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Masque anti-poussière : une innovation française remarquée

Masque InhaleSélectionné parmi le camp française au prochain concours de design international « James Dyson Awards », cet innovation française développée par deux étudiants de la filière ingénieurs designers de l’Université technologique de Compiègne (Oise).
Le point de départ de leur travail : comment assurer une protection respiratoire adaptée dans les environnements à risque tout en éliminant le coté anxiogène et déshumaniser des masques actuels qui cachent la moitié du visage ?
Baptisé Inhale, ce masque transparent consiste en une bulle étanche et souple pour s’adapter au visage ainsi qu’une branche de fixation à l’arrière du crâne incorporant le dispositif de filtrage de l’air. Le filtre amovible pourra être lavé et réutilisé.
Les deux futurs designers se sont inspirés de l’univers du casque audio pour le système d’accroche, des masques de ski et du casque de moto pour la structure.
Masque Inhale portéA l’arrivée, le produit est superbe. Reste à savoir à quel coût il peut être produit et si il peut prétendre à se généraliser. Je doute quand même que nos plâtriers et plaquistes, pour ne citer qu’eux, s’équipent un jour de ce genre de masque. Quand on voit, qu’en pleine poussière, certains ne portent même pas les masques classiques…

 

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Eyjafjallajökull : toxique et pas qu’au cinéma !

eyjafjallajokullLe nouveau film avec Dany Boon, à la sortie très médiatisée, nous emmène encore plus au Nord que les Ch’tis. Cette évocation de l’éruption en avril 2010 de ce volcan au nom imprononçable met en scène les conséquences burlesques sur un couple divorcé.

Mais peu de temps après l’éruption, c’est un scientifique, climatologue renommé, Hervé Nifenecker qui s’intéressait à d’autres conséquences du nuage de poussière. Et ces révélations ne sont pas pour nous amuser, loin de là.

Dans un article paru sur la chaine Energie de l’expansion sous le titre Le nuage du volcan Eyjafjöll plus radioactif que Tchernobyl, le scientifique détaille sa méthode de calculs et en arrive à la conclusion que le nuage de cendres présente des niveau de radioactivité supérieur à celui de Tchernobyl. Pire, ces effets se font davantage sentir par inhalation que par ingestion comme s’était le cas avec le Césium 137 de la centrale ukrainienne. Dit autrement, même sans manger de produits de la terre potentiellement souillée, le simple fait de respirer le nuage du volcan nous a exposé à des taux impressionnants d’Uranium et de Thorium.
eyjafjallajokullEt ce, sans qu’aucune autorité sanitaire ne semble s’en inquiéter. Pourtant, selon ces calculs, ce sont quelques 600 tonnes d’uranium et 1800 tonnes de thorium qui se seraient retrouvées dans l’atmosphère. Et qui auraient traversé en tout sens l’espace européen sans s’arrêter à la frontière française à la différence d’autres nuages (prétendument) bien plus respectueux de notre beau pays. Une autre façon de ne pas alerter l’opinion publique mais la même pratique de l’écran de fumée (de volcan…).

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Sniffer la poussière pour éviter les allergies

En ce qui concerne les allergies, le monde médical semble régulièrement divisé mais il y a un point qui fait consensus:

  • les mécanismes provoquant et entretenant les allergies ne sont pas totalement compris et connus;
  • l’environnement tient une place prépondérante dans la construction de la « carte allergique » surtout au cours des premières années de vie.

Différents laboratoires de par le monde effectuent de nombreuses recherches et l’importance des allergies respiratoires concentre plusieurs travaux. Dans certains cas, les résultats de laboratoire vont à l’encontre des idées préconçues mais ne semble pas si surprenant que ça.

Dans un article de 2006, le docteur Stéphane Guez revient et analyse les résultats de recherche menées sur des souris à l’Université de Californie à San Diego. Le protocole de test a amené des populations de souris a être mise en présence régulière de petites doses de poussière de maison (vaccination intra-nasale quotidienne), tandis qu’une seconde a eu droit à de fortes expositions irrégulières (vaccination hebdomadaire) , le groupe témoin n’étant lui pas mis en contact avec la poussière.

Les résultats démontrent clairement une différence de réaction immunitaire :

  • Le premier groupe (exposition quotidienne faible) développe une tolérance vis-à-vis des allergènes et ne présente dans la durée aucun signe d’allergie.
  • Le second présente des réponses Th2, ou dit autrement présente des crises allergiques, parfois violentes.

Selon le Dr Guez, ce travail réhabilite les approches de désensibilisation associant poussières de maison et acariens, fort décriées dans le cadre d’un courant récent chez les allergologues qui les considéraient pour ringardes.

Sniffer poussiereCe travail démontre que cette poussière, du moins sur le plan fondamental, a bien une influence sur le développement du système immunitaire et selon la nature du contact, chronique ou non, va favoriser une tolérance ou au contraire, faciliter le développement de l’allergie et de l’hyper réactivité bronchique aux pneumallergènes communs de l’environnement.
Comme pour les bactéries dans les fromages (un excès de pasteurisation favorise l’abaissement des défenses immunitaires humaines), une hyper hygiène domestique peut tendre à favoriser un terrain allergique. L’influence de l’environnement peut prendre des aspects surprenants et les polluants banaux ont indubitablement un rôle à jouer dans la construction des défenses immunitaires, rôle qui mérite d’être précisé chez l’homme.

Pour reprendre un adage chinois : tout est dans tout en petite quantité, seul l’excès est dangereux !

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Au fait, c’est quoi la poussière de maison ?

poussiere de maisonLa poussière de maison commune est le polluant le plus visible de nos intérieurs. Elle est composé d’éléments d’origine et de taille variées. La poussière contient normalement des éclats de peau, des fibres textiles comme les peluches, des poils d’origine humaine et animale, des traces végétales comme du pollen. Elle contient également des fragments de sol en décomposition, des morceaux d’insectes et des débris alimentaires. Il peut également inclure la suie et des particules provenant de la cuisson, du tabagisme et de la circulation de véhicules de plein air. Et, plus inquiétant, on peut y trouver des métaux lourds comme le plomb et l’arsenic ainsi que des pesticides comme le DDT, comme de nombreux tests en laboratoire l’ont démontré.

L’exécution de travaux à proximité et, a fortiori, à l’intérieur d’une maison engendre un surcroit de poussière sous forme de débris, poudres de matériaux mais aussi un apport de résidus métalliques respirables en cas de travaux de plomberie avec soudure par exemple.

La poussière de maison contient également des acariens microscopiques, minuscules parasites ressemblant à des insectes qui se nourrissent de la mort des cellules de la peau. Elles ne mordent pas ni ne s’enfouissent dans notre corps, mais ils sont l’un des allergènes les plus communs, et ils peuvent déclencher des réactions allergiques et l’asthme chez beaucoup de gens. Des centaines de milliers d’acariens de la poussière peuvent vivre dans la literie, matelas, meubles rembourrés, tapis ou les rideaux de votre maison. Les allergènes nuisibles qu’ils créent, sont constitués de leurs boulettes fécales et des fragments de leur corps. Les acariens sont pratiquement partout. Environ quatre maisons sur cinq aux États-Unis ont des niveaux détectables d’allergènes d’acariens dans au moins un lit.

poussiere_dysonLes particules de poussière de vingt microns et au delà ont tendance à se poser sur les meubles ou le sol. Ces particules s’accumule au fil du temps et peuvent entraîner des réactions allergiques. Les particules de poussière de moins de 20 microns sont beaucoup plus fines et ont tendance à flotter dans l’air. Ce sont elles qu’on voit danser dans les rais de lumière. Cela entraîne un risque plus grand pour ceux qui ont des maladies respiratoires chroniques comme l’asthme et l’emphysème, parce que les particules sont constamment inhalés jusque dans les alvéoles pulmonaires.

Le saviez vous ? Une maison de 140m2 génère 20 kilos de poussière par an !!

 

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Conseil anti-poussière #2 : changer votre literie toute les semaines

literieQui l’eut cru ? votre lit si douillet est un important « distributeur » de poussière. Et cette poussière va multiplier les moutons si vous n’y prenez garde. En effet, votre linge de lit récupère les fragments de peau morte (on perd près de 50 millions de fragments microscopiques, les squames, toutes les nuits), perd des fibres et se couvre de la poussière en suspension. A chaque fois que vous vous couchez, tout cela se retrouve mis en suspension, propulsé dans la pièce.
Pour minimiser les nuisances, laver les draps et les taies toutes les semaines. Tout ce qui ne peut pas être lavé dans votre machine n’a pas besoin d’être amené au pressing toutes literie-2les semaines – mais emportez régulièrement couettes ou couvertures à l’extérieur pour les secouer énergiquement. On peut aussi battre les oreillers pour en extraire la poussière mais rien ne vaut un bon passage en machine.

N’hésitez pas à changer hebdomadairement vos parures, votre chambre à coucher en sera plus agréable !

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11 septembre : après l’attentat, une poussière toxique

WTC attentat 11 septembreLe siècle à peine commencé a été marqué par les attentats du 11 septembre et les 2973 victimes piégées par les avions utilisés, ou l’effondrement des tours du World Trade Center. Mais près de 12 ans après, la tragédie mine encore la santé de très nombreuses personnes présentes sur les lieux.
Selon les experts américains en pollution aérienne, la poussière provenant de l’effondrement des tours était « sauvagement toxique ». Les milliers de tonnes de débris étaient constitués de plus 2500 matériaux contaminant différents : 50% non fibreux issus de la construction (béton notamment), 40% de verre et autres fibres, 9,2% de cellulose et 0,8% d’amiante hautement cancérigène ainsi que des traces significatifs de plomb et de mercure.
Les incendies qui ont brûlé pendant 3 mois suite aux attentats ont générés des niveaux record de dioxines ou autres polluant benzéniques (pyrène, naphtalène…).
Nombre des composés libérés dans l’air (tels que l’amiante,  les silicates, le plomb, le cadmium, les benzéniques) sont fortement cancérigènes. D’autres substances peuvent déclenchés des problèmes rénaux, cardiaques, hépatiques voire des troubles du système nerveux
Ces problèmes ont été connus des autorités sanitaires très tôt après les attentats. Un rapport de l’hopital Mont Sinai signale des obesrvations de nanotubes de carbones dans des échantilons de poussières et dans les poumons de plusieurs membres des équpes de secours et ce quelques semaines seulement après la catastrophe.
410179_03_nycattackPar la suite, les études ont été permanentes. En Avril 2010, le Bureau des Affaires Médicales de la Ville de New-York a publié une étude portant sur 5000 secouristes, pompiers, policiers, ouvriers. Il y est fait état que tous sont atteints de problèmes pulmonaires à des stades divers mais avec une moyenne d’incapacité de 10%.
Ces insuffisances sont apparues dans l’année suivant l’exposition et n’ont pas réellement évolué par la suite en huit ans. 40% des ouvriers ont des symptomes externes permanents et 1000 ouvriers (soit 20%) du groupe étudié sont considérés en déficience respiratoire chronique. Les traitements appliqués ont permis de soulager les troubles mais aucun n’est en capacité de les guérir.
D’autres études sont moins catégoriques en ce qui concernent les cancers dont la survenance semble liée davantage à des expositions répétées. Mais les problèmes respiratoires peuvent clairement être liés à une exposition ponctuelle.

wtc dustLa catastrophe du 11 septembre est bien évidemment sans commune mesure par son ampleur avec les nuisances occasionnées par des travaux mais des ouvriers du bâtiment régulièrement exposés dans la durée d’une vie professionnelle à des poussières similaires seront en danger de la même façon. La situation est pire pour de très jeunes enfants, des personnes âgées ou des personnes présentant des troubles respiratoires peuvent être durement touché par des travaux occasionnels du fait de leur capacité respiratoire réduite.La question de la protection des personnes lors d’activités génératrices de poussière est donc à prendre très au sérieux pour les ouvriers comme pour les tiers exposés à des travaux notamment. L’intérêt des protections collectives est donc crucial, ce que le législateur français a parfaitement intégré puisqu’il considère qu’elles priment sur les protections individuelles (masques, combinaisons…).

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Peintres : quelles précautions sur un chantier « peinture au plomb » ?

Le risque de saturnisme par ingestion de plomb est surement un des plus connus dans les logements anciens (voir nos autres posts sur ce sujet). L’action du plomb est variée : par inhalation, par ingestion, par contact. La dispersion de poussière, de vapeur ou de fumée est le vecteur principal du danger. Aussi un chantier de traitement de peinture au plomb doit-il être traité avec la plus grande vigilance.

Voici les grandes lignes des précautions indispensables :

  • Confinement des zones de travail, mise en place d’un sas pour l’accès aux zones risquées.
  • Mise à disposition d’un double vestiaire pour séparer les vêtements de ville des vêtements de travail.
  • Mise à disposition d’une douche.
  • Port des Equipements de Protections Individuelles :
– combinaison (jetable de préférence) recouvrant tout le corps ;
– protection respiratoire : masque filtrant ffp3 minimum. En fonction de
l’empoussièrement, des techniques employées et de la durée du chantier, la protection respiratoire devra être adaptée (masque à ventilation assistée, à adduction d’air…) ;
– protection des yeux ;
– gants ;
– chaussure de sécurité ;
– casque s’il y a un risque d’effondrement ou de chute d’objet ;
– protection auditive en fonction du bruit ambiant.
  • Ne pas faire brûler de bois recouvert de peinture de plomb ce qui aurait pour effet de libérer des vapeurs toxiques.
  • Pour nettoyer le chantier, le balayage est à proscrire. Le nettoyage sera réalisé avec un aspirateur doté d’un filtre à haute capacité.
  • Les déchets contenant du plomb sont stockés dans des sacs hermétiques identifiés et évacués vers un centre de traitement spécialisé.
  • Effectuer un contrôle d’empoussièrement avant restitution des locaux.
  • Ne pas manger, boire, fumer pendant les travaux.
  • Nettoyage des ongles et mains avant les repas et les pauses.
  • Prendre une douche en quittant le chantier.
  • Ne pas ramener les vêtements de travail au domicile.
Ces précautions peuvent être retrouvées en détail dans les plaquettes éditées par :
inrs - ed909
Une nouvelle fois, ces précautions issues de la réglementation du travail et de la pratique d’experts visent à protéger les travailleurs. Même si la réglementation française insiste sur les protections collectives, les personnes non-salariés exposées au chantier ne rentrent pas directement dans le champ de responsabilité des chefs d’entreprise. Aussi, que le chantier ait lieu dans un domicile, un lieu de travail ou un bâtiment public, il est important d’être vigilant à ne pas être exposé à ces nuisances par des précautions inadaptées. La seule protection des non-travailleurs résident dans le confinement. Vérifiez donc personnellement qu’il est étanche, c’est votre santé qui est en jeu.
oppbtp - peinture plombSouvenez vous que les confinements à base de films et scotch restent assez précaire. Les produits (que nous avons présentés sur ce blog) de type Zipwall ou ProtectaScreen ne procurent qu’une l’étanchéité très relative qui ne résiste pas durablement notamment en cas de courants d’air (et a fortiori de mise en dépression). Et pour faire des économies, certains ré-utilisent des films polyane …. percés, coupés et donc à la protection purement symbolique.

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Preventica : le salon référence de la protection et de la sécurité

logo preventicaS’il est un événement incontournable pour les professionnels de la prévention des risques au travail, c’est bien le salon Préventica. Fort de ces deux éditions annuelles, il rassemble les acteurs de la protection qu’ils soient experts, industriels, organismes officiels avec un même but : limiter voire faire disparaitre les risques encourus par les salariés dans leur activité. Systèmes anti-feu, masques respiratoires, instruments de mesure, douches de décontamination. Tous les équipements sont présents sur le salon. Moins connus, le salon traite aussi des risques liés à la malveillance, aux intrusions mais aussi à la vulnérabilité numérique.
C’est apour les entrepreneurs, les chefs d’entreprise l’occasion idéale de rencontrer ceux qui font et appliquent les réglementations. Des colloques et débats s’y tiennent également pour favoriser le dialogue au sein de la profession.
Preventica compte une liste impressionnante de partenaires de tous types trop nombreux pour être nommés. Citons néanmoins l’INRS, les Carsat, l’OPPBTP, l’AFNOR…
Preventica innovation lilleEnfin, Preventica décerne à chaque édition différents Prix de l’Innovation récompensant par secteur les nouveaux produits marquants. Cliquez sur l’image ci-contre pour voir les lauréats de l’édition Lille 2013.

Afin de toucher la plus grande audience, Preventica tourne dans les régions et s’est déjà tenu à Rennes, Bordeaux, Marseille, Strasbourg, Toulouse… L’édition de printemps 2013 s’est tenue à Lille les 28,29 et 30 mai. L’édition de rentrée aura lieu à Lyon du 24 au 26 septembre à Eurexpo – Chassieux. L’inscription visiteur et accès aux conférences et gratuites. Programme et infos ici.Un rendez-vous à ne pas manquer.

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Poussière de Charbon : des risques professionnels forts

charbon  - poussièreAffections respiratoires

La plus connue des maladies professionnelles liée à la poussière de charbon est la silicose. Toutefois, l’inhalation des poussières respirables engendrées par la fracturation des blocs de charbon ou de silice minérale est responsable de différentes formes d’atteintes pulmonaires. La silicose est en une, mais aussi la tuberculose ou le cancer du poumon. A un stade avancé, la silicose est très invalidante voire mortelle.
Selon une étude de l’Agence Internationale de l’Energie, la Chine est aujourd’hui le pays le plus concerné. Parmi 6 millions de mineurs environ, il en est dénombré en 2010 600 000 cas d’affections pulmonaires. Fait aggravant, 80% des mineurs sont des travailleurs migrants, donc difficilement identifiables et suivables dans le cadre de programmes médicaux : Cette statistique affichant 10% de mineurs touchés par la silicose est donc certainement très largement sous-évaluée.

Affcharbon - visageections oculaires

Différents pays reconnaissent les affections oculaires résultant de l’exposition à la poussière de charbon comme maladies professionnelles. C’est le cas en France depuis 1995 et concerne les conjonctivites ou blépharoconjonctivites chroniques. Ces affections ne sont toutefois reconnues comme maladies professionnelles que si elles sont consécutives à une activité dans un puits de retour de mine de charbon pendant plus de 2 ans.

Explosions

Un autre risque méconnu lié à la poussière de charbon est l’explosion. Tout le monde connait le fameux coup de grisou résultant de l’explosion de poches de méthane emprisonnée dans la roche. Le coup de poussier moins connu résulte lui de la mise en suspension de poussière qui sous certaines conditions peut devenir fortement inflammables et détonants.

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Amiante : Règles techniques, Moyens de Protection Collective et Equipements de Protection Individuelle

Les chantiers de retrait d’amiante sont aujourd’hui des plus réglementés quant au niveau d’exposition des travailleurs. La réglementation sera encore durcie au 1er juillet 2015. En effet, la valeur Amiante chantier dangerlimite d’exposition professionnelle (VLEP) descendra à une concentration moyenne en fibres d’amiante, sur huit heures de travail, ne dépassant pas dix fibres par litre. D’ici cette date, la VLEP est fixée à une concentration de cent fibres par litre en moyenne sur huit heures de travail.

Dans le cadre de l’évaluation des risques, l’employeur doit estimer le niveau d’empoussièrement pour les différents processus de travail du chantier sur un classement à 3 niveaux.
Les 3 niveaux d’empoussièrement réglementaires sont :
Niveau 1 : concentration inférieure VLEP (F/L)
Niveau 2 : concentration comprise entre la VLEP et 60 fois la VLEP
Niveau 3 : concentration comprise entre 60 VLEP et 250 la VLEP

Amiante chantierLes obligations de l’employeur sont désormais proportionnées en fonction des mesures d’empoussièrement résultant des processus d’intervention mis en œuvre. Sont alors définis les règles techniques, le choix et les conditions d’utilisation, d’entretien et de vérification des moyens de prévention collectifs (MPC) et des équipements de protection individuelle (EPI) à mettre en œuvre et en particulier les appareils de protection respiratoire (APR) adaptés aux niveaux d’empoussièrement sur les chantiers.

Pendant la phase de préparation de l’opération, l’employeur met en place des Moyens de Protection Collective (MPC) adaptés, les maintient en état et les renouvelle autant que nécessaire pour garantir un niveau d’empoussièrement le plus bas possible et inférieur ou égale à celui indiqué dans le Document Unique (DU).

Les MPC comprennent notamment l’aspiration des poussières à la source d’émisAmiante MPC 8 avril 2013sion, l’abattage des poussières, la sédimentation des fibres en suspension dans l’air, le calfeutrement des zones de travail, le confinement zones pollués associé à une mise en dépression et la création d’un flux d’air balayant la zone, la décontamination des personnes, des outils et matériels et des déchets emballés.

L’Arrêté du 8 avril 2013 définit les règles techniques, mesures de prévention et moyens de protection collective à mettre en œuvre par les entreprises lors d’opérations comportant un risque d’exposition à l’amiante (JO 17 avril 2013).

L’employeur met à disposition, maintient en l’état et renouvelle autant que nécessaire les Equipements de Protection Individuelle (EPI) des salariés, qui se composent :Amiante EPI 7 mars 2013
– de vêtements de protection à usage unique avec capuche de type 5, fermés au cou, aux poignets et aux chevilles,
– de gants étanches aux particules et compatibles avec l’activité exercée,
– de chaussures ou bottes décontaminables ou des surchaussures à usage unique,
– en fonction de l’évaluation des risques, d’un appareil de protection respiratoire.

L’Arrêté du 7 mars 2013 définit les modalités relatives au choix, à l’entretien et à la vérification des équipements de protection individuelle utilisés lors d’opérations comportant un risque d’exposition à l’amiante (JO 14 mars 2013).

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La lune, un astre poussièreux !

phases-luneNotre belle lune emplit nos nuits d’été. Sa lumière douce et blanche a été associée dans la mythologie à la féminité, la beauté, la douceur. Les poètes y voient un visage dont l’obus-fusée de Georges Mélies visait l’œil lors d’une expédition exploratoire Belle Époque un peu kitsch.
La réalité qu’y découvrirent les astronautes américains après leur « alunissage » est beaucoup moins poétique. En effet, la surface de la Lune est recouverte d’une couche de poussière baptisée régolithe, ou régolite (de rhégos, signifiant couverture et lithos, signifiant roche). Elle résulte des impacts répétés de météorites à la surface de la Lune. C’est d’ailleurs le cas sur les planètes dépourvues d’atmosphère ou de leurs satellites. Des sondes spatiales ayant approchés des astéroïdes ont également détecté la présence de cette poussière régolithique, c’est le cas également sur la planète Mercure.
Sur la Lune, la couche de cette poussière est de plusieurs mètres et atteint parfois 50m.
lune-D2Lors de la mission Apollo, des prélèvements de poussière et de fragments de roche météoritique ont été collectés. A la différence de la poussière terrestre et du fait de l’absence d’atmosphère, le régolithe est fortement chargé par le rayonnement solaire et possède des propriétés magnétiques et électrostatiques. De fait, le régolithe colle énormément aux combinaisons spatiales, et les astronautes des missions Apollo eurent beaucoup du mal à s’en débarrasser. De plus, étant beaucoup plus fin (de l’ordre de 19 microns soit 40% plus fin qu’une cheveu) que du sable terrestre, il peut aussi pénétrer les voies respiratoires et provoquer des allergies.

La présence d’atmosphère empêche la constitution de ces dépôts de régolithe et la Terre en est dénué. En effet, l’atmosphère engendre des sources d’érosion telles que le vent et les précipitations qui détruisent ces poussières microscopiques. D’autant plus que ce dépôt de poussière est extrêmement limité en surface, la plupart des météorites se consumant dans les couches hautes de l’atmosphère avant même d’atteindre la Terre.
Il existe toutefois un régolithe sur Terre. Mais sa composition est fort différente car désignant la couche comprise entre le sol enrichi en matière organique, l’humus et la roche mère socle sous-jacente. Le régolithe terrestre est constitué de formations géologiques de surface telles que des roches non consolidées issus de l’érosion éolienne, hydraulique telles que de dépôts alluviaux.

apollo17-rover-147_22526Dans un article récent paru dans le monde (voir ici « la-poussiere-menace-les-missions-lunaires »), des chercheurs français et britanniques ont montré que, dans certaines zones de la Lune, la poussière soulevée acquiert une force électrostatique qui surpasse celle de la gravité lunaire.
a17-agglutinatsLa poussière régolithique reste alors en suspension loin au-dessus de la surface du sol, et peut former un fin nuage grisâtre de minuscules particules aussi collantes qu’abrasives qui gênent la visibilité, recouvrent les panneaux solaires et s’infiltrent partout dans les mécanismes et équipements. En outre, comme évoqués ci-dessus, ces poussières très riches en fer peuvent être toxiques pour l’être humain si elles parviennent à s’infiltrer dans les scaphandres ou dans un module lunaire et qu’elles y sont inhalées.
Les travaux de recherche sur la surface lunaire reviennent sur le devant de la scène avec l’émergence de programme spatiaux indiens et chinois visant à implanter des stations lunaires.

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Poussières d’origine animale : danger !!

Si l’INRS traite de la problématique « poussière » essentiellement dans le domaine du Bâtiment, il y a d’autres secteurs où notre ennemie peut être particulièrement dangereuse pour la santé et auquel on ne pense pas de prime abord.

EquarrissageLes métiers de l’alimentation et notamment les boucheries et les industrie de la chaine de traitement de la viande sont concernées. L’INRS a été édité dans sa fiche ED5017 un état des lieux des dangers connues liés aux poussières et résidus de la découpe des os de bœuf en particulier, mais aussi de mouton ou de chèvre.
Les principaux risques sont inhérents aux maladies dégénératives de type ESB dont le vecteur, le prion, est particulièrement résistant. Son passage à l’état de poussière notamment par le sciage des os, le rend encore plus volatile et donc inhalable.
La fiche INRS décrit les maladies, les précautions à prendre avec précision comme d’accoutumée. A consulter !

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