Articles contenant le tag EPI

Peintres : quelles précautions sur un chantier « peinture au plomb » ?

Le risque de saturnisme par ingestion de plomb est surement un des plus connus dans les logements anciens (voir nos autres posts sur ce sujet). L’action du plomb est variée : par inhalation, par ingestion, par contact. La dispersion de poussière, de vapeur ou de fumée est le vecteur principal du danger. Aussi un chantier de traitement de peinture au plomb doit-il être traité avec la plus grande vigilance.

Voici les grandes lignes des précautions indispensables :

  • Confinement des zones de travail, mise en place d’un sas pour l’accès aux zones risquées.
  • Mise à disposition d’un double vestiaire pour séparer les vêtements de ville des vêtements de travail.
  • Mise à disposition d’une douche.
  • Port des Equipements de Protections Individuelles :
– combinaison (jetable de préférence) recouvrant tout le corps ;
– protection respiratoire : masque filtrant ffp3 minimum. En fonction de
l’empoussièrement, des techniques employées et de la durée du chantier, la protection respiratoire devra être adaptée (masque à ventilation assistée, à adduction d’air…) ;
– protection des yeux ;
– gants ;
– chaussure de sécurité ;
– casque s’il y a un risque d’effondrement ou de chute d’objet ;
– protection auditive en fonction du bruit ambiant.
  • Ne pas faire brûler de bois recouvert de peinture de plomb ce qui aurait pour effet de libérer des vapeurs toxiques.
  • Pour nettoyer le chantier, le balayage est à proscrire. Le nettoyage sera réalisé avec un aspirateur doté d’un filtre à haute capacité.
  • Les déchets contenant du plomb sont stockés dans des sacs hermétiques identifiés et évacués vers un centre de traitement spécialisé.
  • Effectuer un contrôle d’empoussièrement avant restitution des locaux.
  • Ne pas manger, boire, fumer pendant les travaux.
  • Nettoyage des ongles et mains avant les repas et les pauses.
  • Prendre une douche en quittant le chantier.
  • Ne pas ramener les vêtements de travail au domicile.
Ces précautions peuvent être retrouvées en détail dans les plaquettes éditées par :
inrs - ed909
Une nouvelle fois, ces précautions issues de la réglementation du travail et de la pratique d’experts visent à protéger les travailleurs. Même si la réglementation française insiste sur les protections collectives, les personnes non-salariés exposées au chantier ne rentrent pas directement dans le champ de responsabilité des chefs d’entreprise. Aussi, que le chantier ait lieu dans un domicile, un lieu de travail ou un bâtiment public, il est important d’être vigilant à ne pas être exposé à ces nuisances par des précautions inadaptées. La seule protection des non-travailleurs résident dans le confinement. Vérifiez donc personnellement qu’il est étanche, c’est votre santé qui est en jeu.
oppbtp - peinture plombSouvenez vous que les confinements à base de films et scotch restent assez précaire. Les produits (que nous avons présentés sur ce blog) de type Zipwall ou ProtectaScreen ne procurent qu’une l’étanchéité très relative qui ne résiste pas durablement notamment en cas de courants d’air (et a fortiori de mise en dépression). Et pour faire des économies, certains ré-utilisent des films polyane …. percés, coupés et donc à la protection purement symbolique.

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Preventica : le salon référence de la protection et de la sécurité

logo preventicaS’il est un événement incontournable pour les professionnels de la prévention des risques au travail, c’est bien le salon Préventica. Fort de ces deux éditions annuelles, il rassemble les acteurs de la protection qu’ils soient experts, industriels, organismes officiels avec un même but : limiter voire faire disparaitre les risques encourus par les salariés dans leur activité. Systèmes anti-feu, masques respiratoires, instruments de mesure, douches de décontamination. Tous les équipements sont présents sur le salon. Moins connus, le salon traite aussi des risques liés à la malveillance, aux intrusions mais aussi à la vulnérabilité numérique.
C’est apour les entrepreneurs, les chefs d’entreprise l’occasion idéale de rencontrer ceux qui font et appliquent les réglementations. Des colloques et débats s’y tiennent également pour favoriser le dialogue au sein de la profession.
Preventica compte une liste impressionnante de partenaires de tous types trop nombreux pour être nommés. Citons néanmoins l’INRS, les Carsat, l’OPPBTP, l’AFNOR…
Preventica innovation lilleEnfin, Preventica décerne à chaque édition différents Prix de l’Innovation récompensant par secteur les nouveaux produits marquants. Cliquez sur l’image ci-contre pour voir les lauréats de l’édition Lille 2013.

Afin de toucher la plus grande audience, Preventica tourne dans les régions et s’est déjà tenu à Rennes, Bordeaux, Marseille, Strasbourg, Toulouse… L’édition de printemps 2013 s’est tenue à Lille les 28,29 et 30 mai. L’édition de rentrée aura lieu à Lyon du 24 au 26 septembre à Eurexpo – Chassieux. L’inscription visiteur et accès aux conférences et gratuites. Programme et infos ici.Un rendez-vous à ne pas manquer.

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Amiante : Règles techniques, Moyens de Protection Collective et Equipements de Protection Individuelle

Les chantiers de retrait d’amiante sont aujourd’hui des plus réglementés quant au niveau d’exposition des travailleurs. La réglementation sera encore durcie au 1er juillet 2015. En effet, la valeur Amiante chantier dangerlimite d’exposition professionnelle (VLEP) descendra à une concentration moyenne en fibres d’amiante, sur huit heures de travail, ne dépassant pas dix fibres par litre. D’ici cette date, la VLEP est fixée à une concentration de cent fibres par litre en moyenne sur huit heures de travail.

Dans le cadre de l’évaluation des risques, l’employeur doit estimer le niveau d’empoussièrement pour les différents processus de travail du chantier sur un classement à 3 niveaux.
Les 3 niveaux d’empoussièrement réglementaires sont :
Niveau 1 : concentration inférieure VLEP (F/L)
Niveau 2 : concentration comprise entre la VLEP et 60 fois la VLEP
Niveau 3 : concentration comprise entre 60 VLEP et 250 la VLEP

Amiante chantierLes obligations de l’employeur sont désormais proportionnées en fonction des mesures d’empoussièrement résultant des processus d’intervention mis en œuvre. Sont alors définis les règles techniques, le choix et les conditions d’utilisation, d’entretien et de vérification des moyens de prévention collectifs (MPC) et des équipements de protection individuelle (EPI) à mettre en œuvre et en particulier les appareils de protection respiratoire (APR) adaptés aux niveaux d’empoussièrement sur les chantiers.

Pendant la phase de préparation de l’opération, l’employeur met en place des Moyens de Protection Collective (MPC) adaptés, les maintient en état et les renouvelle autant que nécessaire pour garantir un niveau d’empoussièrement le plus bas possible et inférieur ou égale à celui indiqué dans le Document Unique (DU).

Les MPC comprennent notamment l’aspiration des poussières à la source d’émisAmiante MPC 8 avril 2013sion, l’abattage des poussières, la sédimentation des fibres en suspension dans l’air, le calfeutrement des zones de travail, le confinement zones pollués associé à une mise en dépression et la création d’un flux d’air balayant la zone, la décontamination des personnes, des outils et matériels et des déchets emballés.

L’Arrêté du 8 avril 2013 définit les règles techniques, mesures de prévention et moyens de protection collective à mettre en œuvre par les entreprises lors d’opérations comportant un risque d’exposition à l’amiante (JO 17 avril 2013).

L’employeur met à disposition, maintient en l’état et renouvelle autant que nécessaire les Equipements de Protection Individuelle (EPI) des salariés, qui se composent :Amiante EPI 7 mars 2013
– de vêtements de protection à usage unique avec capuche de type 5, fermés au cou, aux poignets et aux chevilles,
– de gants étanches aux particules et compatibles avec l’activité exercée,
– de chaussures ou bottes décontaminables ou des surchaussures à usage unique,
– en fonction de l’évaluation des risques, d’un appareil de protection respiratoire.

L’Arrêté du 7 mars 2013 définit les modalités relatives au choix, à l’entretien et à la vérification des équipements de protection individuelle utilisés lors d’opérations comportant un risque d’exposition à l’amiante (JO 14 mars 2013).

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Poussière d’amiante : retrait de dalles de faux plafond

Etudions un cas pratique illustrant les risques liés à la poussière d’amiante.

Un électricien enlève une plaque isolante en amiante (60 cm x 60 cm) dans le plafond d’un bureau (ou d’une usine) pour accéder à des câbles dans le faux plafond. L’enlèvement d’une plaque isolante en amiante doit normalement être effectué par un spécialiste mais les petits travaux, notamment le retrait d’une plaque de plafond qui n’est pas endommagée, peuvent être réalisés par des travailleurs non agréés.

 

Mauvais

L’électricien, juché sur des supports inadaptés et non protégés, place un ciseau sur le bord de la plaque pour l’enlever du plafond. Ce faisant, de la poussière et des particules d’amiante sont libérées dans l’air. Il ne porte pas de protection respiratoire et réalise son travail sans précaution particulière.

Bon

L’électricien porte un équipement respiratoire complet et une combinaison avec capuchon. La zone autour des travaux est entourée d’une feuille de polyéthylène calibre 500 et de ruban adhésif. La plaque est retirée avec le plus grand soin. Un EPC efficace doit protéger la pièce en chantier de celles attenantes.

Le problème

L’amiante était souvent utilisée dans les bâtiments jusqu’au milieu des années 1980 pour la protection incendie et l’isolation. Les matériaux amiantés en bon état sont sûrs, à moins que les fibres d’amiante ne soient aéroportées, ce qui arrive lorsque les matériaux sont endommagés. Le travail sur des matériaux endommagés contenant de l’amiante ou près de ceux-ci, ou le fait de respirer des niveaux élevés de fibres d’amiante augmente les risques de maladies liées à l’amiante. L’amiante peut être présente dans: les produits en amiante-ciment les revêtements texturés le carrelage les revêtements pulvérisés sur les plafonds les plaques isolantes en amiante les revêtements calorifuges

La solution

Recherchez la présence de matériaux contenant de l’amiante; planifiez les travaux pour éviter d’y toucher Toute personne travaillant sur de l’amiante doit être correctement formée Tenez compte des autres risques en plus de l’amiante (par ex. le travail en hauteur) et effectuez la tâche en toute sécurité Utilisez un équipement/des méthodes pour vous assurer que l’exposition à l’amiante est aussi limitée que possible Préparez un plan de travail expliquant en quoi consiste la tâche, les procédures et les mesures de contrôle à utiliser Veillez à disposer de l’équipement adéquat; il doit être propre, en parfait état de fonctionnement et il doit protéger de l’amiante Prenez des dispositions pour la mise au rebut sécurisée des déchets d’amiante

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Protection Individuelle : ouate de cellulose

On l’a évoqué dans un post courant janvier (voir ici : une mauvaise expérience), le travail dans des combles peut vite tourner au cauchemar. Lieu par essence qui accumule les poussières de toutes origines, y travailler durablement sans équipement adapté peut vite en révéler les désagréments. Si en plus, vous y manipuler des produits isolants, on peut parler de danger pour la santé, que ce soit par contact ou inhalation.

La photo ci-après peut sembler excessive : combinaison étanche, masque quasi intégral et appareil respiratoire filtrant avec circuit de recyclage. Mais quand on sait qu’il s’agit d’un ouvrier spécialisé projetant de la ouate de cellulose pour assurer l’isolation thermique et acoustique des combles, on comprend mieux ces précautions.

En effet, cet excellent isolant est également retardateur d’incendie et résistant aux rongeurs, champignons et autres insectes xylophages. Mais pendant les manipulations, elle libère des poussières extrêmement irritantes notamment pour les bronches, cause d’inflammations et d’affections respirations si répétées. Pas de psychoses néanmoins, mais pensez tout de même au masque lors de la pose que ce soit en plaque ou a fortiori en projection

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Peinture au plomb : suite (et toujours pas fin…)

Je vous livre ici la traduction (maison…) d’un article publié sur la très sérieuse EPA – Environnement Protection Agency des Etats-Unis concernant les précautions en matière de barrière anti-poussière à prendre concernant la rénovation en général, mais a fortiori en cas de peinture au plomb.

« Des barrières devraient être utilisé pour limiter la diffusion de poussière et d’autres polluants du chantuer vers les autres pièces de la maison. Une barrière simple consiste d’un film polyéthylène de 6/10mm scotché sur les portes et autres ouvertures de la pièce. Du film poly devrait aussi être scotché sur les bouches d’aération ou de chauffage de la pièce pour éviter la diffusion des polluants et la contamination des conduits. Mais ayant obturer les conduits, vous devrez vous assurer d’une ventilation pour la zone. Un ventilateur d’extraction, et une arrivée d’air d’appoint complètera le dispositif. Pour plus d’information, se référer à la section sur le confinement aérien qui permet la création d’une barrière de pression pour éviter la dispersion des polluants [je publierai prochainement cette section].
L’illustration suivante (tirée de « Sécurité Peinture au Plomb : un guide pratique pour la peinture, l’entretien et la rénovation à domicile » édité par le « US Department for House Urban Development ») illustre comment créer une barrière tout en maintenant un accès à la pièce. On notera que pour des travaux avec beaucoup de poussière ou générant des polluants variés tels que des fumées de peinture, vous aurez besoin d’isoler la pièce de façon parfaitement étanche. »

anti dust barrier strategy for a cleanjob

Anti dust barrier strategy for a cleanjob

On rappellera qu’aux Etats-Unis, la peinture au plomb est la première cause d’empoisonnement chez les enfants et que ce sujet a été placé dans les top priorités des organisations gouvernementales de la santé et de l’environnement. Un engagement encore renforcé depuis 2011 et qui donne lieu à de nombreuses publications sur les sites fédéraux dédiés à la prévention. Par exemple :

Au coeur des dispositifs de protection, on retrouve des EPI, équipements de protection individuelle pour les ouvriers (masque, gants…) et des EPC, équipements de protection collective pour les occupants (barrière anti-poussière, obturants, ventilateurs…)

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EPI et EPC : quels produits ?

Les professionnels de la santé au travail distinguent deux types de produits de sécurité, protection, santé :

  • Les EPI : Equipements de Protection Individuelle
  • Les EPC : Equipements de Protection Collective

Les EPI recouvrent globalement tous les dispositifs destinés à être portés par un individu avant de lui procurer une sécurité sur une zone corporelle spécifique. On notera qu’il existe aussi des EPI dans des domaines autres que ceux du travail (Batiment, usines, …) mais dans les loisirs (gilet de sauvetage, …) ou les sports (protege-dents pour la boxe, bombe d’équitation, …).
Les EPI sont classifiés par rapport au type de protection apportée :

  • protection de la tête : casques de chantier et spécifiques (pompiers), casquettes anti-heurts et accessoires (jugulaires, visières, bavolets de nuque). La protection de la tête comprend en outre spécifiquement :
    • protection des yeux
    • protection auditives
    • protection du visage
    • protection respiratoire
  • protection des mains
  • protection des pieds
  • protection du corps
  • protection anti-chute
  • protections spécifiques

Les réglementations sont très bien définies quant aux obligations des employeurs notamment le financement des équipements.
Se référer au Code du travail, quatrième partie « Santé et sécurité au travail », Livre III « Équipements de travail et moyens de protection »

  • partie législative : art. L4311-1 et suivants
  • partie réglementaire : art. R4311-1 et suivants
  • partie législative : art. L4121-1 et L4121-2

Les EPC, collectifs donc ont pour vocation d’éloigner ou de protéger globalement d’un risque. Cela va du garde-corps pour éviter les chutes aux coffrages autour d’une machine outil, en passant par la signalétique ou les murs anti-poussière par exemple. On distingue différents types de risques : mécaniques, chimiques, ergonomiques, …

Autant la nature des EPC semble vague et mal définie, autant la réglementation adresse moins indirectement les responsabilités. 2 points néanmoins :

  • les EPC prime sur les EPI : la mise en place d’une solution collective efficace dispense de l’obligation d’équiper de façon individuelle, dès lors que la protection collective est opérante.
  • Les chantiers d’une taille significative ou présentant des risques spécifiques (voir Article L4531-1 (4ème Partie, Livre V, Titre III, Chapitre 1er) du code du travail et suivants) définissent l’obligation de la maitrise d’ouvrage de nommer un Coordonnateur SPS (Sécurité et Protection de la Santé) afin de s’assurer des choix architecturaux et techniques ainsi que dans l’organisation des opérations de chantier, en vue :
    1° De permettre la planification de l’exécution des différents travaux ou phases de travail se déroulant simultanément ou successivement ;
    2° De prévoir la durée de ces phases ;
    3° De faciliter les interventions ultérieures sur l’ouvrage.

Comme on dit communément, quand c’est la responsabilité de tout le monde, c’est celle de personne. En l’occurrence, c’est quand même celle du Coordonnateur SPS. Nous reviendrons bientôt sur cette fonction pour en préciser les contours et le fonctionnement.
Mais on gardera en tête que cette fonction :

  • concerne les chantiers d’une certaine ampleur (et non les chantiers « simples » des particuliers)
  • adresse les risques des travailleurs (et pas spécifiquement le public)

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Demi-Masque FFP Willson


Un exemple de masque anti-poussière de marque Willson (ici en FFP1). La gamme existe aussi en FFP2 et FFP3 (protection grippe aviaire et amiante).
On peut se procurer ce masque sur différents sites de vente en ligne tels que :
EPI-SOLUTIONS
EPI-NET
SETON
SAPROS (Suisse)

 

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Masque anti-poussière : FFP et normes

Nous commentions il y a qq jours  un post sur un forum (voir ici) d’un bricoleur peu avisé pris de malaises après avoir respirer des poussières fines dans des combles.

Une des précautions réside dans l’emploi d’un masque anti-poussière. Il en existe plusieurs types, présentant des caractéristiques de protection croissante (avec leur prix évidemment). Cela se traduit par 3 niveaux de filtration selon les termes FFP1, FFP2, FFP3 (FFP = Filtering Facepiece Particles, pièce faciale filtrante des particules).

Les masques FFP1 sont principalement des masques anti-poussières efficace pour le bricolage ou les travaux courants. Ils protègent contre les poussières à gros grains tels que celle du ciment, de l’aluminium, du sable, du charbon.
Les masques FFP2 sont plus filtrants et classiques dans divers domaines tels que le bâtiment, l’industrie pharmaceutique, la fonderie et l’agriculture. Ils peuvent également être utilisé en protection contre les virus de grippe ou encore la tuberculose.
Les masques FFP3 permettent de filtrer les particules les plus fines et en particulier celles de l’amiante.

Dans la mesure du possible, privilégier les masques munis d’une soupape. Cela facilite la respiration et évite la condensation qui diminue le pouvoir filtrant. En général, compte-tenu de l’épaisseur du filtre des masques FFP3, ceux-ci sont équipés en standard.

Il convient d’être particulièrement aux conditions de réutilisation des masques : elle est souvent indiquée en clair sur l’emballage mais peut être déduite du marquage des mentions légales :

  1. Nom du fabricant
  2. Référence du masque
  3. CE n° de l’organisme certificateur + EN149:2009 + la classe du masque (FFP1, FFP2 ou FFP3) + sigle (NR ou R)

Le sigle NR stipule non réutilisable (limité à une journée) , le sigle R autorise une réutilisation au-delà d’une journée.
Il est particulièrement risqué d’utiliser de façon répétée un masque Non Réutilisable. Un effet, un filtre colmaté par la poussière ne jouera plus son rôle. La respiration devient plus difficile et les inspirations plus profondes entraineront d’autant plus de poussière que le filtre ne le retient plus.

Le caractère de réutilisabilité du masque fait partie des apports de la norme EN149:2009 qui succède à la EN149:2001.

 

 

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Mauvaise expérience Rénovation

Je relaie ici un article (déjà ancien mais toujours d’actualité) publié dans le blog de Futura-Sciences. A lire ici.

L’auteur y relate avoir été fortement incommodé par des poussières fines lors du nettoyage de combles avant d’entamer des travaux d’aménagement. Le constat et les explications sont malheureusement classiques : des précautions limitées et un usage inadapté ou non maitrisé d’un équipement professionnel. En effet, l’auteur a utilisé un aspirateur professionnel dont le filtre défectueux (pas adapté ou peut-être simplement encrassé) n’a plus assuré sa fonction. Résultat : l’aspirateur a accéléré la mise en suspension de particules fines (gageons que dans les combles il s’agira de poussière de Laine de Roche, ou de Verre).

J’évoquais il y a peu la cible 13 « Qualité de l’air » de la démarche HQE : un volet important y est consacré à l’entretien des dispositifs de filtration de l’air. Comme pour l’aspirateur, un équipement encrassé finira par amplifier les problèmes qu’il était censé adresser.

J’en profite pour publier une photo de ce qu’on peut trouver comme avertissement sur un rouleau de laine de roche

En français :

  • Portez des lunettes lors de la pose.
  • Couvrez la peau exposée. Si le travail a lieu dans un espace confiné, portez un masque respiratoire jetable.
  • Les déchets doivent être traités selon les réglementations locales.
  • Nettoyez la zone avec un aspirateur.
  • Rincez les mains à l’eau froide avant de les laver.
  • Ventilez les zones de travail, autant que possible.

Nous le redirons encore : respectez les avertissements des fabricants. En tant que particulier, si vous faites les travaux vous-même, c’est la seule information (avec ce fabuleux blog bien sûr 🙂 ) dont vous disposez : ne la négligez pas, il en va de votre santé et de celle de vos proches.

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Site OPPBTP et Fiches prévention

Le site de l’Office de Prévention du BTP regorge d’informations pratiques sous forme de fiches adressant une foultitude de sujets.

Il y a peu une amie m’évoquait les travaux de menuiserie dans le dressing attenant à sa chambre à coucher. Sa literie a été recouverte d’une poussière fine et pénétrante. Il y a de quoi frémir quand on lit la fiche consacrée à l’aspiration des poussières de bois. Les effets cancérigènes des particules les plus fines sont reconnus et non négligeables.

http://www.preventionbtp.fr/Documentation/Publications/Fiches/Fiches-prevention/Equipements-de-travail/Protections-collectives/Aspiration-des-poussieres-de-bois-Principes-de-base

Dans les ateliers de menuiseries, les employés doivent être dotés d’équipements de protection individuelle de type élément filtrant, et les différents outillages de découpes ou façonnages doivent être équipes de dispositifs adaptés de captation des poussières afin d’en éviter au maximum la suspension dans l’air ambiant. L’air vicié doit être traité de façon spécifique et non rejeté tel quel.

Il est dommage que l’esprit de ces précautions ne soit pas conservé pour des chantiers chez les particuliers.

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Visite du Salon ExpoProtection 2012

De façon manifeste, le salon met l’accent sur les Equipements de Protection Individuelle. Nous trouvons ainsi des fabricants de chaussures à profusion. Des classiques  Jalatte, Cat au plus surprenant Michelin en passant par une foule de petites enseignes notamment transalpines. Comme pour les casques, les lunettes voire les systèmes respiratoires (masques, filtres…), les designers semblent avoir été conviés et les produits présentés rivalisent de technicité et de recherchel visuelle.

Les travaux en hauteur tiennent également une belle place avec moults harnais, treuils et évidemment le système Syam multi récompensé.
Les vêtements sont aussi très visibles avec des présences traditionnels comme Paul Boyé mais aussi des marques plus inattendues comme Kappa qui propose une ligne « Kappa for work ». A noter aussi l’arrivée de nouveaux textiles auparavant connus dans le domaine du Sport : respirant, léger, résistant, un condensé de micro-technologie.

Plus anecdotiquement, de nombreux fournisseurs proposent des systèmes de douches. Et on notera la présence fort mais encore discrète d’exposants chinois positionnés sur tous les types d’équipements traditionnels, mais assez peu innovants de ce que nous en avons perçus.

Le salon est toutefois une double déception :

  • – Peu ou pas d’Equipements de protection collective hormis les classiques garde-corps (type « Frénehard et Michaux ») ou systèmes de signalisation. A fortiori, rien tourné vers la protection collective du public.
  • – Et rien concernant la propagation de la poussière…

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