanents et 1000 ouvriers (soit 20%) du groupe étudié sont considérés en déficience respiratoire chronique. Les traitements appliqués ont permis de soulager les troubles mais aucun n’est en capacité de les guérir.
D’autres études sont moins catégoriques en ce qui concernent les cancers dont la survenance semble liée davantage à des expositions répétées. Mais les problèmes respiratoires peuvent clairement être liés à une exposition ponctuelle.

wtc dustLa catastrophe du 11 septembre est bien évidemment sans commune mesure par son ampleur avec les nuisances occasionnées par des travaux mais des ouvriers du bâtiment régulièrement exposés dans la durée d’une vie professionnelle à des poussières similaires seront en danger de la même façon. La situation est pire pour de très jeunes enfants, des personnes âgées ou des personnes présentant des troubles respiratoires peuvent être durement touché par des travaux occasionnels du fait de leur capacité respiratoire réduite.La question de la protection des personnes lors d’activités génératrices de poussière est donc à prendre très au sérieux pour les ouvriers comme pour les tiers exposés à des travaux notamment. L’intérêt des protections collectives est donc crucial, ce que le législateur français a parfaitement intégré puisqu’il considère qu’elles priment sur les protections individuelles (masques, combinaisons…).

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La poussière toxique de la planète Mars

NASA_Mars_RoverMars est revenue sous le feu de l’actualité avec la mission Mars Exploration Rover dont le robot à roulettes (mesurant près de 3m de haut quand même) nous transmet régulièrement des images de la planète rouge. Parmi les expériences et découvertes scientifiques réalisées, une est de nature à calmer les esprits créatifs qui imaginent déjà des bases martiennes. En effet, la poussière de Mars est très vraisemblablement encore plus dangereuse que celle de la Lune. Aucun échantillon n’a pu être rapporté sur Terre mais les expériences conduites sur place montrent que c’est non seulement un puissant oxydant et irritant mécanique mais également un poison chimique.

Mars doit sa couleur rouge au fait que sa surface est constituée en grande partie d’oxyde de fer. Il s’agit essentiellement de maghémite, un minerai ferro-magnétique qui rouille sous l’atmosphère martienne. Différents scientifiques soupçonnent que le sol poussiéreux sur Mars pourrait être un oxydant si puissant qu’il brûlerait n’importe quel composé organique avec lequel il entrerait en contact. Cela inclut les plastiques, le caoutchouc et surtout la peau humaine aussi sérieusement que de la soude.Mars.png

L’autre défi de la poussière martienne provient des violentes tempêtes qui soufflent à la surface de l’astre. Avec des vents jusqu’à 180 km/h à l’équateur, des nuages de poussière rouge abrasive et toxique fouettent les montagnes, balayent les plaines, érodent le substrat martien au point qu’il semble exclu de vouloir conduire une mission d’exploration ; la poussière s’incrustera partout et il sera difficile d’installer un système de filtrage mars dust stormefficace. Certaines tempêtes concernent la planète entière et non une zone localisée comme le témoigne les clichés astraux ci-après. Comme les habitants du désert ou des côtes sablonneuses le savent bien, le sable et la poussière envahissent tout, et c’est un combat quotidien que les astronautes devront mener pour préserver leur santé ainsi que leurs outils de travail.

La NASA étudie actuellement les moyens d’atténuer ces risque. Ce projet vise à étudier les technologies telles que les enduits en couche mince capables de repousser la poussière des outils et des autres surfaces ainsi que des techniques électrostatiques permettant de secouer ou d’enlever d’une autre manière la poussière s’accumulant sur les combinaisons spatiales.

A l’image de nombreuses recherches en matière spatiale, ces technologies peuvent avoir des retombées au quotidien, sur Terre avec des innovations significatives. En effet, en développant des méthodes de prévention ou de nettoyage de la poussière, si cruciales sur la Lune et sur Mars, on pourrait également s’en servir pour protéger les personnes contre les poussières tranchantes ou toxiques présentes sur les lieux de travail. Ces applications concernent par exemple la poussière de bois des scieries, des marbreries, de certaines usines de faïence, des opérations de gravure et naturellement la poussière abrasive de quartz dans les mines.

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Tempète australe…

Nous avons déjà relaté l’épisode « haboob » sur Phoenix dans ce blog. Plus récemment, ce qui s’est passé dans les années 30 dans le Middle-west.
L’Australie aussi connait le phénomène. Les photos ci-après ont été prises dans la région de Onslow, au nord-ouest de ce vaste pays méconnu, dans une zone désertique.
Handout shows a cloud formation tinged with red dust travelling across the Indian Ocean near Onslow on the Western Australia coastLe mercredi 9 janvier 2013 vers 19 heures, heure locale, les habitants de la ville ont vu s’approcher au dessus de l’océan indien une véritable muraille rouge. Le phénomène de vent de sable est connu des météorologistes en Australie, dont le désert intérieur est comparable au Sahara. Dans le cas présent, il aurait été créé par l’accumulation de sable et de poussière rejetée vers l’océan par un orage naissant. poussiere australie 2Les vents au cœur de la tempête ont soufflé jusqu’à 120 km/h pendant l’heure qu’à duré le passage du monstre (!) selon les observateurs et a duré une heure avant d’enfin se calmer recouvrant le paysage, les maisons, les véhicules d’une épaisse couche de poussière rouge provenant du désert proche.
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Nuages de poussière, déjà dans les années 30, le Dust Bowl

Dans un article de janvier dernier « Phoenix dans un nuage de poussière », nous relations un phénomène stupéfiant qui avait touché l’Arizona. Les Etats-Unis sont malheureusement habitués à cette calamité. John Steinbeck déjà l’évoquait dans « Les Raisins de la Colère ».

Dustbowl mapDe façon répétitive durant les années sombres de la Grande Dépression, ces nuages de sable ont dévasté le middle-west américain sur une zone recouvrant le Kansas, l’ouest de l’Oklahoma, un bout du Nouveau Mexique, du Colorado et le Nord du Texas. Cette épisode dévastatateur connu désormais sous le nom de Dust Bowl ou bassin de poussière a marqué les imaginaires mais surtout eu des conséquences castastrophiques sur l’environnement écologique et économique, jetant sur les routes de milliers d’agriculteurs définitivement ruinés après de rudes années de crise.
Les photos ci-après illustrent mieux que des mots la réalité des dégâts provoqués par ces nuages de poussières.

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