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Batimat Paris : c’est parti pour 5 jours

Logo Batimat 2013C’est aujourd’hui lundi 4 novembre que débute le salon Batimat Paris à Villepinte entre Paris et Roissy-Charles de Gaulle. Batiment se tient tous les deux ans et c’est LE salon du bâtiment par excellence. Jugez plutôt : l’édition 2011 a réuni 3500 exposant et presque 352 000 visiteurs (dont 19% d’étrangers venant de 177 pays). Le déménagement s’imposait, la porte de Versailles se faisant un peu juste pour un tel mastodonte.

Matériaux, outillage, architectes, innovations… le salon se veut la référence en France.
A bientôt pour notre petit compte-rendu de visite de mercredi.

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Amiante : Règles techniques, Moyens de Protection Collective et Equipements de Protection Individuelle

Les chantiers de retrait d’amiante sont aujourd’hui des plus réglementés quant au niveau d’exposition des travailleurs. La réglementation sera encore durcie au 1er juillet 2015. En effet, la valeur Amiante chantier dangerlimite d’exposition professionnelle (VLEP) descendra à une concentration moyenne en fibres d’amiante, sur huit heures de travail, ne dépassant pas dix fibres par litre. D’ici cette date, la VLEP est fixée à une concentration de cent fibres par litre en moyenne sur huit heures de travail.

Dans le cadre de l’évaluation des risques, l’employeur doit estimer le niveau d’empoussièrement pour les différents processus de travail du chantier sur un classement à 3 niveaux.
Les 3 niveaux d’empoussièrement réglementaires sont :
Niveau 1 : concentration inférieure VLEP (F/L)
Niveau 2 : concentration comprise entre la VLEP et 60 fois la VLEP
Niveau 3 : concentration comprise entre 60 VLEP et 250 la VLEP

Amiante chantierLes obligations de l’employeur sont désormais proportionnées en fonction des mesures d’empoussièrement résultant des processus d’intervention mis en œuvre. Sont alors définis les règles techniques, le choix et les conditions d’utilisation, d’entretien et de vérification des moyens de prévention collectifs (MPC) et des équipements de protection individuelle (EPI) à mettre en œuvre et en particulier les appareils de protection respiratoire (APR) adaptés aux niveaux d’empoussièrement sur les chantiers.

Pendant la phase de préparation de l’opération, l’employeur met en place des Moyens de Protection Collective (MPC) adaptés, les maintient en état et les renouvelle autant que nécessaire pour garantir un niveau d’empoussièrement le plus bas possible et inférieur ou égale à celui indiqué dans le Document Unique (DU).

Les MPC comprennent notamment l’aspiration des poussières à la source d’émisAmiante MPC 8 avril 2013sion, l’abattage des poussières, la sédimentation des fibres en suspension dans l’air, le calfeutrement des zones de travail, le confinement zones pollués associé à une mise en dépression et la création d’un flux d’air balayant la zone, la décontamination des personnes, des outils et matériels et des déchets emballés.

L’Arrêté du 8 avril 2013 définit les règles techniques, mesures de prévention et moyens de protection collective à mettre en œuvre par les entreprises lors d’opérations comportant un risque d’exposition à l’amiante (JO 17 avril 2013).

L’employeur met à disposition, maintient en l’état et renouvelle autant que nécessaire les Equipements de Protection Individuelle (EPI) des salariés, qui se composent :Amiante EPI 7 mars 2013
– de vêtements de protection à usage unique avec capuche de type 5, fermés au cou, aux poignets et aux chevilles,
– de gants étanches aux particules et compatibles avec l’activité exercée,
– de chaussures ou bottes décontaminables ou des surchaussures à usage unique,
– en fonction de l’évaluation des risques, d’un appareil de protection respiratoire.

L’Arrêté du 7 mars 2013 définit les modalités relatives au choix, à l’entretien et à la vérification des équipements de protection individuelle utilisés lors d’opérations comportant un risque d’exposition à l’amiante (JO 14 mars 2013).

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Mais au fait, c’est quoi l’amiante ?

L’amiante (ou asbeste en vieux français, asbestos en anglais) est un matériau d’origine naturelle, il constitue une famille de minéraux fibreux et cristallins très répandue. Faiblement coûteux, il a été très utilisé dans l’industrie et le bâtiment en raison de ses propriétés chimiques, physiques et isolantes (grande résistance à la chaleur et au feu ; matériaux d’isolation, revêtements, joints, tissus, mais aussi produits domestiques, bijoux…).
L’amiante consiste en silicates magnésiens ou calciques ayant des propriétés réfractaires. Il existe plusieurs variétés d’amiante dont les plus utilisées sont : le chrysotile, (amiante blanc), l’amosite (amiante brun), et la crocidolite (amiante bleu).

amiante

Avant son interdiction, l’amiante était extraite en France sur au moins 5 sites industriels principaux. Au niveau mondial, les gisements du Québec sont riches en chrysotile, alors que l’on rencontre principalement de la crocidolite au Brésil. Aujourd’hui, les plus gros producteurs sont, par ordre d’importance, la Russie, le Kazakhstan, la Chine, le Canada et le amiante2Brésil.

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Poussière d’artiste…

Et si, une fois coutume, nous parlions de la poussière comme un sujet artistique, et non comme cette ennemie qui nous incommode au quotidien ? En tout cas, ces photos trouvées sur le site de l’ébéniste normand Christian Cognard nous y incitent.
Pleines de la poésie simple, bercée de souvenirs d’enfance, quand nous furetions dans l’atelier de nos grands-pères toujours prêts à tourner, poncer, graver une pièce de bois. Et telles la madeleine de Proust, des  réminiscences de l’odeur si agréable du bois travaillé…

 

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Protection Individuelle : ouate de cellulose

On l’a évoqué dans un post courant janvier (voir ici : une mauvaise expérience), le travail dans des combles peut vite tourner au cauchemar. Lieu par essence qui accumule les poussières de toutes origines, y travailler durablement sans équipement adapté peut vite en révéler les désagréments. Si en plus, vous y manipuler des produits isolants, on peut parler de danger pour la santé, que ce soit par contact ou inhalation.

La photo ci-après peut sembler excessive : combinaison étanche, masque quasi intégral et appareil respiratoire filtrant avec circuit de recyclage. Mais quand on sait qu’il s’agit d’un ouvrier spécialisé projetant de la ouate de cellulose pour assurer l’isolation thermique et acoustique des combles, on comprend mieux ces précautions.

En effet, cet excellent isolant est également retardateur d’incendie et résistant aux rongeurs, champignons et autres insectes xylophages. Mais pendant les manipulations, elle libère des poussières extrêmement irritantes notamment pour les bronches, cause d’inflammations et d’affections respirations si répétées. Pas de psychoses néanmoins, mais pensez tout de même au masque lors de la pose que ce soit en plaque ou a fortiori en projection

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La paille : un matériau innovant ?

Depuis la validation en janvier 2012 par l’Agence Qualité Construction des règles professionnelles de construction dédiés à la paille, de nombreux projets aussi bien individuels que collectifs ont vu le jour. Auparavant apanage des particuliers à « l’avant-garde écolo », la paille devient un matériau utilisé par les professionnels tels qu’ETI Construction qui y consacre notamment plusieurs articles sur son site (accéder au site ici) .

Le marché est dopé par les commandes publiques. En effet après des tests concluants de résistance au feu, de nombreux projets d’établissement recevant du public (ERP) en paille voient le jour. Est fréquemment évoquée, une école primaire à Issy-les-Moulineaux qui sera livrée en juin 2013. Mais d’autres projets sont en cours d’élaboration.

 

Pourtant, l’idée n’est pas neuve : ceux qui ont des attaches campagnardes savent bien que la paille a été utilisé comme matériau de construction depuis fort longtemps. Que ce soit comme isolant mural, comme dans de nombreux habitats de montagne mais aussi comme solidifiant des matières de remplissage des ossatures.

Ainsi le fameux torchis se comporte comme un béton fibré naturel où la paille renforce considérablement les propriétés mécaniques. Les fermes normandes, champenoises, picardes, berrichonnes et d’ailleurs (pour ne parler que de la France) en témoignent en traversant les années sans (trop de) dégats.

Il est d’ailleurs frappant de constater qu’en ces temps de crise, les principes d’économies qui s’imposaient de fait à nos ancêtres semblent faire redécouvrir ce génie rural méconnu.

 

 

En savoir plus :

  • Site des compaillons, les compagnons de la construction en paille : cliquer ici
  • Site de Robin Gobet, un des pionniers de la construction paille : cliquer ici

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Plaques de plâtre et poussière : quelle réalité ?

On entend régulièrement des critiques à l’encontre des panneaux et plaques de plâtre utilisés extensivement dans la construction et l’aménagement intérieur depuis leur développement massif dans les années cinquante.

Quelle est la réalité ?

Voici ce qu’on trouve sur le site de Placo (voir ici, Toutplaco.com) , le leader français des panneaux de plâtre :

  • idée reçue n°1 : la plaque de plâtre provoque des poussières et des mauvaises odeurs :

Les produits et systèmes à base de plaques de plâtre ne rejettent pas de particules dans l’air. En effet, si des mauvaises odeurs proviennent des murs, cela est souvent lié à un problème d’humidité ou à la finition appliquée (peinture, revêtement mural, papier peint…).
Composée de matériaux inertes (carton et gypse) qui ne dégagent pas d’odeur, la plaque de plâtre conçue par Placoplatre® ne dégage, sous l’action de la chaleur, que de la vapeur d’eau non toxique.

  • idée reçue n°2 : la plaque de plâtre est radioactive

Le gypse est un matériau dont la radioactivité naturelle est la plus basse de tous les matériaux de construction minéraux. A ce titre, la radioactivité des plâtres est insignifiante par rapport à la radioactivité naturelle de l’environnement. Un ouvrage en plaque de plâtre ne rejette donc aucune particule nocive dans l’air.

Sur le point 1), la réponse est totalement évasive quant aux poussières. Or, quiconque aura posé ou fait poser des plaques de plâtre a forcément été confronté à la poussière résultant de la découpe.
Sur ce point, on peut lire dans l’Encyclopédie de Santé et Sécurité au Travail Volume III, par Jeanne Mager Stellman  Ed. Bureau International du Travail, Genève que, je cite in extenso,  « la poussière produite lorsqu’on découpe des panneaux, peut provoquer des allergies de contact ou des affections pulmonaires ».

Concernant les odeurs, les fabricants dignes de confiance comme Placo n’ont rien à se reprocher mais il est une réalité que certaines plaques de mauvaise qualité (contenant du soufre) peuvent produire du H2S toxique. C’est le cas avec des produits chinois notamment, largement utilisés dans les années 2000 aux États-Unis au point que les occupants ont été victimes d’émanations de sulfure d’hydrogène (en quantité jusqu’à cent fois supérieure à la normale). Plusieurs milliers de propriétaires sont désormais dans l’obligation de faire remplacer les panneaux incriminés, sous faute de ne pouvoir vendre leur bien (voir ici plus de détails).

Ces cas, malheureusement marginaux causent préjudice à toute la filière malgré les efforts menés par des fabricants fiables.

Concernant la radioactivité, les matériaux gypseux peuvent dégager du radon mais cette émission est effectivement « insignifiante » en comparaison d’autres matériaux (on peut évoquer certains ciments utilisés en Suède à base de schiste alumineux dont les taux de radium 226 était de 15 à 60 fois plus élevé que la moyenne de la croûte terrestre (voir synthèse CSTB).

Au global, et en privilégiant des produits de qualité fabriqués par des organismes dignes de confiance, on peut considérer que les panneaux de plâtre sont un matériau sain et surtout pratique. Les nuisances liés aux découpes doivent être prises en compte par les protections idoines comme tout chantier de construction, aménagement ou rénovation.

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Mortier Diamur NV – toxicité

En regardant de près certains sacs de matériaux utilisés sur le chantier de ma maison, j’avais été interpelé par les croix de toxicité.

Warnings mortier DIAMU

J’ai pris en photo le cartouche d’avertissement d’un sac de mortier Diamur NV, assez classique semble-t’il sur les chantiers.
Je retranscris ici la liste des précautions car elle est assez stupéfiante :

Identification des dangers :
R37/28: irritant pour les voies respiratoires et la peau
R41: Risques de lésions oculaires graves
R43: Peut entrainer une sensibilisation ar contact avec la peau

Conseils de sécurité :
S2: Conserver hors de la portée des enfants
S22: Ne pas respirer les poussières
S24/25: Eviter le contact avec la peau et les yeux
S26: En cas de contact avec les yeux, laver immédiatement et consulter un ophtalmologiste.
S35/37: Porter un vêtement de protection et des gants appropriés.
S39: Porter un appareil de protection des yeux/du visage approprié.

Fiche de données de sécurité sur demande.

Je vais tacher de récupérer cette fiche de données de sécurité… cela doit être assez instructif.

 

 

 

 

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Un beau chantier de rénovation

Un lien vers un blog sympa, un beau chantier de rénovation.

http://lagrangedefredetso.over-blog.com/

Le résultat est franchement de belle facture et peut stimuler tout propriétaire.

Mais que de travail, rien que la dépose de l’enduit pour retrouver le mur en pierres naturelles est un moment de bravoure.
Imaginez la poussière sur un tel chantier, avant d’arriver à ces photos plus qu’attrayantes !

Et que le temps peut sembler long quand on réside sur le lieu d’un tel chantier.

 

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