Travaux et santé : un nouveau témoignage


Je discutais hier avec une connaissance canadienne, Lynn. Son mari a été muté à Paris et la petite famille (2 enfants de 3 et 5 ans) a traversé l’Atlantique pour s’installer en banlieue parisienne. La maison trouvée par l’employeur nécessitait quelques travaux mais ceux-ci ont pris du retard (comme toujours dirons-nous…) aussi à leur arrivée, trouvent-ils des pièces en gravas et des chambres à la moquette couverte de poussière. Las de leur voyage, ils décident de s’installer vaille que vaille.

La tranquillité ne sera que de courte durée. Car au milieu de la nuit, les deux enfants déclenchent des crises d’asthme impressionnantes. Direction un hôpital proche trouvé en catastrophe, et surtout hébergement à l’hôtel pour toute la fin des travaux.
Pour une mère de famille, pas question d’imposer de telles conditions plus longtemps à ses enfants.

Lynn se souvient très bien de cette nuit de cauchemar, et quand on lui parle de travaux, elle bondit : « Mais pourquoi personne ne prend de précautions pour que les gens qui vivent-là puissent continuer dans un environnement correct ? ». Outre-Atlantique, les artisans (« contractors ») semblent plus consciencieux et avertis des risques santé pour leur client. En conséquence, font-ils aussi plus attention. Faut-il encore envisager de réglementer chez nous pour que les choses bougent ? La CAPEB se plaint, sûrement à raison, de l’excès de réglementation, mais force est de constater en voyant certains travailler comme des gougnafiers que c’est parfois le seul moyen d’atteindre un niveau décent de qualité…

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