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Extreme Makeover : des moisissures dangereuses !

Extreme makeover

Le moins que l’on puisse dire est que dans « Extreme Makover : Home Edition », il y a de la poussière. Mais parfois, cela dépasse le cadre du simple chantier.
Dans l’épisode 12 de la saison 1, l’équipe de Ty Pennington vient au secours de la famille Powell à Arleta en Californie. La maison familiale est littéralement envahie par la moisissure. Et Kennan, le fils cadet de la maman Carrie souffre d’une sensibilité pulmonaire chronique, génératrices d’allergies chroniques à la poussière et … aux moisissures. Cela pouvant être mortel pour Kennan, Ty fait appel à des spécialistes : il ne s’agit pas d’aspergillus, mais de Stachybotris (« black mold » en anglais). Aussitôt identifiée, la zone est évacuée et les issues confinées pendant l’intervention des experts en décontamination. Il est hors de question que des spore ou de la poussière de ce champignon toxique puisse subsister sur le chantier dont l’objectif est de faire place nette pour Kennan.

Ty pennington

Ty Pennington

Le jeune homme est une sorte de miraculé car les médecins ne lui donnaient à la naissance qu’un an à vivre avec sa maladie. Mais aujourd’hui, a 16 ans, il prouve en étant un joueur de basket couvert de trophée que la vie n’est pas toute tracée.
Le savoir vivre dans une maison infestée par cette moisissure est effrayant : hautement toxique, inhaler sa poussière ou l’ingérer peut créer différents problèmes graves tels que des troubles sur systèmes nerveux, notamment visuels et neuronaux, des problèmes respiratoires, circulatoires ou encore dermatologiques.
Inutile de dire que la menace a été prise très au sérieux et que la nouvelle maison de style marocain qui accueille la famille Powell à la fin de l’épisode est propre, saine, totalement dépourvue de moisissures.

Dans un prochain post, nous nous donnerons quelques conseils pour éradiquer la moisissure noire si elle se développe chez vous. A bientôt.

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Sur le vif : la poussière au quotidien

Lu sur le forum Vie Pratique / Décoration sur site Doctissimo :

Internaute 1 :
Speech_1« Dès que l’on attaque des travaux ou même refaire des peintures dans une pièce, on passe par la case poussière et bordel en tout genre..normal, on fait pas de travaux sans faire de la poussière, je refais mon couloir et mon entrée, donc le ponçage c’est de la pou pou partout( et pourtant je protège) cela rentre dans les meubles, cela monte même à l’étage, elle me persécute cette poussière,
cela me rend dingue, suis je normale ou d’autres sont dans le même cas? »

Internaute 2 :
Si tu baches tes meubles ça rentrSpeech_2e pas……..
Pour le ponçage avec une ponseuse sur la plupart il y a moyen de raccorder le tuyau de l’aspirateur. Il faut protéger les meubles et fermer le plus de portes possibles durant la durée des travaux.

Internaute 1 :
C’est comme cela que j’ai procédSpeech_1é pour le ponçage des murs ( poussière d’enduit la pire!) toutes les pièces étaient fermées, mais on en retrouve partout….faut dire que je suis un peu maniaque, il est difficile de faire des travaux sans faire un minimum de poussière..

Internaute 3 :
peSpeech_3rso je comprend, la premiere maison qu’on a faite, idem poncage des bande etc etc ben plusieur semaine d’affilée la poussiere retombe et ca rentre aussi dans les meubles …..
mais a part nettoyer y a pas gd chose a faire faut balaye voir laver plafond mur et sol car ca s’accroche partout.

graphic arrowCe dialogue illustre parfaitement le quotidien de beaucoup de femmes (ici, les 3 internautes sont des femmes…) qui doivent parer aux nuisances des travaux souvent entrepris à la va-vite par monsieur (on connait… tsss tsss tssss). Un  minimum de précautions prévalent.

1. L’idéal est de réussir à isoler totalement la zone en travaux du reste de la maison, sinon la vie de tous peut s’en trouver fortement perturbée, avec de vrais risques santé à la clé.

2. Bâcher hermétiquement les meubles restant sur place. Mais le mieux est quand même

3. Autant que possible, capter la poussière à la source. Si vous utilisez des outils (ponceuses, perceuses…), privilégiez des outils permettant un raccordement à l’aspirateur.

4. Et passer l’aspirateur est évidement fondamental mais comme cela a été dit dans cet échange, la poussière s’accroche. Aux murs, au plafond… et retombera plus tard. Il est donc tout aussi important de passer un chiffon ou plumeau électrostatique sur l’ensemble de la zone « contaminée ». Sur les chantiers professionnels, il est souvent pulvériser de l’eau en micro-gouttelette pour capter la poussière et l’amener au sol. Ces techniques d’abattage ne sont évidemment pas en général accessibles au particulier.

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Risques Poussière : l’Aspergillose

L’Aspergillose est une infection respiratoire dûe à la diffusion des spores d’un type de champignons microscopiques, les Aspergillus. Ces champignons sont présent partout : sols, murs, meubles, textiles, mais aussi dans l’eau, sur les végétaux et même les aliments.
Il existe environ 200 espèces d’Aspergillus dont une trentaine sont dangeureuses pour l’homme. En particulier, l’Aspergillus fumigatus et l’Aspergillus Niger qui sont les plus fréquents et représentent à eux deux 90% des cas d’Aspergillose.

Si le champignon est inoffensif pour les personnes en bonne santé, il peut s’avérer mortel pour ceux qui sont fragilisés par une maladie grave. Le problème est donc particulièrement prégnant en milieu hospitalier. C’est un sujet d’autant plus complexe que les spores d’Aspergillus sont particulièrement résistants : ils supportent des variations de température de l’ordre de 70°C ainsi que la sécheresse et l’humidité (ils peuvent même vivre dans l’eau) et peuvent vivre dans l’environnement de plusieurs mois à un an.

En milieu hospitalier, les contaminations aux spores d’Aspergillus peuvent survenir principalement par voie aérienne et attaquer les poumons, les sinus. Mais aussi par voie cutanée (dans les plaies) et digestives (aliments ou eau contaminés) et donner lieu aux formes les plus graves d’aspergillose invasives par contamination du sang ou de différents tissus ou organes.

Les travaux sont à l’origine des deux-tiers des aspergilloses. Ils créent des turbulences qui mettent en suspension la poussière de spore et peuvent créer de véritables nuages (dit aspergillaires) de concentration élevée (jusqu’à 10 000 fois la normale). Fugace et difficile à détecter, ces nuages se désagrègent en déposant des spores partout. En milieu hospitalier, les opération de déposes de faux-plafond, la maintenances des filtres de traitement d’air, les matériaux d’isolation et évidemment les excavations, perçages ou destructions et de construction sont propices à la dispersion des spores d’aspergillus, dangereux pour les patients à risque.

Nous reviendrons bientôt sur les consignes et dispositions devant être prises pour diminuer les risques de contamination.

 

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Protection poussière : les hôpitaux à la pointe ?

Si il est un lieu où la sécurité et  la protection des personnes prennent encore plus de sens, c’est bien à l’hôpital. Enfin… « devrait prendre ». Car si des précautions extrêmes sont prises pour éviter les contaminations diverses et autres maladies nosocomiales), il est manifeste que des efforts sont encore à faire en terme de protection lors des travaux de rénovation.

C’est le cas par exemple à Alençon en ce moment où l’hôpital intercommunal est partiellement en travaux. Mais quelle surprise en découvrant que les protections collectives pour empêcher la diffusion des poussières relèvent essentiellement des moyens de fortune. Ces photos prises hier en témoignent :

Inutile de dire que l’alèse roulée au pied de la porte ne protège rien. Les scotchs utilisés sur d’autres portes ne protègent pas davantage et ne donnent pas non plus une très bonne image quant au sérieux de l’entreprise en charge des travaux ni de l’administration hospitalière.
Et in fine, les couloirs et salles du coté « sain » du chantier ne sont pas du tout à l’abri des salissures. Pas plus que les malades.

Nous avons déjà évoqué des produits tels que  Zipwall et ProtectaScreen sur ce blog mais force est de constater que leur approche (délimitation de zone, hauts et bas de films polyane non maintenus) semble assez peu adaptée à fournir une réel protection au niveau de ces portes d’hôpital.

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IsoComble : l’isolation sans désagrément

Leader de l’isolation par soufflage, IsoWeck décline son expertise vers les particuliers avec IsoComble. Une solution simple, écologique, faiblement intrusive pour assurer l’isolation thermique d’une maison dont le chauffage pèse sur votre budget.

Spécialiste de l’isolation par souflage, les interventions se font en général par la toiture : pas de passage de buses, tuyaux ou techniciens dans la maison occupé, peu de nuisances, pas de poussières, débris, détritus dans votre intérieur.
Les matériaux isolant utilisés sont au choix du client : coton recyclé, ouate de cellulose (issus de vieux papiers), fibres de lin, de chanvre ou aussi laine minérale (le site indique un mélange de silice et de verre, il s’agit en fait de pare-brises automobiles recyclés et traités). Des produits plutôt écologiques, plutôt dans l’air du temps qui allient qualités thermiques et phoniques au retardement du feu.

IsoComble est présent au Salon de la Franchise pour continuer son développement en ouvrant son concept à des entrepreneurs. Nous souhaitons bonne chance à cette société dynamique qui a mis la qualité et le respect du client et de l’environnement en tête de ses valeurs.

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Rénovation énergétique : vers une obligation de travaux ?

Est-il opportun de rendre obligatoire les travaux de rénovation ?

C’est la question que doit instruire la commission confiée par le gouvernement à Philippe Pelletier, président du PBD, à Jacques Chanut, responsable de l’entreprise de gros-oeuvre éponyme et vice-président de la Fédération Française du Bâtiment et à Raphaël Claustre,  directeur du CLER, Comité de Liaison Energies Renouvelables.
La lettre de mission qui cadre leur réflexion précise qu’ils devront investiguer « les différentes voies d’actions en étudiant notamment leurs différents impacts positifs ou négatifs d’un point de vue technique, juridique, économique, organisationnel et social. »

Une gageure car outre l’impopularité d’une telle mesure, les institutionnels sont clairement vent debout contre une telle éventualité qui pourrait encore dégrader le marché immobilier autant en volume qu’en valeur. En outre, il ne faut pas négliger la difficulté que certains propriétaires désargentés pourraient avoir  à financer les travaux.

Si le gouvernement affiche un objectif de l’ordre de 500.000 rénovations par an, la réalité est plutôt de l’ordre de 100 à 150.000 chantiers (135.000 selon l’ADEME). Selon le cabinet Carbone 4 qui a publié en octobre 2012 son étude sur le plan de rénovation (à lire ici : http://www.carbone4.com/download/programme_renovation_c4.pdf), il envisageable de mettre l’accent sur les logements les plus énergivores soit 4 Millions de logements : un programme d’aide aux travaux de 8Mds Euros par an sur 10 ans permettrait ainsi de voir 400.000 chantiers par an, ce qui procurerait un substantiel coup de pouce à une filière en pleine morosité.

Ces travaux dans des logements occupés seront à n’en pas douter, une source de gène et de poussière pour les occupants.

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Barrière anti-poussière par dépression

Samedi dernier, j’ai publié (voir ici http://www.poussiereinfo.fr/peinture-pl…riere-physique/) la traduction d’une page de l’US Environnement Protection Agency concernant la mise en place de barrières physiques anti-poussière. Voici la suite concernant l’aération des pièces en travaux.

« La ventilation intervient de façon importante pour la qualité de l’air intérieur pendant un projet de rénovation, et notamment en évitant la diffusion de la poussière et autres polluants à l’ensemble de la maison. Une stratégie efficace est d’utiliser une extraction d’air – aussi simple qu’un ventilateur caréné soufflant depuis la pièce en chantier directement vers l’extérieur de la maison [j’ai trouvé une photo pour illustrer ce dispositif].
Cette solution fait deux choses. D’abord, cela extrait rapidement la plus grosse partie des polluants en suspension de la pièce. Ensuite, cela met la pièce en dépression ce qui crée une « barrière » qui empêche l’air – et donc les polluants qu’il contient – de se déplacer de la zone de chantier vers le reste de la maison.
Si vous utilisez un ventilateur à la fenêtre, fixez le à l’intérieur du cadre de la fenêtre afin qu’il ne puisse pas  tomber à l’extérieur. Si il pleut ou neige, il faudra le couper et l’enlever de la fenêtre pour éviter un court-circuit électrique avec l’humidité.
L’efficacité d’une barrière de pression sera accru par la mise en place sur les huisseries de barrières anti-poussière physiques étanches.
Le schéma suivant illustre le principe de base de la barrière de pression : »

pressure barrier for a cleanjob

Pressure barrier for a cleanjob

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Peinture au plomb : suite (et toujours pas fin…)

Je vous livre ici la traduction (maison…) d’un article publié sur la très sérieuse EPA – Environnement Protection Agency des Etats-Unis concernant les précautions en matière de barrière anti-poussière à prendre concernant la rénovation en général, mais a fortiori en cas de peinture au plomb.

« Des barrières devraient être utilisé pour limiter la diffusion de poussière et d’autres polluants du chantuer vers les autres pièces de la maison. Une barrière simple consiste d’un film polyéthylène de 6/10mm scotché sur les portes et autres ouvertures de la pièce. Du film poly devrait aussi être scotché sur les bouches d’aération ou de chauffage de la pièce pour éviter la diffusion des polluants et la contamination des conduits. Mais ayant obturer les conduits, vous devrez vous assurer d’une ventilation pour la zone. Un ventilateur d’extraction, et une arrivée d’air d’appoint complètera le dispositif. Pour plus d’information, se référer à la section sur le confinement aérien qui permet la création d’une barrière de pression pour éviter la dispersion des polluants [je publierai prochainement cette section].
L’illustration suivante (tirée de « Sécurité Peinture au Plomb : un guide pratique pour la peinture, l’entretien et la rénovation à domicile » édité par le « US Department for House Urban Development ») illustre comment créer une barrière tout en maintenant un accès à la pièce. On notera que pour des travaux avec beaucoup de poussière ou générant des polluants variés tels que des fumées de peinture, vous aurez besoin d’isoler la pièce de façon parfaitement étanche. »

anti dust barrier strategy for a cleanjob

Anti dust barrier strategy for a cleanjob

On rappellera qu’aux Etats-Unis, la peinture au plomb est la première cause d’empoisonnement chez les enfants et que ce sujet a été placé dans les top priorités des organisations gouvernementales de la santé et de l’environnement. Un engagement encore renforcé depuis 2011 et qui donne lieu à de nombreuses publications sur les sites fédéraux dédiés à la prévention. Par exemple :

Au coeur des dispositifs de protection, on retrouve des EPI, équipements de protection individuelle pour les ouvriers (masque, gants…) et des EPC, équipements de protection collective pour les occupants (barrière anti-poussière, obturants, ventilateurs…)

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Locations, copropriétés : les désagrèments de la rénovation

Que vous soyez locataires ou copropriétaires, certains travaux engagés par des tiers peuvent engendrer des nuisances sans que vous ne puissiez vous y soustraire :

  • si vous êtes locataires, un propriétaire peut réaliser d’office différents travaux (cf Article 7 de la loi n°89-462 du 6 juillet 1989 – texte consultable sur Legifrance ici )
  • si vous êtes en copropriété (typiquement dans un immeuble), les autres propriétaires et/ou leurs locataires peuvent effectuer différents travaux d’ordre privatifs,
  • enfin, la copropriété (en direct si association syndicale ou via son syndic) peut décider de travaux affectant les parties communes (cf notre article Un témoignage)

Dans ces différents cas, vous ne pourrez vous opposer à l’exécution de ces travaux. Toutefois, il convient d’être vigilant. En effet, la législation est assez vague quant à la quantification des nuisances (et on comprend aisément la difficulté de ce point). Il est question de « jouissance paisible » ou « en bon père de famille ». Mais il est des cas de figure où la situation semble sortir de ce cadre :

  • dépots de gravats empêchant le libre passage,
  • conditions de chantier mettant en danger les tiers
  • poussière importante sans protection efficace ou autres dégradations évitables
  • bruit à des horaires inadaptés

Dans tous les cas, privilégiez un règlement à l’amiable du problème en adressant un coup de téléphone à la partie fautive puis, à défaut de résolution immédiate, un courrier en recommandé. Si la gène est collective, il est préférable qu’il soit signé par les différents « incommodés » : par exemple l’ensemble (ou un grand nombre) des occupants d’un immeuble pour des travaux engagés par le syndic. Ce courrier a notamment pour objet de chiffrer les préjudices lorsqu’il sont chiffrables (ex : cout de nettoyage de moquettes et tapis, peinture d’huisseries abimées, …).

A défaut de retour et/ou d’actions satisfaisantes, de bonne foi, il faudra donner un tour plus procédural au dossier en :

  1. faisant constater par huissier la réalité du problème, ces conséquences et la nature des manquements à l’origine.
  2. portant le dossier devant une instance officielle telle que la commission de conciliation des rapports locatifs (voir le site de l’Anil http://www.anil.org et des Adil départementales) ou via un dépôt de plainte.
    Si le problème survient avec un locataire une copropriété, c’est au syndic de prendre en charge ces actions.

Bon courage, et en toutes circonstances, gardez votre calme.

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Cauchemar à la Pharmacie

Une amie pharmacienne m’a raconté il y a peu le cauchemar qu’elle a vécu dans son officine. Elle a fait intervenir un artisan de sa ville (petite bourgade du Finistère) pour transformer une pièce attenante à sa réserve. Artisan de qualité d’ailleurs car il a fait de l’excellent travail à son domicile.

L’artisan a choisi de calfeutrer la porte d’accès à cette pièce avec du scotch et du film plastique version « fait maison ». Mais comme c’est le seul accès à la pièce, les deux ouvriers passaient et repassaient, décollant et recollant du scotch qui très vite ne tenait plus sur l’huisserie. Cette installation précaire avait beau être refaite tous les matins pendant la semaine de travaux, le magasin s’est vite retrouvé au milieu de la poussière.
Mon amie devait en permanence nettoyer les présentoirs, les rayons d’exposition, même la caisse des espèces s’est retrouvé empoussiérée ! Elle a dû engager des frais supplémentaires au chantier en demandant aux employés de rester le soir pour passer le chiffon… Au-delà du bruit intermittent, les clients étaient dérangés par la poussière qui volait dans la pièce, certaines personnes agées quittant la file d’attente pour, malheureusement, acheter leurs médicaments dans l’autre pharmacie de la ville.

Mon amie me demandait donc si il existait des solutions fiables pour empêcher la propagation des poussières. Nous évoquions il y a peu un dispositif de protection du commerce, le kit PLASTO, assez peu efficace. Il en existe d’autres à base de perches téléscopiques mais pour en avoir parler avec différents artisans, aucun ne trouvent que c’est la panacée.
Vu l’ampleur d’un problème que tout le monde rencontre, gageons qu’un fabricant va sérieusement se pencher sur le sujet de la barrière anti-poussière !

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Conjoncture du Bâtiment : la rénovation continuera de tirer l’activité

J’évoquais il y a peu la grogne des artisans relayés à la tribune de la Capeb ; une grogne motivée par des contraintes trop élevées en regard d’une économie dégradée.

Les indicateurs de la conjoncture du Bâtiment publiés par l’INSEE la semaine dernière viennent étayer ce constat (données consultables sur le lien http://www.insee.fr/fr/themes/info-rapide.asp?id=56).

Selon les études sectorielles de Xerfi, l’orientation globale à la baisse constatée sur 2012 (-1%  au global du secteur  mais -2,5% sur le seul segment de la construction de neuf) va se poursuivre sur 2013.
Toutefois, après une année en stagnation en 2012, la rénovation progressera en valeur en 2013. Classiquement, l’activité de la rénovation est très liée au volume des transactions dans l’immobilier ancien. Or, ce volume ne progresse pas voire même baisse. Les analystes prévoient donc une hausse de l’activité de rénovation dans des biens habités, à l’initiative de leurs occupants.

Dans ce contexte sectoriel, la protection contre la poussière prend une dimension accrue. En effet, vous allez être de plus en plus nombreux à découvrir les affres de cette insidieuse ennemie, indissociable des chantiers quel que soit le corps de métier du second œuvre en action.

 

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Protection anti-poussière : kit scotch et film PLASTO

Il y a quelques semaines, en faisant quelques emplettes dans ma grande surface de bricolage à l’enseigne bien connue, j’étais tombé sur ce produit. Fabuleux : je suis accroché par le claim (la promesse, comme on dit quand on a fait marketing première langue) qui assure « la garantie d’un chantier 100% protégé » .Une gageure et le Grall de quiconque fait un minimum de travaux, qu’on soit particulier ou professionnel.

Mais bon, quand on regarde de près, ça reste du scotch et un film mais le plus, il y a une fermeture éclair. Comme ça, on peut sortir et entrer dans la zone protégée.

La fiche produit sur le site du distributeur (y accéder ici) est assez laconique :

  • les plus produit : un chantier 100% protégé
  • Support de destination : Extérieur

Hier, profitant du temps mitigé sur l’Ile de france, je me suis attaqué à la rénovation d’une salle d’eau lavabo-douche que j’ai au sous-sol. Première étape : dépose du carrelage mural.

Bon, soyons franc, j’ai quand même un peu galéré à installer le produit sur le montant de la porte (pourtant j’avais bien préparé la bache avant, découpé et fixé le zip). Pour le sol, grosse interrogation :

  • soit je colle le bas de la bache avec le scotch, mais à ce moment-là, je ne peux plus sortir de la pièce sans devoir tout arracher,
  • soit je ne colle pas mais du coup, ça reste libre et la tension du film ne suffit pas à empêcher le passage de la poussière en dessous.

J’opte pour le première méthode et scotche de l’intérieur du cabinet de toilette le bas du film. Et évidemment, au bout de 5 minutes, je dois ressortir car j’ai oublié ma pointe à tracer (bon ok, pas malin, mais que celui qui n’a jamais oublié un outil me jette le premier parpaing). Obligé de tout décoller. Je reviens, je recolle le bas mais le scotch a bouffé de la poussière et colle déjà moins bien.  Même combat au bout d’un quart d’heure quand je vais me chercher une bière (ça donne soif le carrelage !!). Mais là avec la poussière qui commence à se déposer, le scotch ne tient plus du tout et avec mon passage, le couloir est déjà empoussiéré.

Je vais la faire courte mais soit je n’ai rien compris, soit ce truc ne fait pas le « 100% protégé » annoncé. Sur les cotés, je veux bien, mais par le bas, c’est la cata. Et par la suite, quand j’ai commencé à passer la ponceuse pour bouffer la colle et araser tout ça , c’est comme si je n’avais rien mis, les mouvements d’air pulsé brassant la poussière sous la bâche… Et à force de passer, j’ai fini par arracher les cotés. Heureusement que je vais tout repeindre car ma peinture déjà un peu écaillée est partie avec le scotch.

Pas concluant… et comme ma femme avait laissé du linge propre dans le couloir et a du tout relavé, je me suis fait un peu chambré (pour ne pas dire plus…). Bon soyons réalise, ce produit ne permet pas d’éviter que la poussière se balade (et en y repensant, je l’ai trouvé au rayon « peinture » mais bon qu’on ponce, scie du placo ou casse un mur, la poussière reste la poussière.

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