Articles contenant le tag Environnement

Chammal, le haboob persique

Aussi transcrit Shamal, ce mot signifie vent en afghan. Il souffle du nord-ouest sur l’Irak et le golfe persique en provenance des montagnes turques et peut être dévastateur. Aussi dénommé Al-Haffar, le foreur; il est capable de creuser d’immenses cratères dans le sable du désert et déstabilise les dunes. Se chargeant de poussière, il peut donner lieu à de très violentes tempêtes de sable : on dit qu’il dévore les bateaux aussi les pêcheurs restent au port. Les habitants concernés s’enferment chez eux et calfeutrent portes et fenêtres.
L’épaisseur de la tempête de l’ordre du kilomètre interdit en général.toute activité aérienne pendant trois à cinq jours. Les pointes de ventes peuvent aller jusqu’à 90km/h transportant la poussière sur de très grandes distances et la rendant aussi Tempete-du-desert_referencedécapantes qu’un atelier de sablage. On raconte que la carrosserie des voitures peut être mise à nue, la peinture étant abrasée par la poussière.

Dans la décennie, une des plus violentes tempêtes à toucher Bagdad le 8 août 2005. Toute activité a été stoppée et les hôpitaux de la ville ont accueilli plus d’un millier de patients présentant des problèmes respiratoires ou oculaires graves.

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Tempète australe…

Nous avons déjà relaté l’épisode « haboob » sur Phoenix dans ce blog. Plus récemment, ce qui s’est passé dans les années 30 dans le Middle-west.
L’Australie aussi connait le phénomène. Les photos ci-après ont été prises dans la région de Onslow, au nord-ouest de ce vaste pays méconnu, dans une zone désertique.
Handout shows a cloud formation tinged with red dust travelling across the Indian Ocean near Onslow on the Western Australia coastLe mercredi 9 janvier 2013 vers 19 heures, heure locale, les habitants de la ville ont vu s’approcher au dessus de l’océan indien une véritable muraille rouge. Le phénomène de vent de sable est connu des météorologistes en Australie, dont le désert intérieur est comparable au Sahara. Dans le cas présent, il aurait été créé par l’accumulation de sable et de poussière rejetée vers l’océan par un orage naissant. poussiere australie 2Les vents au cœur de la tempête ont soufflé jusqu’à 120 km/h pendant l’heure qu’à duré le passage du monstre (!) selon les observateurs et a duré une heure avant d’enfin se calmer recouvrant le paysage, les maisons, les véhicules d’une épaisse couche de poussière rouge provenant du désert proche.
poussiere australie 1

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Nuages de poussière, déjà dans les années 30, le Dust Bowl

Dans un article de janvier dernier « Phoenix dans un nuage de poussière », nous relations un phénomène stupéfiant qui avait touché l’Arizona. Les Etats-Unis sont malheureusement habitués à cette calamité. John Steinbeck déjà l’évoquait dans « Les Raisins de la Colère ».

Dustbowl mapDe façon répétitive durant les années sombres de la Grande Dépression, ces nuages de sable ont dévasté le middle-west américain sur une zone recouvrant le Kansas, l’ouest de l’Oklahoma, un bout du Nouveau Mexique, du Colorado et le Nord du Texas. Cette épisode dévastatateur connu désormais sous le nom de Dust Bowl ou bassin de poussière a marqué les imaginaires mais surtout eu des conséquences castastrophiques sur l’environnement écologique et économique, jetant sur les routes de milliers d’agriculteurs définitivement ruinés après de rudes années de crise.
Les photos ci-après illustrent mieux que des mots la réalité des dégâts provoqués par ces nuages de poussières.

DustBowl Texas 1935Nuage de poussière dust bowll TexasDust bowl nuage de poussièredustbowl-2-4dustbowl-2-3 dustbowl-2-7 dustbowl-2-1

 

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Une entreprise de peinture sérieuse

En surfant ce matin, je suis arrivé sur le site d’une entreprise de peinture marseillaise qui, une fois n’est pas coutume, affiche clairement son engagement en matière de protection.

En effet, sur le site de la société SLVR Entreprise générale de peinture installée à Marseille, on trouve une longue page dédiée (voir la page ici) aux désagréments potentiels liés aux chantiers qu’ils peuvent opérer ainsi qu’aux réponses (produits ou procédures) qu’ils peuvent apporter pour y remédier.

Un grand bravo pour cet engagement environnemental à encourager, rares ont encore les professionnels qui prennent en compte de façon aussi large leur responsabilité vis-à-vis de leurs clients (biens et personnes).

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HQE – Cible 13

La norme HQE s’articule autour de 14 cibles réparties dans 4 familles sur 2 domaines : l’extérieur et l’intérieur.

Domaine D1 : cibles de maîtrise des impacts sur l’environnement extérieur

Familles F1 : cibles d’écoconstruction
– Cible 1 : Relation harmonieuse des bâtiments avec leur environnement
– Cible 2 : Choix intégré des produits, systèmes, et procédés de
construction
– Cible 3 : Chantier à faibles nuisances
Famille F2 : cibles d’écogestion
– Cible 4 : Gestion de l’énergie
– Cible 5 : Gestion de l’eau
– Cible 6 : Gestion des déchets d’activité
– Cible 7 : Gestion de l’entretien et de la maintenance

Domaine D2 : cibles de création d’un intérieur satisfaisant

Famille F3 : cibles de confort
– Cible 8 : Confort hygrothermique
– Cible 9 : Confort acoustique
– Cible 10 : Confort visuel
– Cible 11 : Confort olfactif
Famille F4 : cibles de santé
– Cible 12 : Qualité sanitaire des espaces
– Cible 13 : Qualité sanitaire de l’air
– Cible 14 : Qualité sanitaire de l’eau

La cible 13 nous semble particulièrement intéressante : en effet, si une partie concerne les équipements pouvant être installés (filtration ,régénération, mesures…) et leur gestion, un volet concerne le maintien de la qualité de l’air dans les seuils requis lors des interventions de maintenance diverses. Est-ce le cas durant des phases de travaux, on le sait , fortement génératrice de poussières ? Un sujet à approfondir

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Mais c’est quoi la poussière? suite : les risques de santé

Mais quels sont les risques de santé induits par la poussière (ou devrais-je dire les poussières) ?
Je reprends ici in extenso le texte de Wikipedia : il me semble assez exhaustif et synthétique.

« Plusieurs problèmes majeurs sont induits par la poussière. Autour de sites industriels ou urbains, ou à proximité de couloirs de transports, ou dans des bâtiments construits avec des matériaux toxiques (plomb, amiante…) la poussière contient souvent une proportion significative de toxines qui sont inhalés, notamment par les enfants qui sont plus actifs et inspirent proportionnellement plus d’air qu’un adulte (par rapport à leur masse corporelle).
Dans ces mêmes zones, l’air est souvent acide, plus riche en ozone et en autres gaz polluants agressifs pour les poumons, ce qui favorise des phénomènes de synergie. Même quand les poussières ne sont pas toxiques, leur inhalation chronique induit des cancers (cancer du meunier, du boulanger qui ont inhalé beaucoup de farine par exemple, ou du menuisier exposé aux sciures fines et poussières de bois, lors du ponçage notamment).

Une des causes de la silicose est l’inhalation de poussière de charbon ou de schiste, aggravée par l’inhalation de polluants, dont le radon, un peu de mercure, ou de radionucléides dans certaines mines (d’uranium par exemple). La poussière contient des spores de champignons, de mousses, de fougères et des pollens éventuellement naturellement allergènes et/ou dans le cas de nombreux pollens, qui le deviennent en se dégradant dans les milieux urbains où ils ne sont plus emportés par les abeilles, ni piégés et dégradés dans les sols végétalisés qui y sont rares. Les pollens sont en ville exposés à des polluants et à des phénomènes d’abrasion qui dégradent leur cuticule externe et en mettant à jour des molécules allergènes n’entrant normalement pas en contact avec les muqueuses (œil, cavité nasale, bouche, poumon, etc.)
Les poussières sont le support de nombreux microbes et autres agents pathogènes qui ne peuvent vivre longtemps en suspension dans l’air, mais subsistent dans la poussière. La poussière déposée par les semelles de chaussures amène dans les maisons des restes d’excréments de chiens, chats, oiseaux, rats, etc. Des particules toxiques, radioactives contaminantes peuvent être apportées au domicile avec les vêtements de travail par ceux dont le métier les expose à un environnement pollué.

Les poussières d’origine organique (issues par exemple de la dégradation de plumes ou de la desquamation de notre peau) contiennent des acariens dont les excréments peuvent être très allergènes pour les personnes sensibles. C’est pourquoi l’hygiène veut qu’on opère dans des salles blanches, qu’on traque les poussières dans les hôpitaux et les lieux de soins, tout particulièrement autour des allergiques (asthmatiques en particulier). Les masques à poussières de type FFP1, FFP2, ou FFP3 (les plus efficaces) peuvent protéger les travailleurs et les bricoleurs. Des filtres peuvent débarrasser l’air des poussières les plus grossières ou de poussières plus fines (filtration par voie humide, ou électrostatiques, ou par passage au travers d’une masse fibreuse dense).

L’architecture HQE vise notamment à réduire les facteurs d’empoussièrement de l’air. Dans les zones circumpolaires où les étés peuvent être secs, le salage est parfois utilisé en été pour stabiliser la poussière sur les routes, grâce au caractère hygroscopique du sel, mais ce sel finit par s’accumuler et pose des problèmes de toxicité pour la flore et certains animaux (poissons et certains amphibiens notamment). »

(source Wikipédia)

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Mais c’est quoi la poussière ?

Mais au fond, qu’est ce que la poussière ? Nous pensons tous la connaitre mais quelle en est la définition ?

Eh bien, le sujet est finalement assez difficile à limiter car hormis la propriété caractéristique de toutes les formes de poussières, à savoir la taille et donc la capacité à être déplacée voire mise en suspension par les flux d’air, il existe de multiples formes de poussières. Qui plus est, ces formes varient d’un lieu à l’autre et même d’une époque à l’autre. On sait aujourd’hui par exemple que l’atmosphère urbaine au cours du 19ème siècle était particulièrement chargée en particules résultant de l’usage extensif du charbon, particules aujourd’hui très rares (hormis zones minières ou industrielles).

On considère donc que la poussière est un ensemble de particules, débris, fragments d’une taille inférieure à 500 microns. Les origines en sont très variées naturelles ou liées à l’activité humaine : érosion des sols, projections volcaniques, rejets de chauffage, de transports (les pots catalytiques ont causé l’apparition de rejets de particules contenant des dérivés métalliques du platine…), des fibres, des débris d’insectes morts, des poils, des spores et moisissures… La taille limitée des ces débris permet leur mise en suspension aisée par courants d’air. La convection causée par un rayon de soleil frappant un objet empoussiéré peut à elle seule suffire à  mettre en mouvement des grains de poussières.

Il est d’ailleurs frappant de constater dans un rayon de soleil rasant à quel point l’air semble-t’il le plus pur est chargé de particules flottant en tout sens.

A suivre dans une synthèse des risques de santé liés aux poussières…

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Mesurer la qualité de son air ambiant

Le Salon de l’Electronique Grand Public vient de démarrer à Las Vegas. Parmi les innovations remarquées (française de surcroît), un système de capteurs mesurant la qualité de l’air à l’intérieur comme à l’extérieur proposé par la société NetAtmo.

 

La station capte différente informations (température, hygrométrie, taux de CO2) et les collecte régulièrement sur un site internet personnalisée consultable gratuitement via votre navigateur mais aussi votre téléphone ou autres tablettes. Vos données personnelles y sont croisées et complétées d’informations provenant des organismes officiels.

Grâce à un système de code couleur de son afficheur lumineux, la station alerte notamment quand l’air ambiant du domicile baisse en qualité par rapport à celui de l’extérieur : il est alors temps d’ouvrir les fenêtres pour renouveler une atmosphère confiné saturée en CO2.

Et pourquoi pas demain, la mesure de l’empoussièrement de l’air ambiant ? On serait surpris de découvrir la vraie nature de l’air que nous respirons.

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