Articles contenant le tag Environnement

Conseil anti-poussière #6 : Tapis, coussins, n’hésitez pas à les frapper

tapisPas question de violence ici mais bien de ménage !

Les tapis, on l’a déjà dit, sont un formidable réservoir de poussière. Les fibres des tapis absorbent la poussière comme une sorte d’énorme éponge et les libérent dans l’air ambiant au moindre pas. Passer l’aspirateur une fois par semaine – voir plus en cas de problèmes respiratoires – est un minimum, mais un bon battage à l’extérieur de temps en temps est une absolue nécessité. La technique idéale, c’est de les étendre sur une barrière ou une corde à linge (plutôt costaud de préférence) et de les battre avec un balai ou une raquette de tennis.
Tant qu’à faire, n’hésitez pas à infliger à vos coussins le même traitement de choc.

Les tissus d’ameublement absorbent la poussière qui se pose dessus, mais ils libèrent aussi leurs propres fibres. A chaque fois que vous vous asseyez dessus, ils projettent tout ça dans les airs.
Il faut donc battre régulièrement et dans un lieu aéré les cousins ou les pièces amovibles des canapés et fauteuils.
Si les éléments ne sont pas amovibles, vous pouvez aussi recourir à des housses ou des plaids pour recouvrir votre mobilier, quitte à les battre et les passer en machine fréquemment.

 

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Batimat 2013, une innovation anti-poussière médaille d’Or

batimat innovLe salon Batimat vient de s’achever après une semaine au Parc des expositions à Villepinte au nord de Paris. Le traditionnel concours de l’innovation a primée une trentaine de produits innovants.
Et cette année, la médaille d’Or catégorie « Matériel de chantier & Outillages » a  été décernée à une solution anti-poussière : le Polyane Liquide de marque Strik.

polyane liquideCe produit se présente sous la même forme qu’une peinture, applicable sur toute surface non poreuse (telles que plastiques, acryliques, marbres, métaux, béton, sols laqués, tuiles ou peintures). Après séchage, le Polyane Liquide se transforme en un film mince permettant de protéger, d’isoler, d’étanchéifier ou de confiner jusqu’à 24 mois. A toute moment, il se retire aisément du support sur lequel il est posé, à la main, sans trace, un peu comme un film pelable. Le produit existe en deux versions : blanche pour la protection intérieur et bleue pour la protection extérieur
• Facilité de pose, applicable au pistolet, au pinceau ou au rouleau : parfait pour les petites surfaces, les finitions et les réparations
• Rendement d’environ 4 m2 avec 1 kg
• Inodore et sans composé toxique
• Séchage en 2 h seulement
• Efficacité de 24 mois pour l’intérieur et 12 mois pour l’extérieur
• Déchets de faible volume
• Simple nettoyage des outils à l’eau froide !

Polyane Liquide StrikIl est tout à fait marquant que les efforts des industriels pour développer les protections contre la poussière soient récompensés. Cela va dans le bon sens, celui d’une meilleure qualité de vie lors de travaux. Néanmoins, je vois mal un artisan utiliser du polyane liquide pour confiner un petit chantier de rénovation tel que le réaménagement d’une salle de bain (où nous avons vécu un enfer au milieu de la poussière dans les chambres du palier pendant plusieurs semaines).

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Conseil anti-poussière #5 : utilisez correctement votre aspirateur

aspirateur moquetteL’aspiration seule ne suffit pas pour capturer toute la poussière en particulier sur les tapis ou moquettes. Pour obtenir de bons résultats, if faut disposer d’un agitateur de surface (vous savez, la brosse qui accroche et chamboule les fibres).

Si vous avez besoin de nettoyer un plancher, du carrelage ou un revêtement en vinyl, là il faut recourir à la tête boitier sans agitateur (ou avec un agitateur hors fonctionnement).
Pour les plinthes, les recoins, abandonnez la tête et insérez la buse d’aspiration profilée. Sur certains modèles étaient même fournies des têtes spéciales pour se glisser dans les espaces entre les tubes des radiateurs. Mais avec les convecteurs électriques et la disparition progressive des bons vieux radiateurs en fonte, ces accessoires ne sont plus guère présents.

Selon votre marque d’aspirateur, vous aurez plus ou moins d’accessoires (des mini-brosses, des buses de différentes formes). Mais le terme est mal choisi car les accessoires sont essentiels. Aussi n’hésitez pas à consulter la notice ou les documentations sur internet pour savoir quand utilisez quelle buse ou tête spéciale.
Changer d’accessoire fait faire évidemment des manipulations et peut être vu comme une perte de temps. Mais la qualité de nettoyage est à ce prix, votre intérieur vous remerciera.

 

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Panneaux solaires : revoici la poussière !

panneaux solairesVous êtes nombreux à avoir été tentés par la mise en œuvre de panneaux solaires. Que ce soit pour pourvoir à vos propres besoins ou pour revendre sa production. Dans tout les cas de figure, une analyse approfondie de l’équation économique est requise : avec une des électricités les moins chers au monde d’un coté et des investissements pouvant être lourds en face, il est important de faire ses calculs avant de prendre une décision d’installation.
voltaique - rendementMais les plus beaux calculs peuvent être lis à mal par notre bonne vieille ennemie : la poussière. En effet, les pollens, la suie, les poussières atmosphériques encrassent inlassablement vos panneaux. De nombreuses études se sont penchées sur la question et les résultats sont assez désespérants : selon les niveaux d’encrassement, la perte de rendement va de 7 à 20% après un an d’installation. Sans nettoyage, la dégradation de rendement se poursuit au fil des années et peut mettre plus qu’à mal vos plans de retour sur investissement. Avec seulement 40% de rendement résiduel au bout de 5 ans d’encrassement continu, c’est par 2,5 qu’il faudrait multiplier la surface de panneaux pour revenir au nominal de production. Autant dire qu’une fois de plus, la poussière doit être combattue sans pitié !

 

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Reverse-graffiti IBM

IBMAprès avoir quitté le domaine de l’informatique de bureau, IBM se présente désormais comme une compagnie globale, consciente et agissante sur des problèmes globaux. La pollution par les gaz à effet de serre en fait partie et IBM a récemment décliner cette préoccupation par une campagne « Remove carbon, improve your outlook » (ou « Débarrassez vous du Carbone, améliorez votre image ! »).

La campagne a notamment misé sur des réalisations en reverse graffiti, technique dont nous avons déjà parlé sur ce blog avec des réalisations très artistiques dans la poussière.

Le support n’est pas un pare-brise ou un véhicule empoussiéré mais des zones de vie londoniennes passablement encrassées par les rejets de véhicules et les poussières atmosphériques. Avec quelques pochoirs et coups de nettoyeur, l’agence a pu ainsi décliner quelques slogans fort mais aussi cette réplique d’un billet de 5 livres plutôt réussie.ibm_fight_carbon.jpg ibm_fight_carbon_text

ibm_fight_carbon_steps

 

 

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Eyjafjallajökull : toxique et pas qu’au cinéma !

eyjafjallajokullLe nouveau film avec Dany Boon, à la sortie très médiatisée, nous emmène encore plus au Nord que les Ch’tis. Cette évocation de l’éruption en avril 2010 de ce volcan au nom imprononçable met en scène les conséquences burlesques sur un couple divorcé.

Mais peu de temps après l’éruption, c’est un scientifique, climatologue renommé, Hervé Nifenecker qui s’intéressait à d’autres conséquences du nuage de poussière. Et ces révélations ne sont pas pour nous amuser, loin de là.

Dans un article paru sur la chaine Energie de l’expansion sous le titre Le nuage du volcan Eyjafjöll plus radioactif que Tchernobyl, le scientifique détaille sa méthode de calculs et en arrive à la conclusion que le nuage de cendres présente des niveau de radioactivité supérieur à celui de Tchernobyl. Pire, ces effets se font davantage sentir par inhalation que par ingestion comme s’était le cas avec le Césium 137 de la centrale ukrainienne. Dit autrement, même sans manger de produits de la terre potentiellement souillée, le simple fait de respirer le nuage du volcan nous a exposé à des taux impressionnants d’Uranium et de Thorium.
eyjafjallajokullEt ce, sans qu’aucune autorité sanitaire ne semble s’en inquiéter. Pourtant, selon ces calculs, ce sont quelques 600 tonnes d’uranium et 1800 tonnes de thorium qui se seraient retrouvées dans l’atmosphère. Et qui auraient traversé en tout sens l’espace européen sans s’arrêter à la frontière française à la différence d’autres nuages (prétendument) bien plus respectueux de notre beau pays. Une autre façon de ne pas alerter l’opinion publique mais la même pratique de l’écran de fumée (de volcan…).

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Abattage de poussières industrielles : la solution Microniser

Après avoir présenté Brumalis (voir notre post sur la fixation de poussière par brumisation), c’est avec la société belge Vangeel Elect. que nous poursuivons notre panorama des solutions proposées à l’industrie pour faire face à la diffusion massive de poussière.

microniser 4Le procédé proposé est la micronisation : il s’agit de créer de très fines gouttelettes d’eau d’environ 20 microns de diamètre au moyen de la force centrifuge au moyen d’un atomiseur rotatif. Une cage cylindrique grillagée tournant à haute vitesse fractionne l’eau et la pulvérise.
Les utilisations sont multiples, depuis l’humidification d’air au  le refroidissement et passant par l’atténuation des odeurs et l’abattage de poussière en milieu industriel.

Pour l‘abattage, Microniser crée une micronisation superficielle d’eau qui conjugue trois actions simultanées :

  1. Alourdir et agglutiner les particules en les humidifiant.
  2. Créer un  »couvercle » au dessus de la source de poussière : l’eau pulvérisée capte l’énergie nécessaire à son évaporation dans l’air ambiant et provoque ainsi un refroidissement de l’air. Ce refroidissement local, de quelques degrés (2-3° C), de l’air à la hauteur des têtes de pulvérisation (3 à 7 m), combiné au mouvement de chute des gouttelettes en processus d’évaporation, génère un couvercle d’air froid qui empêche les poussières de s’élever du sol.
  3. Diminuer la résistivité de l’air et ses charges électrostatiques. A cause de l’électricité statique, les poussières se repoussent les unes les autres et ont tendance à rester en suspension dans l’air. Augmenter l’humidité relative provoque une diminution de la résistivité de l’air et par conséquent diminue les charges électrostatiques des particules de poussière.

Selon le constructeur, le procédé Microniser peut s’appliquer dans des hangars, des halls semi-clos ou sur des sites extérieurs.Finesse et uniformité des gouttelettes permettent une plus grande efficacité de l’abattage avec une consommation énergétique réduite, directement à partir de l’eau de ville.
Les quelques photos illustrant le produit sont plutôt convaincantes.

microniser 2 microniser 1microniser 3

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MINI dépoussiére la publicité !

C’est ce qu’a fait l’agence de pub californienne BSSP pour mettre MINI au coeur de la campagne « et si, cette année, on commençait un grand nettoyage de printemps dans votre garage ? ». L’artiste qui n’a pas peur de se salir a réalisé cette œuvre éphémère sur un camion particulièrement crasseux et poussiéreux.
Mini-reverse-graffiti_1Mini-reverse-graffiti 2Au delà de l’esthétique plutôt réussie, le support a interpelé les passants. Cette technique de dessin baptisée « reverse graffiti » dépoussière efficacement les codes éculés de la publicité automobile.

Mini-reverse-graffiti_3

 

 

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Poussière de Lune : une priorité pour la NASA

Nous avons évoqué à plusieurs reprises récemment la question de la poussière dans l’Univers:

Ladee_minotaurPour la NASA, ce sujet reste une préoccupation majeur comme en témoigne le lancement le 6 septembre dernier d’un module d’exploration et d’analyse, propulsé par un lanceur Minotaur, énorme missile intercontinental reconverti en taxi pour l’espace. Cette sonde baptisée LADEE pour Lunar Atmosphere and Dust Environment Explorer doit réaliser différentes analyses du sol lunaire mais l’objectif est bel et bien de comprendre davantage les propriétés de sa poussière qu’on retrouve sur différents autres astres de notre systèmes solaire tel que Mercure, de grands astéroïdes ou les lunes d’autres planètes.

Après s’être séparée du dernier étage du propulseur Minotaur V 20 minutes après le décollage, la sonde devrait rejoindre son orbite péri-lunaire dans un mois. La sonde LADEE a la taille d’une petite voiture et pèse 383 kilos dont 135 kg de carburant, elle est doté de trois instruments scientifiques dont deux spectromètres. Elle doit récolter des données détaillées sur la structure et la composition chimique de l’atmosphère lunaire notamment la nature et la densité des grains en suspension, qu’on pense être à l’origine de phénomènes lumineux à la surface lunaire.

LADEE restera d’abord 40 jours très haut au-dessus de la surface lunaire pour effectuer une série de tests. Elle utilisera notamment une nouvelle technologie laser de transmission aussi puissante que celle des réseaux de fibres optiques terrestres. Ensuite elle entamera sa mission d’étude scientifique de l’atmosphère lunaire durant 100 jours.

Cette étude de l’atmosphère lunaire donne lieu à controverse y compris au sein de la NASA où certains pensent que la priorité devrait être l’analyse de la poussière. Toutefois, l’annonce par Pékin d’un programme visant à alunir rend cette étude urgente. En effet, un module se posant en surface pourrait perturber durablement l’équilibre des gaz et des particules. Cet état de fait a pesé pour définir le programme de travail.

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Poussière volcanique : quel danger pour l’aviation ?

Lors de l’éruption du volcan Eyjafjöll en Islande en 2010, la décision des autorités d’annuler purement et simplement les vols dans une grande partie de l’espace aérien européen avaient été plus ou moins bien accueillie. Pourtant, elle se fonde sur une réelle dangerosité des poussières rejetées massivement dans l’atmosphère par le volcan.
volcans islandaisEn effet, cette poussière est majoritairement (58% environ) composée de silice (SiO2) ou quartz, un minéral très dur, capable de rayer une vitre. De taille pouvant atteindre deux milimètres, dotées d’arêtes tranchantes, ces particules s’élèvent très haut dans la troposphère, même jusqu’à la stratosphère, au-delà de 12 km d’altitude. On les trouve donc de façon importante dans les couloirs aériens d’altitude. Or, le radar météorologique d’un avion n’est pas capable de repérer ces dangereuses cendres volcaniques. Sur un avion volant à plus de 900 km/h, ces poussières ont un effet abrasif, comme du sable, ce qui érode le fuselage et les ailes et rend le pare-brise opaque. Elles peuvent également provoquer un arrêt des réacteurs. En effet, lorsque le mélange de cendres, de particules basaltiques et de vapeur d’eau est aspiré par la soufflante du réacteur, il se retrouve dans le compresseur puis dans la chambre de combustion ou il est chauffé à environ 900°C. Il peut se produire un phénomène de fonte des particules suivi d’un refroidissement au contact de la turbine. Sur les ailettes de la turbine, se forme une pâte vitrifiée de quelques millimètres qui bouchent la sortie de l’air. Un système de sécurité, destiné à éviter une trop forte pression dans le compresseur, fait caler le moteur. L’avion n’a alors plus de réacteurs.

Ce cas de figure a été consigné à plusieurs reprises dans les tablettes des experts de l’aviation : en 1982, un Boeing 747 de la British Airways volait au-dessus de l’Indonésie pendant l’éruption du Galungung, à plus de 12 km d’altitude quand il a chuté et n’a pu faire repartir ses réacteurs qu’au bout de 13 minutes, une fois que les palettes ont pu se débarrasser du dépôt vitrifié. En 1989, un autre Boeing 747, de la compagnie KLM, a connu une mésaventure identique à cause d’un nuage craché par le Mont Redoubt en Alaska.

Compte-tenu des vents nord-européens, la dispersion de cendres et de poussières du volcan Eyjafjöll a été vaste et rapide comme en témoigne la carte ci-après.

nuage_Europe_EyjafjollLa suspension des vols a sans aucun doute été une sage décision pour éviter une catastrophe ou du mois, une énorme frayeur.

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L’univers est immense … et poussiéreux

nebuleuse de laigleNous l’avons vu sur la Lune, sur Mars, la poussière est omniprésente sur les corps célestes. Mais selon les astrophysiciens, cela va au-delà de ça : en fait, notre Univers est un endroit très poussiéreux, y compris dans le vide spatiale. Pour les scientifiques, il est « facile » de détecter les nuages de poussières car ils ont tendance à bloquer la lumière émise par les étoiles et les nébuleuses qui se trouvent derrière. Cela crée par parfois des formes un peu comme en ombre chinoise apparemment projetées sur la source de lumière.

Personne  ne sait exactement à quoi ressemble un grain de poussière interstellaire. Mais les études menées sur les interactions de cette poussière avec la lumière permettent d’affirmer qu’elle est très différente de la poussière constituée de cellules et de fibres qui emplit n’importe quelle maison terrienne. Les grains de poussière interstellaire sont composés principalement de carbone, de silicium et d’oxygène et mesurent généralement moins de 1/1000ème de millimètre. Des travaux récents ont pu montrer  que la plupart des grains de poussière ne sont pas sphériques. UN modèle d’agglomération a permis de démontrer que de minuscules grains de propriétés différentes s’assemblait au hasard pour former des chaines semblables à des molécules.

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La poussière toxique de la planète Mars

NASA_Mars_RoverMars est revenue sous le feu de l’actualité avec la mission Mars Exploration Rover dont le robot à roulettes (mesurant près de 3m de haut quand même) nous transmet régulièrement des images de la planète rouge. Parmi les expériences et découvertes scientifiques réalisées, une est de nature à calmer les esprits créatifs qui imaginent déjà des bases martiennes. En effet, la poussière de Mars est très vraisemblablement encore plus dangereuse que celle de la Lune. Aucun échantillon n’a pu être rapporté sur Terre mais les expériences conduites sur place montrent que c’est non seulement un puissant oxydant et irritant mécanique mais également un poison chimique.

Mars doit sa couleur rouge au fait que sa surface est constituée en grande partie d’oxyde de fer. Il s’agit essentiellement de maghémite, un minerai ferro-magnétique qui rouille sous l’atmosphère martienne. Différents scientifiques soupçonnent que le sol poussiéreux sur Mars pourrait être un oxydant si puissant qu’il brûlerait n’importe quel composé organique avec lequel il entrerait en contact. Cela inclut les plastiques, le caoutchouc et surtout la peau humaine aussi sérieusement que de la soude.Mars.png

L’autre défi de la poussière martienne provient des violentes tempêtes qui soufflent à la surface de l’astre. Avec des vents jusqu’à 180 km/h à l’équateur, des nuages de poussière rouge abrasive et toxique fouettent les montagnes, balayent les plaines, érodent le substrat martien au point qu’il semble exclu de vouloir conduire une mission d’exploration ; la poussière s’incrustera partout et il sera difficile d’installer un système de filtrage mars dust stormefficace. Certaines tempêtes concernent la planète entière et non une zone localisée comme le témoigne les clichés astraux ci-après. Comme les habitants du désert ou des côtes sablonneuses le savent bien, le sable et la poussière envahissent tout, et c’est un combat quotidien que les astronautes devront mener pour préserver leur santé ainsi que leurs outils de travail.

La NASA étudie actuellement les moyens d’atténuer ces risque. Ce projet vise à étudier les technologies telles que les enduits en couche mince capables de repousser la poussière des outils et des autres surfaces ainsi que des techniques électrostatiques permettant de secouer ou d’enlever d’une autre manière la poussière s’accumulant sur les combinaisons spatiales.

A l’image de nombreuses recherches en matière spatiale, ces technologies peuvent avoir des retombées au quotidien, sur Terre avec des innovations significatives. En effet, en développant des méthodes de prévention ou de nettoyage de la poussière, si cruciales sur la Lune et sur Mars, on pourrait également s’en servir pour protéger les personnes contre les poussières tranchantes ou toxiques présentes sur les lieux de travail. Ces applications concernent par exemple la poussière de bois des scieries, des marbreries, de certaines usines de faïence, des opérations de gravure et naturellement la poussière abrasive de quartz dans les mines.

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