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Batimat 2013, un salon trop grand ?

Logo Batimat 2013Il est surement trop tôt pour tirer un bilan de l’édition 2013 de Batimat qui s’est tenu entre les 4 et 8 novembre au Parc des Expositions de Villepinte.
Selon l’organisateur, Reed Expo, les objectifs quantitatifs visées sont atteints tant en volume d’exposants, qu’en nombre de visiteurs (au moins 350.000) qu’en rayonnement international.
Les fédérations professionnelles étaient également présentes avec des stands aux superficies impressionnantes (il suffit d’avoir déjà eu entre les mains un devis de salon pour un micro-stand pour imaginer le prix de telles surfaces). Seule ombre (et de taille) à ce tableau, les pouvoirs publics ont été plus que discrets, tous les ministères contactés (bien que concernés) ayant décliné les invitations qui leur ont été adressées. Simple maladresse, réelle bouderie voire mépris, on peut être surpris et s’interroger de ce désintérêt manifeste pour un des secteurs les plus porteurs d’emploi dans notre pays, véritable baromètre de l’activité économique (« quand le bâtiment va, tout va » se plaisent à dire certains analystes en mode Café du Commerce).

Batimat 2013Pour les visiteurs et les exposants avec qui nous avons échangé, le son de cloche est assez différent : si la Porte de Versailles était devenue trop exigüe pour accueillir le mastodonte (rappelons tout de même que Batimat était, il y a longtemps, hébergé à Villepinte avant de décliner et de revenir sur Paris), Villepinte est ressenti comme gigantesque. Entre le hall 5A (un des points d’entrée le plus fréquenté) et le hall 8 (celui de l’outillage de l’équipement électrique), il faut arpenter d’interminables allées, changer de halls, sortir, re-rentrer avec à chaque fois des contrôles (les badges sont systématiquement scannés en entrée et en sortie de hall) où il faut refaire la queue.
Certains stands sont gigantesques et étalent des moyens en décalage complet avec l’état d’esprit des artisans ou des petits professionnels.
Pour eux, pas trop d’affaires à Batimat, plutôt l’occasion de rencontrer des têtes connues, de discuter en refaisant le monde ou en ressassant les mêmes problèmes. Et surtout de picoler. La plupart des stand sont dotés d’un coin boisson, table haute ou basse et à midi, c’est apéritif généralisé. Une ambiance plutôt originale dans des salons professionnels (y compris batiment et construction) en général conviviaux mais policés (ou disons plus discrets).

Le plus de Batimat, c’est évidemment de pouvoir, en une journée, en un même lieu et sans autre effort que déambuler et ouvrir ses yeux, découvrir des fournisseurs méconnus, faire le tour des nouveautés produits de stand en stand.
Mais, outre des pieds qui souffrent le martyr, le gigantisme de l’événement laisse un goût bizarre, celui de n’avoir pu en saisir la matière tant elle est énorme ou au contraire d’avoir tout vu mais de façon trop superficielle pour les informations glanées soient durables et efficaces.

Malgré ces quelques constatations, il vaut se l’avouer, nous retournerons à Batimat à la prochaine édition pour son coté grand Barnum du Batiment. Tout en se disant que des plus petits salons comme ExpoProtection, Pollutec (qui se tient très bientôt) nous seront plus profitables !

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AMobilo, un fenêtrier qui fait attention à la poussière

Nous parlons assez peu des artisans sur ce blog. Mais cela nous arrive de temps à autre quand au hasard d’une discussion, d’une lecture sur Internet, nous découvrons une société qui mérite que ces efforts pour des travaux plus propres et plus sains soient soulignés.

logo AdMobiloC’est le cas avec AdMobilo (voirs le site de AdMobilo www.fenetresposees.com) dont nous avons croisé le sympathique dirigeant à Batimat il y a peu et qui intervient dans la vente et la pose d’huisseries (fenêtres évidemment mais aussi volets, portes, portails…). Pour lui, la satisfaction client ne s’obtient que par une qualité de service impeccable de la vente jusqu’à la pose. Aussi, met-il un point d’honneur à s’assurer que la mise en œuvre des produits achetés soit faite dans les meilleurs conditions de propreté et de respect des cahiers des charges. Une démarche rare pour être soulignée, beaucoup sous-traitant la pose à des personnels peu qualifiés, voire carrément des sagouins qui vous laissent des huisseries de travers, avec des jours et des abords de chantiers dans un état déplorable, et notamment de la poussière partout.
Avec AdMobilo, les chantiers sont protégés, en tenant compte des différentes configurations pour apporter des solutions adaptées et nettoyés impeccablement pour que fenêtre ne rime pas avec mal-être.

Il tire son exigence de qualité irréprochable d’activités précédentes dans le domaine des installations électriques industrielles, et reporte désormais cette culture pour ces nouveaux clients. Nous ne pouvons que saluer une telle approche.

 

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Batimat Paris : c’est parti pour 5 jours

Logo Batimat 2013C’est aujourd’hui lundi 4 novembre que débute le salon Batimat Paris à Villepinte entre Paris et Roissy-Charles de Gaulle. Batiment se tient tous les deux ans et c’est LE salon du bâtiment par excellence. Jugez plutôt : l’édition 2011 a réuni 3500 exposant et presque 352 000 visiteurs (dont 19% d’étrangers venant de 177 pays). Le déménagement s’imposait, la porte de Versailles se faisant un peu juste pour un tel mastodonte.

Matériaux, outillage, architectes, innovations… le salon se veut la référence en France.
A bientôt pour notre petit compte-rendu de visite de mercredi.

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L’Université de Sidney n’aime pas la poussière

university of sidneyL’université de Sidney en Australie accueille plus de 46.000 étudiants chaque année. Cela en fait une des plus grande mais aussi des plus réputées du pays, classée seconde au plan national. Créée en 1850, sa tradition est garante de la qualité de l’enseignement et de son cadre.

University_of_Sydney_Main_QuadrangleAussi, quand l’université engage des travaux dans ses locaux historiques, la qualité est au centre des préoccupations.
Dans cette optique, les sous-traitants intervenant sur les lieux sont rigoureusement choisi et doivent remplir des critères draconiens. Il en va de même des procédures de travail.
Ainsi, les chantiers pouvant générer de la poussière sont strictement supervisés et soumis à autorisation sur critères des précautions prises pour rendre les travaux aussi propres et respectueux que possible. L’autorisation pour les travaux générant de la poussière est accordés pour 24 heures. Tout chantier plus long doit passer une inspection supplémentaire.
Les critères visés par le formulaire d’autorisation sont :

  • dust works permitla mise en place d’un confinement parfaitement étanche autour de la zone en travaux ainsi qu’une signalisation périmètrique
  • la mise en oeuvre d’un dispositif d’extraction de la poussière : aspirateur, filtrage…
  • la ventilation appropriée des lieux
  • la protection des équipements de sécurité type détection incendie pour éviter qu’ils ne soient endommagés par la poussière
  • la formation des personnels aux risques du chantier et notamment quant à la diffusion des poussières.

La responsabilité de l’entreprise intervenant et ses réponses aux questionnaires englobent également et s’étendent à l’ensemble de ses éventuels sous-traitants.
Autant dire que la poussière n’est pas prise à la légère.

Gageons que le renforcement des objectifs de qualité de l’air intérieur dans les établissements scolaires va changer aussi la donne dans l’Hexagone dans les années à venir. D’abord engagés sur les maternelles, crêches, écoles primaires, ces mesures issus du Grenelle de l’environnement vont s’étendre progressivement à tous les lieux recevant du public. Et incluent évidemment les périodes de travaux, fortement responsable en général de nuisances respiratoires.

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Peintres : quelles précautions sur un chantier « peinture au plomb » ?

Le risque de saturnisme par ingestion de plomb est surement un des plus connus dans les logements anciens (voir nos autres posts sur ce sujet). L’action du plomb est variée : par inhalation, par ingestion, par contact. La dispersion de poussière, de vapeur ou de fumée est le vecteur principal du danger. Aussi un chantier de traitement de peinture au plomb doit-il être traité avec la plus grande vigilance.

Voici les grandes lignes des précautions indispensables :

  • Confinement des zones de travail, mise en place d’un sas pour l’accès aux zones risquées.
  • Mise à disposition d’un double vestiaire pour séparer les vêtements de ville des vêtements de travail.
  • Mise à disposition d’une douche.
  • Port des Equipements de Protections Individuelles :
– combinaison (jetable de préférence) recouvrant tout le corps ;
– protection respiratoire : masque filtrant ffp3 minimum. En fonction de
l’empoussièrement, des techniques employées et de la durée du chantier, la protection respiratoire devra être adaptée (masque à ventilation assistée, à adduction d’air…) ;
– protection des yeux ;
– gants ;
– chaussure de sécurité ;
– casque s’il y a un risque d’effondrement ou de chute d’objet ;
– protection auditive en fonction du bruit ambiant.
  • Ne pas faire brûler de bois recouvert de peinture de plomb ce qui aurait pour effet de libérer des vapeurs toxiques.
  • Pour nettoyer le chantier, le balayage est à proscrire. Le nettoyage sera réalisé avec un aspirateur doté d’un filtre à haute capacité.
  • Les déchets contenant du plomb sont stockés dans des sacs hermétiques identifiés et évacués vers un centre de traitement spécialisé.
  • Effectuer un contrôle d’empoussièrement avant restitution des locaux.
  • Ne pas manger, boire, fumer pendant les travaux.
  • Nettoyage des ongles et mains avant les repas et les pauses.
  • Prendre une douche en quittant le chantier.
  • Ne pas ramener les vêtements de travail au domicile.
Ces précautions peuvent être retrouvées en détail dans les plaquettes éditées par :
inrs - ed909
Une nouvelle fois, ces précautions issues de la réglementation du travail et de la pratique d’experts visent à protéger les travailleurs. Même si la réglementation française insiste sur les protections collectives, les personnes non-salariés exposées au chantier ne rentrent pas directement dans le champ de responsabilité des chefs d’entreprise. Aussi, que le chantier ait lieu dans un domicile, un lieu de travail ou un bâtiment public, il est important d’être vigilant à ne pas être exposé à ces nuisances par des précautions inadaptées. La seule protection des non-travailleurs résident dans le confinement. Vérifiez donc personnellement qu’il est étanche, c’est votre santé qui est en jeu.
oppbtp - peinture plombSouvenez vous que les confinements à base de films et scotch restent assez précaire. Les produits (que nous avons présentés sur ce blog) de type Zipwall ou ProtectaScreen ne procurent qu’une l’étanchéité très relative qui ne résiste pas durablement notamment en cas de courants d’air (et a fortiori de mise en dépression). Et pour faire des économies, certains ré-utilisent des films polyane …. percés, coupés et donc à la protection purement symbolique.

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Preventica : le salon référence de la protection et de la sécurité

logo preventicaS’il est un événement incontournable pour les professionnels de la prévention des risques au travail, c’est bien le salon Préventica. Fort de ces deux éditions annuelles, il rassemble les acteurs de la protection qu’ils soient experts, industriels, organismes officiels avec un même but : limiter voire faire disparaitre les risques encourus par les salariés dans leur activité. Systèmes anti-feu, masques respiratoires, instruments de mesure, douches de décontamination. Tous les équipements sont présents sur le salon. Moins connus, le salon traite aussi des risques liés à la malveillance, aux intrusions mais aussi à la vulnérabilité numérique.
C’est apour les entrepreneurs, les chefs d’entreprise l’occasion idéale de rencontrer ceux qui font et appliquent les réglementations. Des colloques et débats s’y tiennent également pour favoriser le dialogue au sein de la profession.
Preventica compte une liste impressionnante de partenaires de tous types trop nombreux pour être nommés. Citons néanmoins l’INRS, les Carsat, l’OPPBTP, l’AFNOR…
Preventica innovation lilleEnfin, Preventica décerne à chaque édition différents Prix de l’Innovation récompensant par secteur les nouveaux produits marquants. Cliquez sur l’image ci-contre pour voir les lauréats de l’édition Lille 2013.

Afin de toucher la plus grande audience, Preventica tourne dans les régions et s’est déjà tenu à Rennes, Bordeaux, Marseille, Strasbourg, Toulouse… L’édition de printemps 2013 s’est tenue à Lille les 28,29 et 30 mai. L’édition de rentrée aura lieu à Lyon du 24 au 26 septembre à Eurexpo – Chassieux. L’inscription visiteur et accès aux conférences et gratuites. Programme et infos ici.Un rendez-vous à ne pas manquer.

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Orgue mosellan : une restauration poussièreuse

orgue marangeLa commune mosellane de Marange-Zondrange peut être fière, elle possède en son église Saint-Martin un instrument rare : un orgue construit par Joseph Géant en 1867.
La Moselle offre un patrimoine culturel remarquable. L’une de ses particularités réside dans ses églises dotées de véritables sculptures musicales : les orgues. Avec près de six cents orgues répartis sur son territoire, la Moselle est le second des départements français pour l’importance de ce patrimoine unique.
Comme le souligne François Ménissier, un des spécialiste en France « L’orgue de Marange-Zondrange est à notre connaissance l’instrument de Géant le mieux conservé de notre département. C’est un témoin très intéressant de nos Francois-Menissier-Cracines et de notre passé culturel. Peu de villages d’ailleurs ont la chance d’avoir conservé à ce jour un orgue d’une telle importance historique et musicale, digne d’une très grande église. C’est malgré sa ruine l’un des instruments les plus intéressants de toute la Moselle, et qui plus est dans son état d’origine.Il est d’une grande dimension et possèderait après restauration tout ce qu’il faut pour faire un très grand effet. »
Après une première restauration par André Guébel en 1924, l’instrument n’est plus en état de jouer depuis 1965, la remise en état a été engagée en septembre 2011 et confiée à la manufacture Bauer. Les travaux se sont achevés début 2013.
Au passage, le chœur de l’église ainsi que le chemin de Croix ont été également restaurés.
Les travaux ont été co-financés par le conseil général et les dons que de généreux particuliers ont adressés.

Les différents travaux de menuiserie ont engendrés une fine poussière de bois qui s’est insinuée partout. Avant d’enfin pouvoir profiter d’un patrimoine mise en valeur, que de travail pour les paroissiens volontaires et le personnel de l’église pour se débarrasser de cette couche insidieuse qui s’est inscrite dans les carrelages, dans les tissus, sur le mobilier et les ornements.nettoyage-a-l-eglise

On le redit souvent qui plus est, la poussière de bois est des plus dangereuses. Davantage que le plâtre et le béton. Cher lecteur, vous n’avez sûrement pas d’orgue chez vous, mais pensez-y si vous avez tout de même prévu d’engager des travaux de menuiserie : exigez une protection décente de la part des artisans. Si le chantier est localisé, le mieux est une protection étanche sur les portes de circulation.

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Une protection…. de « haut niveau »

photo2photo6photo8J’avais évoqué dans mon article du 31 janvier (lire ici) le calvaire vécu par une amie pharmacienne lors de travaux d’aménagement de son officine. Elle vient de retrouver et de m’envoyer quelques photos qu’elle a faites des protections mises en place par l’artisan.
Le moins qu’on puisse dire est que cela semble… précaire. Et l’efficacité est à la hauteur de l’investissement réalisé pour protéger les biens et les personnes : NULLE !!!!

Réaliser des travaux de qualité est une chose. La plupart des artisans sont consciencieux et mettent un point d’honneur à livrer un travail correct. Mais quand prendront-ils en compte le fait que pendant le chantier, des personnes, hommes, femmes ou enfants, voire des animaux subissent les désagréments causés par la poussière, mais aussi les fumées, les odeurs ? Il est vrai qu’aucun produit ne semble adapté aux besoins usuels des chantiers de proximité. Il est urgent qu’un industriel propose enfin une solution simple et rapide à déployer pour confiner la poussière. Nos sommes convaincus que si elle est efficace, les clients seront enclins à payer quelques euros supplémentaires plutôt que devoir passer des heures en nettoyage … si ce n’est en consultation de médecin.

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Amiante : le point sur les dispositions légales et obligations

L’amiante fait désormais l’objet d’une législation très stricte pour en contrôler l’usage si ce n’est l’élimination. Cela va souvent jusqu’à une interdiction totale mais ils existent des exceptions réglementées par des textes officiels.
Les textes nationaux, européens et internationaux (pas toujours en accord) mettent dans l’embarras les entreprises souhaitant cerner précisèment de leurs responsabilités en particulier celles les obligeant à prendre des dispositions pour contrôler, puis éliminer l’amiante de leurs locaux.
Une situation complexe est créée par l’existence d’une réglementation française et d’une réglementation européenne. En outre, des textes généraux sur la protection des travailleurs ou sur les produits peuvent coexister avec des textes spécifiques de l’amiante. Le résultat est difficilement accessible pour l’usager, qu’il s’agisse d’un chef d’entreprise qui veut être en règle, d’une personne qui veut connaître la législation des maladies professionnelles liées à l’amiante, ou d’un propriétaire d’immeuble soucieux de satisfaire à ses obligations en matière de reconnaissance de la présence d’amiante.

Que dit la législation :

Depuis le 1er janvier 1997 le décret no 96-1133 du 24 décembre 1996 pose le principe d’une interdiction générale de l’importation, de la fabrication, de la mise sur le marché de toutes variétés de fibres d’amiante incorporées ou non dans des matériaux ou autres produits, néanmoins ces interdictions ne font pas obstacle à l’accomplissement des obligations relatives à l’élimination des déchets.
Un autre arrêté du 17 mars 1998 fixe une liste de catégories d’exceptions à l’interdiction et indique la norme à laquelle doivent répondre les produits textiles à base d’amiante. Il remplace le premier arrêté d’interdiction du 24 décembre 1996.
Pour les entreprises la réglementation fixe les conditions dans lesquelles la protection des travailleurs contre les risques liés à l’inhalation de poussières d’amiante doit être organisée dans l’entreprise (décret n° 96-98 du 7 février 1996 relatif à la protection des travailleurs contre les risques liés à l’inhalation de poussière d’amiante).

Obligations des propriétaires

Décret n°96-97 du 7 février 1996 modifié relatif à la protection de la population contre les risques sanitaires liés à une exposition à l’amiante dans les immeubles bâtis :
Il prévoit un renforcement des mesures de prévention contre l’amiante dans les bâtiments. En effet, depuis plusieurs années, un programme d’actions contre les risques sanitaires liés aux expositions à l’amiante a été mis en œuvre par les pouvoirs publics, en raison du caractère cancérogène de ses fibres. Une campagne de diagnostic et de travaux a déjà été engagée dans les principaux immeubles susceptibles de contenir ce matériau sous forme de calorifugeages, flocages ou faux plafonds. Cette première étape a permis de traiter en priorité les situations d’exposition les plus importantes.

Désamiantage :

Décret n° 96-98 du 7 février 1996.
Décret relatif à la protection des travailleurs contre les risques liés à l’inhalation de poussières d’amiante.

Si vous pensez être concernés par le désamiantage, sachez qu’il existe deux types d’entreprises à votre disposition :
celles chargées de l’évaluation : elles réaliseront un travail d’expertise et de mesure de la qualité de l’air.
celles chargées du désamiantage effectif.
Notez que c’est en raison de procédures particulièrement complexes que les tarifs pratiqués sont très élevés : protection des intervenants, sas de sécurité, ventilation spécifique, contrôle des opérations, évacuation et élimination des déchets …

En cas d’amiante friable (faux plafonds déflocage décalorifugeage, …), l’entreprise intervenant doit posséder la qualification Qualibat 1513.

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Poussière d’amiante : retrait de dalles de faux plafond

Etudions un cas pratique illustrant les risques liés à la poussière d’amiante.

Un électricien enlève une plaque isolante en amiante (60 cm x 60 cm) dans le plafond d’un bureau (ou d’une usine) pour accéder à des câbles dans le faux plafond. L’enlèvement d’une plaque isolante en amiante doit normalement être effectué par un spécialiste mais les petits travaux, notamment le retrait d’une plaque de plafond qui n’est pas endommagée, peuvent être réalisés par des travailleurs non agréés.

 

Mauvais

L’électricien, juché sur des supports inadaptés et non protégés, place un ciseau sur le bord de la plaque pour l’enlever du plafond. Ce faisant, de la poussière et des particules d’amiante sont libérées dans l’air. Il ne porte pas de protection respiratoire et réalise son travail sans précaution particulière.

Bon

L’électricien porte un équipement respiratoire complet et une combinaison avec capuchon. La zone autour des travaux est entourée d’une feuille de polyéthylène calibre 500 et de ruban adhésif. La plaque est retirée avec le plus grand soin. Un EPC efficace doit protéger la pièce en chantier de celles attenantes.

Le problème

L’amiante était souvent utilisée dans les bâtiments jusqu’au milieu des années 1980 pour la protection incendie et l’isolation. Les matériaux amiantés en bon état sont sûrs, à moins que les fibres d’amiante ne soient aéroportées, ce qui arrive lorsque les matériaux sont endommagés. Le travail sur des matériaux endommagés contenant de l’amiante ou près de ceux-ci, ou le fait de respirer des niveaux élevés de fibres d’amiante augmente les risques de maladies liées à l’amiante. L’amiante peut être présente dans: les produits en amiante-ciment les revêtements texturés le carrelage les revêtements pulvérisés sur les plafonds les plaques isolantes en amiante les revêtements calorifuges

La solution

Recherchez la présence de matériaux contenant de l’amiante; planifiez les travaux pour éviter d’y toucher Toute personne travaillant sur de l’amiante doit être correctement formée Tenez compte des autres risques en plus de l’amiante (par ex. le travail en hauteur) et effectuez la tâche en toute sécurité Utilisez un équipement/des méthodes pour vous assurer que l’exposition à l’amiante est aussi limitée que possible Préparez un plan de travail expliquant en quoi consiste la tâche, les procédures et les mesures de contrôle à utiliser Veillez à disposer de l’équipement adéquat; il doit être propre, en parfait état de fonctionnement et il doit protéger de l’amiante Prenez des dispositions pour la mise au rebut sécurisée des déchets d’amiante

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3 commentaires

Poussière d’artiste…

Et si, une fois coutume, nous parlions de la poussière comme un sujet artistique, et non comme cette ennemie qui nous incommode au quotidien ? En tout cas, ces photos trouvées sur le site de l’ébéniste normand Christian Cognard nous y incitent.
Pleines de la poésie simple, bercée de souvenirs d’enfance, quand nous furetions dans l’atelier de nos grands-pères toujours prêts à tourner, poncer, graver une pièce de bois. Et telles la madeleine de Proust, des  réminiscences de l’odeur si agréable du bois travaillé…

 

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IsoComble : l’isolation sans désagrément

Leader de l’isolation par soufflage, IsoWeck décline son expertise vers les particuliers avec IsoComble. Une solution simple, écologique, faiblement intrusive pour assurer l’isolation thermique d’une maison dont le chauffage pèse sur votre budget.

Spécialiste de l’isolation par souflage, les interventions se font en général par la toiture : pas de passage de buses, tuyaux ou techniciens dans la maison occupé, peu de nuisances, pas de poussières, débris, détritus dans votre intérieur.
Les matériaux isolant utilisés sont au choix du client : coton recyclé, ouate de cellulose (issus de vieux papiers), fibres de lin, de chanvre ou aussi laine minérale (le site indique un mélange de silice et de verre, il s’agit en fait de pare-brises automobiles recyclés et traités). Des produits plutôt écologiques, plutôt dans l’air du temps qui allient qualités thermiques et phoniques au retardement du feu.

IsoComble est présent au Salon de la Franchise pour continuer son développement en ouvrant son concept à des entrepreneurs. Nous souhaitons bonne chance à cette société dynamique qui a mis la qualité et le respect du client et de l’environnement en tête de ses valeurs.

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