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Nouveauté : Cleanjob Solution

cleanjob solutions

Cleanjob 1

M.Chancerel avec un visiteur

Voici donc ce qui est pour nous l’innovation 2015 en matière de protection contre la poussière : la solution Cleanjob (voir le site internet où une vidéo présente le produit et son montage), un produit Made in France développé par M.Chancerel, son sympathique inventeur.
Ce produit permet de créer une barrière étanche entre deux pièces. Ainsi la poussière occasionnée par des travaux dans une pièce ne se propage pas à l’autre, permettant aux occupants de vivre normalement. Il s’installe dans les huisseries (de portes typiquement, mais aussi de fenêtres pour empêcher des courants d’air par exemple) mais l’inventeur (ici, en plein explication avec un artisan visiteur très attentif) nous explique qu’il est facilement posable dans un couloir voire au sein du pièce pour la couper en deux (de nouvelles déclinaisons du produit avec des extensions seront proposées prochainement ainsi qu’un service de conception ad-hoc selon les besoins).

Comment ça marche ? Le principe est génialement simple mais techniquement élaboré (et protégé pCleanjob 2ar plusieurs brevets). Un châssis télescopique fait de barres d’aluminium coulissant les unes dans les autres s’adapte à l’huisserie et y est plaqué par 4 lame-ressorts situées dans les coins (photo ci-joint).
Une bâche dans un matériau haute résistance (j’ai oublié le nom mais j’ai noté qu’il résiste aux colles, aux solvants, est hyper résistant et constitue un isolant phonique et thermique, on est donc loin du film polyane qui se déchire ou se perce à tout bout de champ et fini couvert de scotch…) est fixé sur ce châssis au moyen de clips métalliques qui s’insère dans une gorge dans les barres alu et d’un joint périphérique en caoutchouc muni d’ailes qui plaquent la bache sur le support (le mur ou le sol) assurant ainsi l’étanchéité. La photo ci-dessous montre la bâche en place sur le châssis. Il s’agit ici d’une version avec fermeture zip étanche et fenêtre translucide mais il en existe des versions sans fenêtres, sans fermetures, avec buse pour aspirateurs, …

La bâche en place

La bâche en place sur le châssis

Bon soyons objectif, nous n’avons pas vu le produit en situation mais nous avons été séduit par son concept, sa réalisation (matériaux de grande qualité, packaging nickel dans une valisette de transport) et ses prestations « sur le papier » : étanchéité totale sur les 4 cotés (peu voire aucun produit peut en dire autant), adaptabilité, ré-utilisabilité intégrale et éléments recyclables, efficacité durable et permanente une fois posé. Et aussi par son inventeur passionné et dynamique, M.Chancerel. Et je ne résiste pas à relayer l’origine de ce projet : M.Chancerel et sa compagne ont entrepris des travaux dans leur ferme dans l’Orne, et face à la poussière envahissante (notamment dans la chambre de leur bébé, Madame a mis en demeure Monsieur de trouver une solution. Après avoir essayer différentes approches toutes inefficace (scotch et polyane d’abord, fixations système D, puis zipwall et sa kyrielle d’accessoires prêtés par un ami peintre), il a mis en chantier SA solution. Et voilà :).

PS : sur la plaquette du produit, M.Chancerel cite notre blog comme source d’information sur la dangerosité de la poussière. Nous en sommes flattés et y voyant la reconnaissance de notre tentative d’informer sur les risques et les solutions à cette nuisance.

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Risques Poussière : l’Aspergillose

L’Aspergillose est une infection respiratoire dûe à la diffusion des spores d’un type de champignons microscopiques, les Aspergillus. Ces champignons sont présent partout : sols, murs, meubles, textiles, mais aussi dans l’eau, sur les végétaux et même les aliments.
Il existe environ 200 espèces d’Aspergillus dont une trentaine sont dangeureuses pour l’homme. En particulier, l’Aspergillus fumigatus et l’Aspergillus Niger qui sont les plus fréquents et représentent à eux deux 90% des cas d’Aspergillose.

Si le champignon est inoffensif pour les personnes en bonne santé, il peut s’avérer mortel pour ceux qui sont fragilisés par une maladie grave. Le problème est donc particulièrement prégnant en milieu hospitalier. C’est un sujet d’autant plus complexe que les spores d’Aspergillus sont particulièrement résistants : ils supportent des variations de température de l’ordre de 70°C ainsi que la sécheresse et l’humidité (ils peuvent même vivre dans l’eau) et peuvent vivre dans l’environnement de plusieurs mois à un an.

En milieu hospitalier, les contaminations aux spores d’Aspergillus peuvent survenir principalement par voie aérienne et attaquer les poumons, les sinus. Mais aussi par voie cutanée (dans les plaies) et digestives (aliments ou eau contaminés) et donner lieu aux formes les plus graves d’aspergillose invasives par contamination du sang ou de différents tissus ou organes.

Les travaux sont à l’origine des deux-tiers des aspergilloses. Ils créent des turbulences qui mettent en suspension la poussière de spore et peuvent créer de véritables nuages (dit aspergillaires) de concentration élevée (jusqu’à 10 000 fois la normale). Fugace et difficile à détecter, ces nuages se désagrègent en déposant des spores partout. En milieu hospitalier, les opération de déposes de faux-plafond, la maintenances des filtres de traitement d’air, les matériaux d’isolation et évidemment les excavations, perçages ou destructions et de construction sont propices à la dispersion des spores d’aspergillus, dangereux pour les patients à risque.

Nous reviendrons bientôt sur les consignes et dispositions devant être prises pour diminuer les risques de contamination.

 

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Barrière anti-poussière par dépression

Samedi dernier, j’ai publié (voir ici http://www.poussiereinfo.fr/peinture-pl…riere-physique/) la traduction d’une page de l’US Environnement Protection Agency concernant la mise en place de barrières physiques anti-poussière. Voici la suite concernant l’aération des pièces en travaux.

« La ventilation intervient de façon importante pour la qualité de l’air intérieur pendant un projet de rénovation, et notamment en évitant la diffusion de la poussière et autres polluants à l’ensemble de la maison. Une stratégie efficace est d’utiliser une extraction d’air – aussi simple qu’un ventilateur caréné soufflant depuis la pièce en chantier directement vers l’extérieur de la maison [j’ai trouvé une photo pour illustrer ce dispositif].
Cette solution fait deux choses. D’abord, cela extrait rapidement la plus grosse partie des polluants en suspension de la pièce. Ensuite, cela met la pièce en dépression ce qui crée une « barrière » qui empêche l’air – et donc les polluants qu’il contient – de se déplacer de la zone de chantier vers le reste de la maison.
Si vous utilisez un ventilateur à la fenêtre, fixez le à l’intérieur du cadre de la fenêtre afin qu’il ne puisse pas  tomber à l’extérieur. Si il pleut ou neige, il faudra le couper et l’enlever de la fenêtre pour éviter un court-circuit électrique avec l’humidité.
L’efficacité d’une barrière de pression sera accru par la mise en place sur les huisseries de barrières anti-poussière physiques étanches.
Le schéma suivant illustre le principe de base de la barrière de pression : »

pressure barrier for a cleanjob

Pressure barrier for a cleanjob

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Peinture au plomb : suite (et toujours pas fin…)

Je vous livre ici la traduction (maison…) d’un article publié sur la très sérieuse EPA – Environnement Protection Agency des Etats-Unis concernant les précautions en matière de barrière anti-poussière à prendre concernant la rénovation en général, mais a fortiori en cas de peinture au plomb.

« Des barrières devraient être utilisé pour limiter la diffusion de poussière et d’autres polluants du chantuer vers les autres pièces de la maison. Une barrière simple consiste d’un film polyéthylène de 6/10mm scotché sur les portes et autres ouvertures de la pièce. Du film poly devrait aussi être scotché sur les bouches d’aération ou de chauffage de la pièce pour éviter la diffusion des polluants et la contamination des conduits. Mais ayant obturer les conduits, vous devrez vous assurer d’une ventilation pour la zone. Un ventilateur d’extraction, et une arrivée d’air d’appoint complètera le dispositif. Pour plus d’information, se référer à la section sur le confinement aérien qui permet la création d’une barrière de pression pour éviter la dispersion des polluants [je publierai prochainement cette section].
L’illustration suivante (tirée de « Sécurité Peinture au Plomb : un guide pratique pour la peinture, l’entretien et la rénovation à domicile » édité par le « US Department for House Urban Development ») illustre comment créer une barrière tout en maintenant un accès à la pièce. On notera que pour des travaux avec beaucoup de poussière ou générant des polluants variés tels que des fumées de peinture, vous aurez besoin d’isoler la pièce de façon parfaitement étanche. »

anti dust barrier strategy for a cleanjob

Anti dust barrier strategy for a cleanjob

On rappellera qu’aux Etats-Unis, la peinture au plomb est la première cause d’empoisonnement chez les enfants et que ce sujet a été placé dans les top priorités des organisations gouvernementales de la santé et de l’environnement. Un engagement encore renforcé depuis 2011 et qui donne lieu à de nombreuses publications sur les sites fédéraux dédiés à la prévention. Par exemple :

Au coeur des dispositifs de protection, on retrouve des EPI, équipements de protection individuelle pour les ouvriers (masque, gants…) et des EPC, équipements de protection collective pour les occupants (barrière anti-poussière, obturants, ventilateurs…)

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Cauchemar à la Pharmacie

Une amie pharmacienne m’a raconté il y a peu le cauchemar qu’elle a vécu dans son officine. Elle a fait intervenir un artisan de sa ville (petite bourgade du Finistère) pour transformer une pièce attenante à sa réserve. Artisan de qualité d’ailleurs car il a fait de l’excellent travail à son domicile.

L’artisan a choisi de calfeutrer la porte d’accès à cette pièce avec du scotch et du film plastique version « fait maison ». Mais comme c’est le seul accès à la pièce, les deux ouvriers passaient et repassaient, décollant et recollant du scotch qui très vite ne tenait plus sur l’huisserie. Cette installation précaire avait beau être refaite tous les matins pendant la semaine de travaux, le magasin s’est vite retrouvé au milieu de la poussière.
Mon amie devait en permanence nettoyer les présentoirs, les rayons d’exposition, même la caisse des espèces s’est retrouvé empoussiérée ! Elle a dû engager des frais supplémentaires au chantier en demandant aux employés de rester le soir pour passer le chiffon… Au-delà du bruit intermittent, les clients étaient dérangés par la poussière qui volait dans la pièce, certaines personnes agées quittant la file d’attente pour, malheureusement, acheter leurs médicaments dans l’autre pharmacie de la ville.

Mon amie me demandait donc si il existait des solutions fiables pour empêcher la propagation des poussières. Nous évoquions il y a peu un dispositif de protection du commerce, le kit PLASTO, assez peu efficace. Il en existe d’autres à base de perches téléscopiques mais pour en avoir parler avec différents artisans, aucun ne trouvent que c’est la panacée.
Vu l’ampleur d’un problème que tout le monde rencontre, gageons qu’un fabricant va sérieusement se pencher sur le sujet de la barrière anti-poussière !

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Protection anti-poussière : kit scotch et film PLASTO

Il y a quelques semaines, en faisant quelques emplettes dans ma grande surface de bricolage à l’enseigne bien connue, j’étais tombé sur ce produit. Fabuleux : je suis accroché par le claim (la promesse, comme on dit quand on a fait marketing première langue) qui assure « la garantie d’un chantier 100% protégé » .Une gageure et le Grall de quiconque fait un minimum de travaux, qu’on soit particulier ou professionnel.

Mais bon, quand on regarde de près, ça reste du scotch et un film mais le plus, il y a une fermeture éclair. Comme ça, on peut sortir et entrer dans la zone protégée.

La fiche produit sur le site du distributeur (y accéder ici) est assez laconique :

  • les plus produit : un chantier 100% protégé
  • Support de destination : Extérieur

Hier, profitant du temps mitigé sur l’Ile de france, je me suis attaqué à la rénovation d’une salle d’eau lavabo-douche que j’ai au sous-sol. Première étape : dépose du carrelage mural.

Bon, soyons franc, j’ai quand même un peu galéré à installer le produit sur le montant de la porte (pourtant j’avais bien préparé la bache avant, découpé et fixé le zip). Pour le sol, grosse interrogation :

  • soit je colle le bas de la bache avec le scotch, mais à ce moment-là, je ne peux plus sortir de la pièce sans devoir tout arracher,
  • soit je ne colle pas mais du coup, ça reste libre et la tension du film ne suffit pas à empêcher le passage de la poussière en dessous.

J’opte pour le première méthode et scotche de l’intérieur du cabinet de toilette le bas du film. Et évidemment, au bout de 5 minutes, je dois ressortir car j’ai oublié ma pointe à tracer (bon ok, pas malin, mais que celui qui n’a jamais oublié un outil me jette le premier parpaing). Obligé de tout décoller. Je reviens, je recolle le bas mais le scotch a bouffé de la poussière et colle déjà moins bien.  Même combat au bout d’un quart d’heure quand je vais me chercher une bière (ça donne soif le carrelage !!). Mais là avec la poussière qui commence à se déposer, le scotch ne tient plus du tout et avec mon passage, le couloir est déjà empoussiéré.

Je vais la faire courte mais soit je n’ai rien compris, soit ce truc ne fait pas le « 100% protégé » annoncé. Sur les cotés, je veux bien, mais par le bas, c’est la cata. Et par la suite, quand j’ai commencé à passer la ponceuse pour bouffer la colle et araser tout ça , c’est comme si je n’avais rien mis, les mouvements d’air pulsé brassant la poussière sous la bâche… Et à force de passer, j’ai fini par arracher les cotés. Heureusement que je vais tout repeindre car ma peinture déjà un peu écaillée est partie avec le scotch.

Pas concluant… et comme ma femme avait laissé du linge propre dans le couloir et a du tout relavé, je me suis fait un peu chambré (pour ne pas dire plus…). Bon soyons réalise, ce produit ne permet pas d’éviter que la poussière se balade (et en y repensant, je l’ai trouvé au rayon « peinture » mais bon qu’on ponce, scie du placo ou casse un mur, la poussière reste la poussière.

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Peinture au plomb (suite et sûrement pas fin)

En naviguant il y a peu sur des blogs traitant de rénovation, je suis tombé sur un post intéressant concernant les travaux avec des enfants (voir le blog ici). C’est toujours sympa d’avoir des enfants « bricoleurs » et le post donne conseils et retour d’expérience.

J’ai été tout de même interpelé par une vidéo où on voit les deux enfants s’amusant (forcément…!) à arracher le papier peint. Manifestement, celui-ci est posé sur sur une couche de peinture. Vue l’âge de la maison et du papier, il y a de grandes chances (ou risques) que celle-ci contienne du plomb. Le post ne dit pas si un test a été fait préalablement mais cela aurait été bien. Car les enfants ne portent aucune protection et l’arrachage du papier peint est typiquement le genre de manip qui va mettre en suspension des poussières ou micro-écailles. Je doute que cela soit bien nocif si cela dure 2 minutes mais je préconise la méfiance tout de même.

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EPI et EPC : quels produits ?

Les professionnels de la santé au travail distinguent deux types de produits de sécurité, protection, santé :

  • Les EPI : Equipements de Protection Individuelle
  • Les EPC : Equipements de Protection Collective

Les EPI recouvrent globalement tous les dispositifs destinés à être portés par un individu avant de lui procurer une sécurité sur une zone corporelle spécifique. On notera qu’il existe aussi des EPI dans des domaines autres que ceux du travail (Batiment, usines, …) mais dans les loisirs (gilet de sauvetage, …) ou les sports (protege-dents pour la boxe, bombe d’équitation, …).
Les EPI sont classifiés par rapport au type de protection apportée :

  • protection de la tête : casques de chantier et spécifiques (pompiers), casquettes anti-heurts et accessoires (jugulaires, visières, bavolets de nuque). La protection de la tête comprend en outre spécifiquement :
    • protection des yeux
    • protection auditives
    • protection du visage
    • protection respiratoire
  • protection des mains
  • protection des pieds
  • protection du corps
  • protection anti-chute
  • protections spécifiques

Les réglementations sont très bien définies quant aux obligations des employeurs notamment le financement des équipements.
Se référer au Code du travail, quatrième partie « Santé et sécurité au travail », Livre III « Équipements de travail et moyens de protection »

  • partie législative : art. L4311-1 et suivants
  • partie réglementaire : art. R4311-1 et suivants
  • partie législative : art. L4121-1 et L4121-2

Les EPC, collectifs donc ont pour vocation d’éloigner ou de protéger globalement d’un risque. Cela va du garde-corps pour éviter les chutes aux coffrages autour d’une machine outil, en passant par la signalétique ou les murs anti-poussière par exemple. On distingue différents types de risques : mécaniques, chimiques, ergonomiques, …

Autant la nature des EPC semble vague et mal définie, autant la réglementation adresse moins indirectement les responsabilités. 2 points néanmoins :

  • les EPC prime sur les EPI : la mise en place d’une solution collective efficace dispense de l’obligation d’équiper de façon individuelle, dès lors que la protection collective est opérante.
  • Les chantiers d’une taille significative ou présentant des risques spécifiques (voir Article L4531-1 (4ème Partie, Livre V, Titre III, Chapitre 1er) du code du travail et suivants) définissent l’obligation de la maitrise d’ouvrage de nommer un Coordonnateur SPS (Sécurité et Protection de la Santé) afin de s’assurer des choix architecturaux et techniques ainsi que dans l’organisation des opérations de chantier, en vue :
    1° De permettre la planification de l’exécution des différents travaux ou phases de travail se déroulant simultanément ou successivement ;
    2° De prévoir la durée de ces phases ;
    3° De faciliter les interventions ultérieures sur l’ouvrage.

Comme on dit communément, quand c’est la responsabilité de tout le monde, c’est celle de personne. En l’occurrence, c’est quand même celle du Coordonnateur SPS. Nous reviendrons bientôt sur cette fonction pour en préciser les contours et le fonctionnement.
Mais on gardera en tête que cette fonction :

  • concerne les chantiers d’une certaine ampleur (et non les chantiers « simples » des particuliers)
  • adresse les risques des travailleurs (et pas spécifiquement le public)

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Demi-Masque FFP Willson


Un exemple de masque anti-poussière de marque Willson (ici en FFP1). La gamme existe aussi en FFP2 et FFP3 (protection grippe aviaire et amiante).
On peut se procurer ce masque sur différents sites de vente en ligne tels que :
EPI-SOLUTIONS
EPI-NET
SETON
SAPROS (Suisse)

 

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Masque anti-poussière : FFP et normes

Nous commentions il y a qq jours  un post sur un forum (voir ici) d’un bricoleur peu avisé pris de malaises après avoir respirer des poussières fines dans des combles.

Une des précautions réside dans l’emploi d’un masque anti-poussière. Il en existe plusieurs types, présentant des caractéristiques de protection croissante (avec leur prix évidemment). Cela se traduit par 3 niveaux de filtration selon les termes FFP1, FFP2, FFP3 (FFP = Filtering Facepiece Particles, pièce faciale filtrante des particules).

Les masques FFP1 sont principalement des masques anti-poussières efficace pour le bricolage ou les travaux courants. Ils protègent contre les poussières à gros grains tels que celle du ciment, de l’aluminium, du sable, du charbon.
Les masques FFP2 sont plus filtrants et classiques dans divers domaines tels que le bâtiment, l’industrie pharmaceutique, la fonderie et l’agriculture. Ils peuvent également être utilisé en protection contre les virus de grippe ou encore la tuberculose.
Les masques FFP3 permettent de filtrer les particules les plus fines et en particulier celles de l’amiante.

Dans la mesure du possible, privilégier les masques munis d’une soupape. Cela facilite la respiration et évite la condensation qui diminue le pouvoir filtrant. En général, compte-tenu de l’épaisseur du filtre des masques FFP3, ceux-ci sont équipés en standard.

Il convient d’être particulièrement aux conditions de réutilisation des masques : elle est souvent indiquée en clair sur l’emballage mais peut être déduite du marquage des mentions légales :

  1. Nom du fabricant
  2. Référence du masque
  3. CE n° de l’organisme certificateur + EN149:2009 + la classe du masque (FFP1, FFP2 ou FFP3) + sigle (NR ou R)

Le sigle NR stipule non réutilisable (limité à une journée) , le sigle R autorise une réutilisation au-delà d’une journée.
Il est particulièrement risqué d’utiliser de façon répétée un masque Non Réutilisable. Un effet, un filtre colmaté par la poussière ne jouera plus son rôle. La respiration devient plus difficile et les inspirations plus profondes entraineront d’autant plus de poussière que le filtre ne le retient plus.

Le caractère de réutilisabilité du masque fait partie des apports de la norme EN149:2009 qui succède à la EN149:2001.

 

 

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Mauvaise expérience Rénovation

Je relaie ici un article (déjà ancien mais toujours d’actualité) publié dans le blog de Futura-Sciences. A lire ici.

L’auteur y relate avoir été fortement incommodé par des poussières fines lors du nettoyage de combles avant d’entamer des travaux d’aménagement. Le constat et les explications sont malheureusement classiques : des précautions limitées et un usage inadapté ou non maitrisé d’un équipement professionnel. En effet, l’auteur a utilisé un aspirateur professionnel dont le filtre défectueux (pas adapté ou peut-être simplement encrassé) n’a plus assuré sa fonction. Résultat : l’aspirateur a accéléré la mise en suspension de particules fines (gageons que dans les combles il s’agira de poussière de Laine de Roche, ou de Verre).

J’évoquais il y a peu la cible 13 « Qualité de l’air » de la démarche HQE : un volet important y est consacré à l’entretien des dispositifs de filtration de l’air. Comme pour l’aspirateur, un équipement encrassé finira par amplifier les problèmes qu’il était censé adresser.

J’en profite pour publier une photo de ce qu’on peut trouver comme avertissement sur un rouleau de laine de roche

En français :

  • Portez des lunettes lors de la pose.
  • Couvrez la peau exposée. Si le travail a lieu dans un espace confiné, portez un masque respiratoire jetable.
  • Les déchets doivent être traités selon les réglementations locales.
  • Nettoyez la zone avec un aspirateur.
  • Rincez les mains à l’eau froide avant de les laver.
  • Ventilez les zones de travail, autant que possible.

Nous le redirons encore : respectez les avertissements des fabricants. En tant que particulier, si vous faites les travaux vous-même, c’est la seule information (avec ce fabuleux blog bien sûr 🙂 ) dont vous disposez : ne la négligez pas, il en va de votre santé et de celle de vos proches.

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Site OPPBTP et Fiches prévention

Le site de l’Office de Prévention du BTP regorge d’informations pratiques sous forme de fiches adressant une foultitude de sujets.

Il y a peu une amie m’évoquait les travaux de menuiserie dans le dressing attenant à sa chambre à coucher. Sa literie a été recouverte d’une poussière fine et pénétrante. Il y a de quoi frémir quand on lit la fiche consacrée à l’aspiration des poussières de bois. Les effets cancérigènes des particules les plus fines sont reconnus et non négligeables.

http://www.preventionbtp.fr/Documentation/Publications/Fiches/Fiches-prevention/Equipements-de-travail/Protections-collectives/Aspiration-des-poussieres-de-bois-Principes-de-base

Dans les ateliers de menuiseries, les employés doivent être dotés d’équipements de protection individuelle de type élément filtrant, et les différents outillages de découpes ou façonnages doivent être équipes de dispositifs adaptés de captation des poussières afin d’en éviter au maximum la suspension dans l’air ambiant. L’air vicié doit être traité de façon spécifique et non rejeté tel quel.

Il est dommage que l’esprit de ces précautions ne soit pas conservé pour des chantiers chez les particuliers.

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